06/10/2022

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Togo: Les voeux de la CDPA-BT

Les voeux de la CDPA-BT à ses membres, à ses sympathisants et à toute la population

En créant la CDPA-BT en mars 1988, l’ambition n’était pas de s’en servir comme un marchepied, juste pour accéder au pouvoir dans le contexte du régime de dictature militaire… L’ambition était de rassembler le maximum possible de Togolais dans un parti d’opposition sérieux et bien organisé pour poursuivre ensemble le combat… L’ambition est aussi de mener ce combat jusqu’au bout, ensemble avec tous ceux qui le veulent (partis politiques d’opposition, organisations associatives, personnalités de toute sortes) dans le cadre de cette opposition togolaise qui regroupe en réalité tous ceux qui subissent l’oppression du régime et aspirent aux libertés démocratiques.

Avec cette année 2009 qui commence, la CDPA-BT vient de boucler ses 20 ans d’existence. La nouvelle année marque ainsi le vingtième anniversaire de la création de notre Parti. Nous sommes heureux de profiter de cette double occasion pour présenter nos meilleurs voeux à tous les membres de l’organisation, à tous ses sympathisants et à toute la population togolaise.

La direction du Parti tient à manifester sa reconnaissance à tous les membres et à tous les sympathisants qui font de leur mieux pour permettre à la CDPA-BT de continuer d’exister, de continuer d’être un parti d’opposition au régime de dictature en place et de poursuivre ses efforts pour orienter la politique d’opposition dans le sens des aspirations populaires aux libertés démocratiques et au bien-être.

En créant la CDPA-BT en mars 1988, l’ambition n’était pas de s’en servir comme un marchepied, juste pour accéder au pouvoir dans le contexte du régime de dictature militaire, ou collaborer de quelque manière que ce soit avec ce régime dans le but de jouir d’une parcelle du pouvoir d’Etat en récompense.

L’ambition était de rassembler le maximum possible de Togolais dans un parti d’opposition sérieux et bien organisé pour poursuivre ensemble le combat, afin de créer les conditions nécessaires à l’instauration d’un système politique démocratique à la place de ce régime de dictature militaire rétrograde, de manière à rendre possible la définition et la conduite d’une politique de développement capable d’apporter la prospérité à la population.

L’ambition est aussi de mener ce combat jusqu’au bout, ensemble avec tous ceux qui le veulent (partis politiques d’opposition, organisations associatives, personnalités de toute sortes) dans le cadre de cette opposition togolaise qui regroupe en réalité tous ceux qui subissent l’oppression du régime et aspirent aux libertés démocratiques.

Un travail souterrain marqué de sacrifices et d’abnégation a conduit ainsi à l’insurrection populaire d’octobre 1990, laquelle a permis de transformer le combat pour la fin du régime de dictature en un combat collectif mené désormais au grand jour grâce aux premières libertés démocratiques conquises sous la pression populaire.

Des libertés qu’il fallait consolider et étendre par une meilleure organisation de l’opposition démocratique en vue d’une implication plus organisée et toujours plus massive de la masse de la population opprimée dans le processus de libération.

Mais au lieu de cela, des comportements politiques empreintes d’ambitions personnelles et marqués par une hâte irrépressible à accéder au pouvoir, chacun de son coté ont constamment affaibli l’opposition et permis au régime de dictature de se maintenir et de se renforcer. L’opposition togolaise s’est ainsi retrouvée dans une situation d’enlisement permanent.

Au début de cette nouvelle année, le régime de dictature se maintient donc. Le pouvoir d’Etat est simplement transféré au fils du dictateur disparu. Le pays est quadrillé et contrôlé par le parti au pouvoir et son armée, par les mêmes hommes qui ont mis tout en oeuvre depuis 1990 pour barrer la route au changement ou leurs descendants continuent de tenir les rênes du pouvoir et contrôlent tout le pays.

Les leaders opposants qui se sont abusivement présentés à la population comme des messies collaborent désormais ou accompagnent d’une manière ou d’une autre le régime ainsi maintenu, et le consolident chacun à sa manière. Et face à la majorité absolue du RPT à l’Assemblée, l’opposition parlementaire est en réalité inexistante, mettant ainsi le Togo dans le risque de subir, pour des années encore, le régime rajeuni et temporairement ravalé.

Tout au long de cette évolution désastreuse, la CDPA-BT n’a pas cessé de faire des mises en garde avec constance. Elle a constamment souligné la nécessité d’un recentrage de la lutte d’opposition par une redéfinition de son objectif et de ses pratiques politiques. Elle a désespérément recommandé une implication massive et organisée de la population dans la lutte contre le régime de dictature.

Et notre Parti a lancé sans relâche des appels aux autres partis, aux organisations associatives, aux personnalités de toute sorte, pour que tous ceux qui croient réellement en la nécessité du changement, se mettent ensemble pour impliquer massivement tous les opposants, sans distinction partisane, dans un mouvement capable de faire pression pour permettre le changement, à savoir le MFAO.

Les convictions politiques de la CDPA-BT n’ont pas changé ; parce que le régime d’oppression et de domination continue de se maintenir. Ce qui reste de l’opposition démocratique togolaise doit poursuivre le combat pour la liberté et la dignité. Le peuple togolais aussi a droit à une alternance politique démocratique et pacifique dont nous venons encore de voir un exemple magnifique au Ghana, après celui du Bénin.

Fait à Lomé l2 Janvier 2009

Pour la CDPA-BT,
Le Premier Secrétaire
E. GU-KONU