07/12/2022

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Togolaiseries à Lomé : ce qui circoncit le cheval se trouve dans son ventre

Il est question du Togo encore ces jours-ci. Comme il y a quarante ans, lorsqu’un coup d’État de barbares surprit les Togolais et le monde entier. L’auteur du putsch est toujours là et concocte, chaque jour de sa vie un coup contre son peuple profondément traumatisé.
Il, l’auteur, le Général Eyadema, modifie le code électoral, nomme une commission électorale à botte, en faisant fi de la constitution et organise des élections en vue de modifier la loi fondamentale. L’objectif est de s’offrir un mandat, un nouveau mandat que ne lui permet plus la constitution.
Depuis qu’un certain Laclé ne peut plus faire descendre dans les rues de nos villes des manifestants payés pour demander au « Boss » de rester au pouvoir, le coup d’État permanent s’est offert d’autres règles.
C’est trop difficile à comprendre par un observateur extérieur qui alors évoque « opposition traditionnelle », sans parler de cette autre qui existerait et depuis quand. Pourquoi évoquer également l’opinion de ces prétendus observateurs qui parlent de « transparence » sans lui opposer immédiatement le taux de participation qui lui a été déterminé par  » l’opposition traditionnelle « .
Nous sommes nombreux à avoir quitté le Togo du Général Eyadema qui n’est plus la patrie d’une majorité écrasante de Togolais. Ceux-ci ont hâte de partir. On n’a plus besoin d’être sur place pour comprendre la détresse des Togolais face à une autocratie corrompue qui croit tromper tout le monde pour se maintenir au pouvoir. En vérité, l’opinion internationale n’est plus dupe de ces « togolaiseries » qui marchent comme un disque rayé.
Il n’y a pas longtemps, dans un pays africain, une vérité criarde semblait se cacher derrière l’action anti-nationale d’un agent intérieur de forces étrangères. Cet agent, c’est Savimbi, le pays l’Angola
Savimbi était du mauvais côté mais il ne voulait rien comprendre. Tout ce qu’il voulait est le pouvoir, rien que le pouvoir. Aucune concession ne pouvait le faire fléchir. En face de lui, le Chef de l’État, Dos Santos était tout aussi déterminé, je me souviens de ce que M. B. B. Yahmed écrivait dans son journal. A peu près ceci: ils veulent se battre, laissons les se battre. A la fin, Savimbi a disparu parce qu’il était du mauvais côté. L’injustice n’a jamais triomphé durablement, indéfiniment nul part. Savimbi et son UNITA (Union pour l’Indépendance Totale de l’Angola) étaient une créature des services secrets portugais. On le savait depuis la lutte pour l’Indépendance de l’Angola. Après celle-ci (11 novembre 75), Savimbi a continué l’œuvre de destruction de son pays avant de disparaître du mauvais côté. L’UNITA a-t-elle disparu? Peut-être pas encore. Mais l’UNITA va disparaître. Parce que comme Savimbi, l’UNITA était du mauvais côté
Au Togo, également ceux qui ont pactisé avec les forces étrangères pour exploiter les ressources nationales à leur profit exclusif et asservir le peuple togolais, ceux-là vont perdre parce qu’ils sont du mauvais côté. Et comme l’UNITA, leur parti, le RPT disparaîtra.
Il me vient à l’esprit trois idées pour l’avenir, parce que avant tout, c’est ce qui nous préoccupe et c’est pourquoi nous dénonçons la dictature.
1- Ouvrir davantage d’écoles et presque partout dans notre pays. Que ce soient des écoles qui fonctionnent vraiment. Dans les vingt cinq ans à venir la troisième ou le secondaire devrait être le minimum à viser pour qu’au moins 40 % des jeunes qui entrent à l’école puissent continuer en progressant.
Il est dit que l’anglais est obligatoire depuis le CP1. Dans les zones déshéritées, quelque chose d’autre doit être entrepris pour que les enfants soient maintenus à l’école.
C’est par l’école et des chances égales à tous les citoyens, que nous allons résoudre nos problèmes.
2- Accepter comme l’Enfant prodigue de la Bible, tous ceux qui fuient le bateau en perdition du RPT. Ne pas les repousser. Donc veiller à ce que rien ne menace Péré et Kodjo sans que nous crions fort, très fort pour alerter l’opinion internationale. L’émergence de nouveau traîtres comme ces magistrats de la commission électorale du RPT qui ont avalé leur toge, ne doit point nous décourager.
Notre Togo est en route. A pas lents mais sûr. Il va renaître comme le Phénix de ses cendres. Le clan du RPT est constitué par des Togolais « entièrement à part ». Nous allons les associer à nous pour former une nation de Togolais à part entière.
3- Pour terminer, ce vieux dicton de chez nous:  » ce qui circoncit le cheval se trouve dans son ventre ».
Du courage! À vous tous mes chers compatriotes, en attendant l’arrivée du Gouverneur des bords de Seine pour nous sauver des griffes de l’ogre. Le Gouverneur, justement, fera l’objet de notre prochain article.

Canada, 5 novembre 2002

Dossouvi Hilaire LOGO
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