26/06/2022

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Togo : CST appelle les togolais à ne pas céder à la terreur

CONFERENCE DE PRESSE DU 10 JANVIER 2013

DECLARATION LIMINAIRE

Ce 10 janvier 2013, répondant à l’appel du Collectif SAUVONS LE TOGO pour l’opération « les derniers de tours de Jéricho », plusieurs milliers de personnes ont convergé vers le carrefour du marché de Bè, point de départ de la manifestation, et dans les rues environnantes.

Les forces de l’ordre ont, à plusieurs reprises, dispersé les groupes de manifestants par des tirs de grenades lacrymogènes. Ils ont intensifié la répression par des tirs de balles en caoutchouc. Ils sont ensuite entrés dans les ruelles où ils ont bastonné tous les passants sans distinction et toutes personnes qui se trouvaient devant leurs maisons.

Vers la fin de la matinée, on dénombre plus d’une vingtaine de blessés dont une personne malade revenant de l’hôpital de Bè qui fut violemment molestée par les agents.

Le secrétaire général de l’ADDI, monsieur AlphonseKPOGO, fut interpellé et roué de coups à quelques dizaines de mètres du carrefour du marché de Bè. Plusieurs observateurs des organisations de défense des droits de l’homme et des journalistes ont été menacés et empêchés dans l’exercice de leur fonction par les agents. C’est ainsi que Marcel ADEOUSSI, TonySODJI et Noël TADEGNON correspondant de Deutsche Welle, ont subi des agressions physiques et blessés par de balles en caoutchouc et des éclats de grenades lacrymogènes. De même, un des observateurs de la LTDH a été frappé et traîné au sol.

Jusque dans l’après-midi, des éléments de l’Unité Spéciale d’Intervention de la Gendarmerie (USIG) ont continué les répressions par des tirs de grenades lacrymogènes dans certaines maisons.

A Sokodé, la marche a été sauvagement réprimée avec plusieurs personnes arrêtées. La marche de Kara n’a pas pu se tenir compte tenu du malheureux incendie du marché qui a mis en émoi la population de cette localité. Le CST présente ses compassions aux commerçants et à toute la population de Kara. Le CST exige que la lumière soit faite sur cet évènement dont les conséquences sont graves pour l’économie de la région et l’économie nationale.

Le Collectif SAUVONS LE TOGO condamne la violente répression policière de ce jour et tient à faire la mise au point ci-après :