01/10/2022

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Togo: la police bloque l’accès au quartier général de l’opposition

AP | 08.03.2010 | Les forces sécurité togolaises ont bloqué lundi à Lomé trois routes menant au quartier général du premier parti d’opposition, qui conteste les résultats de l’élection présidentielle de jeudi, remportée selon la commission électorale par le chef de l’Etat sortant Faure Gnassingbé.

Les policiers ont été déployés pour empêcher les partisans de l’opposition de bloquer les boulevards voisins, comme ils l’ont fait dimanche pour manifester contre les résultats de l’élection, selon le porte-parole de la police, le colonel Damehane Yark.

D’après la commission électorale, Faure Gnassingbé, fils de l’ancien dictateur Gnassingbé Eyadéma, a remporté l’élection de jeudi avec 60,9% des voix, contre 33,9% à Jean-Pierre Fabre, candidat de l’Union des forces de changement (UFC).

Jean-Pierre Fabre a contesté dimanche ces résultats et a appelé ses partisans à manifester quotidiennement pour protester contre les fraudes qui ont, selon lui, émaillé le scrutin. Le candidat battu a participé à une manifestation de l’opposition à Lomé, dispersée par la police à coups de grenades lacrymogènes. Le porte-parole de l’opposition Eric Dupuy a annoncé dans un communiqué une grande manifestation mardi pour exiger l’ouverture d’une enquête sur les résultats. Dimanche,

Les observateurs de l’Union européenne disent dans leur rapport publié durant le week-end ne pas avoir constaté de preuves de bourrage des urnes ou de falsification de bulletins, comme accuse l’opposition. Mais les observateurs ont fait état d’irrégularités, notant que les partisans de Faure Gnassinbgé ont peut-être tenté d’acheter les électeurs, en distribuant du riz à des prix trois ou quatre fois inférieurs à ceux du marché.

Or, le décompte des voix montre que le taux de participation a été élevé dans les provinces où ont eu lieu les distributions, et que les électeurs se sont prononcés en majorité pour le président sortant. Inversement, le taux de participation a été extrêmement faible dans les fiefs de l’opposition, comme à Lomé.

L’opposition a également accusé les autorités d’avoir systématiquement exercé pressions sur les électeurs, en vue de les intimider. En 2005, des violences avaient fait au moins 400 morts après l’annonce des résultats contestés de l’élection de Faure Gnassingbé. Il avait été installé au pouvoir par les fidèles de son père Gnassinbé Eyadéma, décédé cette année-là après 38 ans à la tête du Togo. AP