03/12/2022

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Togo: Olympio accusé de ramer à contre courant

PANA-19/04/2010 – Le leader de l’Union des forces de changement (UFC), Gilchrist Olympio, a été surpris samedi d’être accueilli par des jets de pierres et de sable et de se voir interdire l’accès à la plage où se tenait un meeting de l’opposition.

Un membre du Bureau directeur de l’UFC a confié ce dimanche, sous anonymat, à la PANA, que les responsables du parti, qui se concertent ce dimanche, au sujet de cet incident, sont déterminés à trouver les voies et moyens d’éviter au parti la honte qui découlerait de cet incident ainsi que d’une éventuelle confirmation des accusations formulées à l’encontre du leader de l’UFC.

L’incident, paradoxalement, n’a pas eu d’effet sur la marche de samedi, suivie d’un meeting au cours duquel les membres du Front républicain pour l’alternance et le changement (FRAC) ont vivement exhorté les militants à la détermination, pour obtenir la restitution de la victoire à Jean-Pierre Fabre.

De sources concordantes, de jeunes militants du parti lui reprochent de s’être enfermé dans un mutisme inhabituel, depuis la proclamation des résultats des dernières élections présidentielles contestées par son parti, l’Union des Forces du Changement.

Les jeunes partisans de Gilchrist Olympio reprochent également à ce dernier de prendre fait et cause pour le représentant de l’UFC à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Jean-Claude Homawoo, accusé d’avoir «trahi le parti et avalisé le hold-up électoral», pour avoir, au mépris de la position des autorités du parti, signé le procès-verbal du scrutin, que conteste l’UFC.

Les jeunes de l’UFC fondent le soutien tacite de Gilchrist Olympio aux écarts de comportement de Jean-Claude Homawoo, sur des informations selon lesquelles le «traitre» est souvent aperçu en compagnie du leader de l’UFC, bien qu’il ait été officiellement écarté du parti et pourvu à son remplacement.

La grande majorité de la classe politique, regroupée au sein du Front républicain pour l’alternance et le changement (FRAC), conteste chaque samedi, à travers des marches de protestation suivies de meetings, les résultats des dernières élections donnant la victoire au président sortant, Faure Gnassingbé, avec 60,88%.

Le Front, composé de 5 formations politiques dont l’UFC et le parti de Kofi Yamgnane (Le Sursaut), avec le soutien de l’ex Premier ministre du régime de feu Gnasingbé Eyadema, M. Agbéyomé Kodjo, ne cesse d’affirmer le contraire: «c’est Jean-Pierre Fabre qui est le véritable gagnant».

Lomé – Pana 19/04/2010