06/10/2022

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Togo: le président Compaoré accepte son rôle de médiateur

OUAGADOUGOU (AFP) – 26/07/2006 – Le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, a accepté le principe d’assurer la facilitation dans le dialogue politique intertogolais. « En février dernier, le Premier ministre togolais Edem Kodjo en visite à Ouagadougou avait demandé au président (Compaoré) d’assurer la médiation. Il avait déjà donné son accord de principe », a rappelé Saïdou Ouédraogo, directeur de la communication de la présidence burkinabè.

« Aujourd’hui c’est l’ensemble des forces politiques togolaises qui le demande et il ne devrait pas avoir de problème à cela », a-t-il estimé.

Rappelant que le président Compaoré était déjà intervenu comme médiateur en 1992 pour rapprocher les frères togolais, M. Ouédraogo a indiqué que le chef de l’Etat connaît bien les « acteurs de la scène politique togolaise ».

Mercredi après midi, le président Compaoré a reçu une délégation du Bureau du dialogue intertogolais conduite par son président Me Yawovi Agboyibo qui a indiqué à sa sortie d’audience que le chef de l’Etat burkinabè a accepté d’être le facilitateur des discussions entre les protagonistes de la crise togolaise.

« Le président Compaoré nous a dit qu’il a senti notre démarche comme un devoir envers la sous-région et envers l’Afrique », a déclaré Me Agboyibo, précisant que le chef de l’Etat burkinabè « a promis d’apporter sa contribution », d’autant plus que ce n’est pas la première fois qu’il s’occupe du dossier.

Aucune date n’a encore été fixée quant au démarrage des discussions « facilitées par M. Compaoré.

Me Agboyibo a rappelé que les discussions entamées « en interne » le 21 avril dernier entre les acteurs politiques et la société civile togolais ont permis de régler la majorité « 80% des points inscrits à l’ordre du jour ».

Les points restants sur lesquels le président du Faso devrait se pencher sont liés notamment au mode du scrutin, à la composition de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), à la réforme de l’armée et à la lutte contre l’impunité.

« Il appartient au facilitateur aujourd’hui désigné de faire en sorte que sur tous ces points le consensus devienne total », a conclu Me Agboyibo.

Mardi soir, les partis politiques participant au dialogue intertogolais ont désigné « à l’unanimité » le président Compaoré comme « facilitateur » pour la suite des discussions.

La conclusion d’accords politiques entre l’opposition et le régime du président faure Gnassingbé doit permettre la reprise de la coopération entre le Togo et l’Union européenne rompue depuis 1993 pour « déficit démocratique ».

26/07/2006 à 20:06:08 GMT