26/09/2022

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Togo-Présidentielles: Discours de François BOKO au rassemblement du FRAC à Paris

Appel de la diaspora pour le FRAC
Rassemblement du 28 février 2010 à Paris

Discours de François Akila BOKO

« Peuple Togolais, par ta foi et ton courage, la Nation est née ». Mes chers compatriotes et distingués invités, c’est à ces mots symboliques gravés sur le monument de l’indépendance de notre pays que je me réfère aujourd’hui, pour être ici, devant vous. Avant tout chose, je tiens à remercier de tout cœur les organisateurs de cette rencontre. Ils m’ont invité pour discuter de l’avenir de notre pays.

Le 27 avril 2010 c’est-à-dire dans quelques semaines, le peuple togolais va célébrer les 50 ans de l’indépendance de notre pays. Comme en 1958, le 4 mars prochain, le peuple togolais a rendez-vous avec l’Histoire et devra se prononcer dans le cadre d’une élection présidentielle qui en réalité n’est qu’un référendum pour consacrer soit l’alternance et le changement soit la continuité avec le système RPT.

Permettez moi de meubler mon intervention avec deux sujets qui je le sais, vous tiennent à cœur : la dynamique unitaire, son objectif, sa composition et le scrutin référendum du 4 Mars 2010.

La dynamique unitaire

Le train de l’alternance est en marche. La démocratie est à notre porte : les nouvelles de l’adhésion populaire au [FRAC->http://www.fabre-togo.com/soutien-diaspora-au-frac-et-a-jp-fabre-elections-togo-2010.php] , le Front Républicain pour l’Alternance et le Changement, sont encourageantes. La mobilisation de nos frères et de nos sœurs au Pays, du Nord au Sud de l’Est à l’Ouest, nous conforte dans notre engagement à œuvrer pour une nouvelle gouvernance ; une gouvernance où demain chaque togolais, quelle que soit son origine ethnique, son origine sociale, son adhésion politique, pourra se retrouver.
Pour réussir cette alternance, pour faire éclore cette gouvernance, chacun de nous se doit d’assumer ses choix et sa responsabilité devant l’histoire. Car nous sommes à une période décisive de l’histoire du Togo, notre pays. C’est pourquoi, je voudrais, ici, saluer l’engagement et le travail inlassable de la diaspora pour l’émergence de la démocratie. J’ai des pensées particulières pour nos frères des USA, du Canada, de l’Europe (Allemagne, France, Suisse, Belgique, Espagne, etc.) qui multiplient les réunions, les appels de dons, les contacts avec des personnalités politiques et amis du Togo. Comme vous le savez, l’engagement pour l’émergence d’un nouvel ordre politique au Togo ne saurait être l’affaire d’une personne. Cette cause juste et noble nécessite l’engagement de tous les togolais. Le changement, c’est l’affaire de tous et dans l’unité.

C’est fort de cette conviction que nous avons initié la rencontre de Paris. Elle avait pour objet d’amener les candidats en lice ou recalés à élaborer un programme commun porté par un candidat unique. Le candidat, collectivement désigné lors de cette rencontre, [Jean-Pierre Fabre->http://www.fabre-togo.com/biographie-de-jean-pierre-fabre.php] incarne le combat pour cette cause qui nous réunit ici : la démocratie. Porteur de modernité, le FRAC se doit de réunir les togolais du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Il se doit de dépasser les clivages politico-ethniques pour constituer le cadre fédérateur d’une nouvelle classe politique, engagée au service de la démocratie et d’un Etat de droit.

Pourquoi le FRAC, ses enjeux et quelles sont les motivations de la rencontre de Paris ?

Les reformes institutionnelles et constitutionnelles prévues par l’APG (Accord Politique Globale) n’ont pu aboutir nonobstant les multiples rencontres de Ouagadougou. Il devenait donc impératif pour l’opposition togolaise d’évoluer pour pouvoir gagner l’alternance. Forts de ce sentiment et convaincus que les jeux sont ouverts, en dépit des nombreuses irrégularités qui entachent l’organisation de ce scrutin, nous avons pris l’initiative d’inviter à Paris l’ensemble des candidats pour une réflexion profonde. Il s’agissait, non seulement, d’aboutir à la désignation d’un candidat unique mais aussi, de bâtir une plate forme commune pour la gestion du pays. Au-delà des polémiques que cette réunion a depuis suscitées, nous pouvons affirmer que tous les candidats invités, étaient informés de l’objet de la rencontre et avaient adhéré à l’initiative. Si nous comprenons que, pour des raisons politiques ou d’intérêts plus ou moins explicites, certains ont fait volte-face, nous le déplorons au nom de la démocratie. Car l’essentiel pour nous était l’unité, ce qui ne sous-entend pas l’uniformité mais la création d’un cadre fédérateur de toutes les énergies, porteuses de valeurs démocratiques. Notre démarche de mutualisation des forces de l’opposition est celle que souhaitent les populations togolaises. La formalisation de cette démarche, c’est un candidat unique. On ne saurait fédérer, en amont, en ordre dispersé. En aval, la victoire ne sera acquise que si elle est défendable par le peuple togolais et la communauté internationale, c’est-à-dire une victoire claire, sans ambigüité autour d’un candidat unique. C’est pourquoi, je me permets de rappeler que le FRAC reste toujours ouvert aux autres candidats de l’opposition dans ces termes : « Si vous croyez en l’alternance comme vous le proclamer dans vos discours, sur vos affiches et dans vos meeting alors regagner le FRAC pour la victoire du peuple togolais car toute autre démarche quelle que soit les motivations sera assimilée à une intelligence avec le pouvoir contre les intérêts du peuple. »

Mais qu’est-ce que c’est le FRAC ? Le FRAC est l’alchimie de deux atouts majeurs :

-une plate forme commune de gouvernance pour une alternance maitrisée assortie d’une vision
-un dispositif incarné par des femmes et des hommes de conviction, de terrain et d’expérience représentant la diversité ethnique et politique de notre pays

1-D’abord la vision d’une alternance maitrisée

Il s’agit de réconcilier les Togolais afin de les mettre tous au service du développement du pays. Pour le faire et au delà d’un programme d’action, le FRAC entend agir de façon concomitante, sur 5 leviers stratégiques pour redonner espoir aux Togolais. Et ce dans le cadre d’une alternance maitrisée et d’une nouvelle politique audacieuse et ambitieuse.

– Construction d’un véritable Etat de droit aux antipodes de la cosmétique et du vernis démocratique.

La réconciliation passe aussi par la mise sur pied des institutions légales et légitimes approuvées par le peuple. Il y a nécessité de définir un régime politique avec l’adoption d’une nouvelle constitution. On se devra de mettre en place des institutions fortes pour asseoir une réelle démocratie. Pour ce faire, un processus de décentralisation ambitieux sera mise en œuvre. Son objet sera de donner du pouvoir et des moyens aux communes urbaines et rurales. Car c’est ainsi qu’on donnera la possibilité aux citoyens de s’impliquer dans le développement de leur commune, non seulement par l’élection des responsables locaux mais aussi par la possibilité de contrôler à la base la gestion des ressources que génèrent nos villes et cantons. Cette démocratie participative qui permet au citoyen d’agir directement sur le développement de sa localité, facilitera la mobilisation des moyens et le développement des relations avec des villes ou villages partenaires en Europe, et partout dans le monde.

-Restructuration des FAT pour bâtir une armée républicaine.

L’épineuse question de l’armée est un point angulaire de la réconciliation dans notre pays. Il s’agit de faire de l’armée togolaise une armée républicaine respectueuse des institutions. Le retour de la confiance entre l’armée et le peuple passe par une redéfinition du statut, du rôle et de la mission de la grande muette dans la société. Il s’agira d’établir une démarcation claire et nette entre les forces de défense et la gendarmerie en orientant la première vers la mission de défense du territoire et la seconde vers des missions de sécurité publique et de maintien d’ordre. Un audit technique et humain sera nécessaire pour maitriser les effectifs et professionnaliser les FAT en les dotant de moyens efficaces. Il sera également question de relever la durée de carrière du soldat qui est actuellement de 25 ans à 30 ans avec l’objectif qu’à la fin de sa carrière le militaire togolais puisse être propriétaire d’un toit. Les pays amis dont la France seront sollicités dans cette reforme des FAT. La participation aux missions de paix et de sécurité des Nations Unies, de l’UA et de la CEDEAO seront accrues. Ces missions permettront aux militaires non seulement d’avoir de l’expérience mais aussi de prendre conscience de certaines valeurs.

-La reforme de la justice.

La modernisation de la justice togolaise participera également à la consolidation de la démocratie et au renforcement de l’Etat de Droit. En dépit des milliards injectés par les partenaires pour sa modernisation, la Justice togolaise est restée, à ce jour, aux ordres du Prince. Rapprocher la justice des justiciables et la rendre effectivement indépendante est une des priorités du FRAC. Cela se traduira par une reforme totale de tout l’appareil judiciaire depuis la formation des professionnels de la Justice en passant par les reformes institutionnelles et l’amélioration des conditions de travail. Les textes actuellement en vigueur doivent être revisités et les différentes juridictions renforcées dans leurs rôles. L’objectif à terme est d’arriver à une justice accessible pour tous les citoyens, moderne et diligente.

– Assurer à tous le minimum vital et lutter contre l’extrême paupérisation des populations.

Tous les indicateurs économiques de notre pays sont au rouge. Vous le savez certainement, la pauvreté au Togo est devenue endémique. Les derniers rapports des partenaires notamment le PNUD nous indiquent que plus de 62% des Togolais vivent sous le seuil de pauvreté. Ces chiffres deviennent plus alarmants lorsqu’on s’éloigne de la capitale. Le Togo a aujourd’hui le visage d’un pays sinistré avec des infrastructures routières complètement délabrées, des hôpitaux vétustes en manque de moyens, de personnels et de motivations. Le même constat de désolation est visible dans les autres secteurs notamment l’éducation scolaire, la santé, l’agriculture, l’enseignement supérieur etc. Même si le Togo renoue progressivement avec les partenaires en développement, il est inconcevable qu’avec tous les atouts dont dispose notre territoire, le budget national se limite à ce montant dérisoire de 300 milliards alors que le Benin voisin parvient à mobiliser plus de 1200 milliards au titre de son budget 2010.

– Assurer à l’Etat les moyens et les ressources de sa nouvelle politique audacieuse et ambitieuse.

Le FRAC entend en finir avec cette politique budgétaire par l’assainissement des finances publiques, la lutte contre la corruption et l’évasion fiscale pour maximiser les recettes de l’Etat. Un audit de la fonction publique et des sociétés d’Etat sera effectué. Il s’agira non seulement de maîtriser les ressources humaines et détecter les éventuels fonctionnaires fictifs mais surtout mettre fin à des pratiques peu orthodoxes .Car trop souvent, celles-ci sont à l’origine de la faillite de la plupart des sociétés et des banques qui sont actuellement en privatisation. La relance de l’économie passera par un investissement massif. Les partenaires du Togo seront sollicités à cet effet et encouragés par le cadre démocratique que nous aurons su porter. Comme moi, vous constatez que la tâche qui nous attend est immense et les défis à relever énormes.

2- Un dispositif arc en ciel symbolisant la diversité et la richesse politique et ethnique de notre pays.

Mes chers compatriotes, le deuxième atout du Front républicain c’est bien vous qui incarnez le dispositif chargé rapidement de redonner espoir à ce pays qui a besoin de votre expertise dispersée de par le monde et qui inexorablement attend l’aube nouvelle. Cette richesse que vous constituez est appelée au service de la patrie avec laquelle vous avez bientôt rendez vous pour vous réconcilier et réapprendre à fraterniser. Les prémices de cette réconciliation sont déjà perceptibles et font vraiment trembler les tenants du statut quo. Ceux la qui ont toujours instrumentalisé et surfer sur nos légitimes différences pour nous opposer et pour exister.

Le FRAC, dans son essence avec sa composition cosmopolite et arc en ciel est un premier pas vers cette réconciliation. Aujourd’hui avec ce « melting-pot », nous pouvons affirmer que le FRAC bat en brèche cette cassure ethnique ou cette instrumentalisation Nord-Sud qui a toujours servi d’alibi pour justifier les victoires frauduleuses. Mais le dispositif du FRAC c’est aussi et surtout l’ensemble des compétences, des leaders et des forces politiques qui ont refusé de céder à la facilité et qui sont décidés aux périls de leur vie à arracher l’alternance. Laissez-moi à ce stade saluer le courage politique de ces leaders qui ont dominé leur propre égo pour répondre à votre appel en se mettant en phase avec l’aspiration du peuple togolais à une candidature unique. Tous ces leaders ont compris que le fauteuil présidentiel n’est pas un banc mais un fauteuil et il n’ya de place que pour une seule personne. Cela parait simple à comprendre mais cela n’est pas si évident à accepter. Je vous invite à leur rendre l’hommage qu’ils méritent.

Mesdames messieurs, permettez moi de saluer le premier d’entre eux. Celui qui porte la lourde responsabilité de nous conduire à la victoire et d’aller la chercher pour le peuple. Je veux saluer le courage, la persévérance, la détermination de celui que la jeunesse a pris comme modèle et appelle affectueusement « OBAMA » du TOGO. Saluons donc le courage de Jean-Pierre FABRE notre champion. Homme de terrain, de conviction, il a une entière connaissance du pays et a plusieurs fois risqué sa vie dans ce combat démocratique.

Saluons aussi le courage politique de Koffi YAMGNANE. Rompu aux affaites de l’état, son expérience, son professionnalisme, ses convictions, son désir ardent de sortir les populations togolaises de la misère dans laquelle les ont contraint les tenants du statu quo , sont des atouts qui bousculent déjà le régime. Rien qu’à l’évocation de son nom, le régime tremble, perd son sang froid, et voit des coups d’états partout.

Mesdames messieurs, Jean-Pierre FABRE-Koffi YAMGNAME, voilà le ticket gagnant pour un TOGO réconcilié avec lui-même capable de battre en brèche les divisions supposées ou réelles en tout cas bien entretenues par le régime en place pour confisquer notre liberté. Voilà le ticket indispensable à la reconstruction du TOGO après des décennies de gabegies et d’errements. Ce ticket n’est pas seul à l’œuvre. Il est bien entouré. Depuis plus d’une semaine des leaders venants d’horizons politiques divers, et représentants notre diversité et richesses ethniques, battent le pavé ensemble, parcourent des milliers de kilomètres, sillonnent tout le pays pour expliquer la dynamique unitaire portée par le FRONT. Je vous invite à rendre un vibrant hommage à cette équipe arc-en-ciel composée des leaders tels que : Patrick LAWSON, Dahuku PERE, Me Doe BRUCE Ruben, Me Georges LAWSON, Aimé GOGUE, Me Abi TCHESSA, Me Isabelle AMEGANVI, El HADJ Brim Kaloukoe DIABACTE, Me Djovi GALLY, Pr WOLU, André JOHNSON, et bien d’autres encore. La liste est longue et vous prie de bien vouloir m’excuser d’en avoir oublié certains. Néanmoins permettez-moi de ne pas oublier de saluer le courage et le travail de terrain qu’abattent au péril de leur vie les responsables de fédération de l’UFC et des comités de soutien au FRAC. Malgré les menaces quotidiennes qui pèsent sur eux, ils continuent les mains nues à résister, à prêcher la bonne parole en attendant l’aube nouvelle empreinte de lumière, de tolérance et de fraternité : Oui un jour il fera beau sur nos chemins. Je vous demande donc de les applaudir en particulier monsieur TCHIN Nakim président de la fédération de l’UFC KARA. Son discours lors du grand meeting dans cette ville annonce la vague du changement qui irrésistiblement traverse le TOGO entier. Les intimidations et les menaces dont sont victimes les leaders du FRAC sur le terrain ne changeront rien à la détermination du peuple togolais décidé à retrouver sa liberté confisquée. La liste des leaders à applaudir aurait été longue si certains parmi eux n’avaient pas choisi d’abdiquer. Il est vrai que comme dans le passé et dans les moments difficiles de notre histoire, le doute a parfois traversé l’esprit et emmené certains d’entre nous à céder face aux difficultés. Je continue à caresser l’espoir que nos frères AGBOYIBOR, AGBEYOME, GNININVI, vont finir par entendre raison et répondre à l’appel du peuple. Ils ont encore leur place parmi nous car le train de l’alternance ne veut laisser personne sur son chemin. Certes il ne peut plus faire marche arrière, mais il peut s’arrêter à la prochaine gare et récupérer les retardataires. Il y a de la place pour tous dans le TOGO réconcilié que le FRAC est en train de construire de toutes vos forces.

Le 4 Mars, un référendum : voulons continuer avec le système RPT ou voulons écrire avec le FRAC une nouvelle page de notre histoire commune ?

Mes chers compatriotes, la victoire du FRAC au scrutin du 4 mars prochain ne souffre d’aucune ambigüité puisque l’alternance est le vœu de toutes nos populations, du Nord au Sud. Mais cette victoire ne saurait se traduire dans les faits si les observateurs de la communauté internationale, déployés sur le terrain, ne jouent pas leur partition avant, pendant et après le scrutin. L’UE est le principal bailleur de fonds de ces élections à hauteur de plus de 12 millions d’Euros. Elle ne saurait à notre avis adopter une attitude de complaisance vis-à-vis d’un pouvoir habitué à la fraude, au détournement de suffrages et aux violences pour se maintenir en place. Nous travaillons à ce que s’établisse une coordination entre les différentes délégations d’observateurs. Cette coordination est nécessaire pour que toutes les étapes du scrutin soient observées dans leur globalité. Après les 500 à 1000 morts de 2005 dont les responsables courent toujours en toute impunité, le Togo ne peut plus prendre le risque d’organiser des élections truquées avec violences et morts d’hommes. Si jusqu’à présent, la campagne se déroule dans une ambiance relativement calme, il n’est pas exclu que la machine à fraude et à répression se remette en branle à l’issue d’un dépouillement qui marquera la défaite du pouvoir en place. Nous devons nous mobiliser pour déjouer ou neutraliser toutes les velléités de fraudes et ensuite s’organiser pour défendre la victoire du peuple. Les manœuvres que l’on peut observer actuellement pour saboter cette victoire ne doivent pas nous décourager. Le peuple sait etre lucide dans les moments critiques. Depuis 1958 sa détermination n’a jamais été émoussée. Les craintes de dispersion des voix ne l’ont jamais détourné de son objectif essentiel. Et lorsque certains de ses fils gagnés par le doute et les difficultés de la lutte ont été tentés par des chemins moins vertueux, il a su imposé de façon lucide et souveraine sa volonté. Faisons lui donc confiance car le 4 Mars, il sait que pour arracher l’alternance, seul un vote utile sera de mise. L’heure n’est pas à la distraction. Voici qu’arrive donc le jour ou dans la tourmente, le peuple togolais soucieux d’arracher sa seconde indépendance devra résoudre une équation en répondant à la question suivante : « Voulons- nous continuer avec le RPT et ses béquilles ou voulons nous écrire courageusement une nouvelle page de notre histoire commune avec un Front républicain résolument engagé vers l’avenir ?»

Chers compatriotes, voilà le vrai débat que le peuple souverain devra trancher le 4 Mars. Il s’agit d’un véritable référendum et je demande au régime de respecter le verdict des urnes et la volonté populaire. J’invite la communauté internationale à y veiller et en particulier l’Union Européenne et la France à rester vigilantes afin que l’argent du contribuable ne serve à légitimer la fraude.

Tout comme en 1958, le peuple togolais connu pour sa vigilance et sa lucidité saura également faire le bon choix le 4 mars et porter massivement ses voix sur le candidat du FRAC, Jean-Pierre Fabre. Et, je crois en ce candidat, parce que c’est un homme de conviction et de courage, parce qu’il symbolise aussi une nouvelle génération d’hommes politiques et parce qu’il connaît bien le terrain, il sera l’homme idéal pour conduire ce combat.

Le Togo ne saurait rester dans la sous-région un bastion du non droit avec un pouvoir qui s’oppose par tous les moyens à l’alternance au sommet de l’Etat. Les partenaires du Togo notamment la France, l’Allemagne, les USA etc. doivent comprendre la justesse du combat de nos populations et aider le peuple togolais à réaliser le désir d’une alternance maitrisée. Tout en mettant en œuvre une nouvelle politique qui garantisse les intérêts du peuple togolais, le FRAC s’engage à assurer les intérêts des pays amis du Togo.

Je vous invite à relayer partout autour de vous et à vos frères et sœurs, vos parents, vos amis restés au pays ce message d’espoir, de tolérance et de paix profonde pour un vote utile et massif en faveur de l’alternance et du changement

Je vous remercie

Paris le 28 février 2010
François Akila BOKO

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Comite de soutien de Jean-Pierre Fabre-Candidat du FRAC
4, rue de l’Abreuvoir 92425 Courbevoie Cedex
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