28/06/2022

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Togo: pour les Français, « l’heure n’est pas à l’affolement »

LOME, 17 fév (AFP)–Après les accusations lancées contre la France et les Français résidant au Togo par des manifestants opposés au président investi Faure Gnassingbé, Claire Durand, élue de l’Union des Français de l’étranger (UFE, proche de la droite française), estime que « l’heure n’est pas à l’affolement », mais que la France n’a pas à intervenir dans la politique togolaise.

Q: On a vu récemment en Côte d’Ivoire des violences dirigées contre les étrangers, surtout les Blancs et les Français. Plus de 8.000 personnes ont quitté Abidjan en novembre. Le Togo peut-il connaître ce genre de dérive xénophobe ?

R: A mon avis il n’y a pas de risque de dérive à l’ivoirienne ici parce que j’ai déjà connu des situations semblables, ou même plus graves que ces derniers jours, et les actions contre notre communauté n’ont jamais été très loin.

Ce n’est pas dans la nature des Togolais qui sont des gens plutôt pacifiques. C’est vrai qu’il y a de la misère, des frustrations, mais elles ne se fixent pas sur la communauté française.

Q: Comment la communauté française au Togo (3.000 personnes environ dont 40 à 50% de binationaux) a-t-elle réagit aux dernières attaques, venues surtout de la rue, contre la France ?

R: « Au début, notamment les premiers jours au moment du décès du chef de l’Etat (Gnassingbé Eyadéma) et de la fermeture des frontières, il y a eu un peu d’affolement, mais actuellement, malgré le sentiment que l’on dit anti-français, les gens n’ont pas particulièrement peur. Evidemment, le jour de la manifestation (12 février), nous sommes restés chez nous. Mais l’heure n’est pas à l’affolement.

Q: Est-ce que la France n’est pas aussi le bouc-émissaire facile dans beaucoup d’anciennes colonies d’Afrique ?

R: De toutes les façons, dès qu’il se passe quelque chose ici, c’est toujours la faute des Français. Mais il est clair que ce n’est pas le rôle des Français de s’ingérer dans la politique du Togo.

En Côte d’Ivoire, c’était différent, il y a des forces (françaises) prépositionnées, une communauté française qui était beaucoup plus importante… Ici c’est différent.

Il ne faut évidemment pas mettre d’huile sur le feu avec des déclarations tonitruantes qui risquent de mettre la communauté française en danger alors que ce qui se passe concerne avant tout les Togolais.