27/06/2022

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Togo : Jean-Pierre Fabre touché mais sain et sauf

AfriSCOOP-Lomé —02/09/2010- Le régime en place à Lomé ne veut plus du tout sentir toute action du Frac (Front républicain pour l’alternance et le changement) sur le terrain de la contestation ou encore en terme de mobilisation des militants de l’opposition togolaise. Il l’a encore fait sentir en réprimant, avec un pied sur l’accélérateur, ce mercredi midi une séance de prières de ce Front.

Les militants et sympathisants des partis réunis au sein du Frac ont pris l’habitude de subir les tirs de gaz lacrymogène lors de leurs manifestations publiques. Il en est de même pour les responsables des formations politiques membres du Front. Toutefois, ce 1er septembre, les forces de sécurité déployées sur le terrain pour empêcher la tenue de la séance de prières du Frac ont semblé avoir franchi un Rubicon ; celui de la non-agression de politiques présents sur les lieux précités de manifestations publiques.

Selon Eric Dupuy (secrétaire national à la Communication de l’Ufc), « M. Fabre a été accueilli par des gendarmes, comme d’habitude, à son arrivée au Temple Méthodiste Salem de Hanoukopé (de Lomé). Il a ensuite été repoussé à coups de gaz lacrymogène. Au cours de cette opération, le capitaine Koudoh, très excité, s’est permis de lancer une pluie de gaz lacrymogène ». Toujours selon M. Dupuy, Alphonse Kpogo (secrétaire général de l’Addi, Alliance des démocrates pour un développement intégral) sera touché au front au cours de cette répression. Quant à M. Fabre, il a tout simplement été « agressé au niveau de la nuque » aux dires du secrétaire national à la Communication de son parti. Toutes ces personnes victimes de la répression de ce mercredi « vont mieux », a aussi rassuré Eric Dupuy. « De toute vraisemblance, c’est un coup préparé ; vu que des journaux locaux ont révélé dans leur parution de ce jour que les Ago (Amis de Gilchrist Olympio) préparent des agressions physiques contre J.-P. Fabre et ses proches collaborateurs, dont Mme Sokpoli (Délégué national des Dames de l’Ufc) », a-t-il expliqué.

Et après cette énième action du Rpt contre le Frac ?

Face à l’actuelle donne sur le terrain, l’entourage de Jean-Pierre Fabre ne « compte pas du tout laisser les choses en l’état ». « Nous allons entreprendre des actions en justice », a indiqué à « Afriscoop » M. Dupuy, sans toute autre précision. « Nous dressons un constat déplorable de cette situation et regrettons que G. Olympio et ses proches collaborateurs aient opté pour de telles actions violentes », a ajouté “M. Communication” de l’Ufc.

Depuis l’organisation par les Ago d’un congrès parallèle de l’Ufc le 12 août dernier, les autorités togolaises ne reconnaissent plus le droit au bureau de l’Ufc (renouvelé par la base du parti) d’organiser des manifestations publiques. Ce 1er septembre, le pouvoir central de Lomé a empêché consécutivement la 3ème séance de prières post 12 août que Jean-Pierre Fabre et ses irréductibles ont tenté d’organiser.