04/12/2022

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Togo : Le congrès UFC pro-Fabre sabordé par le pouvoir Faure-Gilchrist

LTG-Lomé-10/08/2010 – Les véhicules et camions de la police et de la gendarmerie ont commencé depuis hier soir à faire le plein de carburant dans une station-service en face du ministère de la sécurité à Lomé. Signe annonciateur des mesures d’interdiction du congrès de ce mardi 10 août. Vint ensuite au journal du soir le communiqué cosigné par le ministre de l’administration territoriale et celui de la sécurité. Tard dans la nuit, un déploiement conséquent des forces de police et de gendarmerie aux grands carrefours de la ville et dans les stations-services a donné le ton des menaces qui planent sur les partisans de Jean-Pierre Fabre.

Les loméens se sont réveillés avec une nuée de gendarmes et de policiers, lourdement armés de gaz lacrymogènes et de matraques dans les rues. Le siège du parti est complètement bouclé et interdit d’accès, les ruelles et voies adjacentes tenues par des policiers et gendarmes casqués et matraques à la main. D’autres circulent à travers la ville à bord des véhicules des forces de sécurité. L’Eglise évangélique presbytérienne de Nyékonakpoè, lieu du congrès, est interdite aux militants et aux délégués venus de Lomé et de l’intérieur du pays. Vers 08h 20, Jean-Pierre Fabre arrive sur les lieux et autorisé à accéder dans l’enceinte. Auparavant, tout attroupement dans les rues avoisinantes et aux abords des voies d’accès est dispersé par des jets de gaz lacrymogènes et des intimidations et menaces à l’endroit des badauds et des conducteurs de taxi-motos.

Face à cette situation, les militants et sympathisants UFC menacent de tout faire pour entraver la tenue du congrès des Amis de Gilchrist Olympio (AGO) du 12 août convoqué par Gilchrist Olympio, président national temporairement exclu par le Bureau national de l’UFC. « Notre congrès aura bien lieu, quoiqu’il arrive, tempête Jean-Pierre Fabre, et si nous ne le faisons pas, nous les empêcherons également jeudi de faire leur congrès ». Les militants et autres sympathisants ne décolèrent pas, et traitent Gilchrist Olympio de tous les noms d’oiseaux.

Pour l’instant, le bras de fer se poursuit et les téléphones ne cessent de crépiter. Toute la ville est complètement assiégée, avec les rallyes des véhicules de la police et de la gendarmerie sur les grandes artères et aux abords du lieu du congrès…

La rédaction letogolais.com