03/12/2022

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Togo: les exigences de la déclaration commune des partis

Le samedi 05 octobre 2002, six partis politiques de l´opposition et le « courant des réformateurs du RPT » ont posé un acte historique dénommé « Déclaration commune relative à la décision du gouvernement d´organiser des élections législatives anticipées sans fondement légal ni contenu politique répondant aux attentes du peuple togolais ». Par cet acte, les principaux leaders de l`opposition démocratique républicaine et du courant réformateur du RPT, répondant aux aspirations des populations togolaises, ont voulu marquer leur refus catégorique des voies de fait du pouvoir en place visant à restaurer illégalement le système de Parti-Etat par le RPT, en violation de la légalité constitutionnelle, des principes démocratiques et républicains. Les signataires de cette Déclaration historique, qui fera date dans les annales de la lutte du peuple togolais pour la liberté et la justice, ont clairement :

1° – proclamé « solennellement leur détermination à tout mettre en œuvre pour mettre fin sans délai au système de Parti-Etat que le RPT, a restauré en toute contradiction avec l´ordre constitutionnel adopté unanimement par l´ensemble des Togolais » ;

2° – pris à témoin l´opinion nationale et internationale des agissements illégaux du pouvoir ;

3° – salué les prises de position des forces du progrès de la société civile à l´échelle nationale, notamment celles plus récentes des hautes autorités spirituelles de la Nation, allant dans le sens de la prise de conscience par les citoyens, á divers niveaux, de la nouvelle tournure prise par leurs devoirs constitutionnels et des sacrifices qui peuvent en découler ;

4° – posé des exigences à l´endroit du pouvoir, auxquelles ils subordonnent leur participation aux prochaines élections, quelles qu´elles soient, à savoir :

– le retour aux aménagements de l´Accord Cadre de Lomé et aux travaux du CPS comme « raccourci » ramenant au consensus national exprimé par l´ensemble des Togolais à travers la Constitution du 14 octobre 1992 ;

– l´abrogation sans condition des modifications unilatérales du code électoral consensuel ;

– le rétablissement de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ;