28/06/2022

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Togo: la France soutient les sanctions de la CEDEAO

PARIS AP | 20.02.05 | 18:05– La France a fait savoir dimanche qu’elle soutenait les sanctions décidées la veille au soir contre le Togo par la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et visant à contraindre Faure Gnassingbé, installé par l’armée à la présidence après la mort de son père début février, à remettre le pouvoir au président de l’Assemblée nationale.

Dans un [communiqué->http://www.letogolais.com/article.html?nid=1633], le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Hervé Ladsous souligne que «la France réaffirme son soutien total à l’action conduite» par la CEDEAO «pour obtenir le retour à la pleine légalité constitutionnelle» au Togo.

Le fils du défunt dictateur Gnassingbé Eyadema a promis vendredi la tenue sous 60 jours d’un scrutin présidentiel auquel il sera par ailleurs candidat.

L’opposition togolaise et la communauté internationale lui reprochent d’avoir été porté au pouvoir le 5 février, alors que la Constitution stipule que l’interim doit être assuré par le président de l’Assemblée nationale.

Paris a déploré dimanche «qu’il n’ait pas encore été possible d’apporter une solution, dans le plein respect de la Constitution, à la question de la dévolution du pouvoir présidentiel intérimaire». La France «appelle les responsables togolais à donner suite sans délais à l’appel insistant de la CEDEAO, à laquelle elle continuera d’apporter son plein appui».

Par ailleurs, une manifestation «contre le coup d’Etat militaire au Togo» a réuni 900 personnes à Paris dimanche après-midi, selon la préfecture de police. A l’appel de la diaspora togolaise en France, les manifestants ont défilé de la place de la République à la Bastille pour «la démocratie ici et maintenant!» dans le pays africain.

Aujourd’hui disparu, Eyadema «laisse derrière lui un champ de ruines sur lequel règne une armée d’escadrons de la mort, qui continue de terroriser et de massacrer les populations civiles coupables d’aspirer à un peu plus de liberté», ont dénoncé les organisateurs dans un communiqué. «Ce qu’exigent aujourd’hui les démocrates togolais, c’est la fin immédiate du régime de dictature et non le ravalement de façade d’un système qui a réduit nos populations à l’état d’esclaves taillables et corvéables à merci». AP

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[Déclaration du Quai d’Orsay->http://www.letogolais.com/article.html?nid=1633]