26/06/2022

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Une lagune propre pour Lomé !!!

Un cours d’eau intérieur fait la beauté d’une ville. Cette assertion peut facilement être vérifiée à Abidjan avec la lagune Ebrié, à Washington où le Potomac est la première fierté de la ville bien avant le Capitole et la Maison Blanche, ou encore Paris où la Seine constitue le premier pôle d’attraction touristique de la ville.A Lomé, une lagune a été aménagée par les Hollandais dans les années 74.

Cette lagune, située à environ deux kilomètres au Nord de l’océan Atlantique en direction du continent, longe la ville depuis la frontière ghanéenne jusqu’à Aného où elle rejoint la mer, est très mal entretenue. Elle accueille plusieurs eaux de ruissellement Les riverains de la partie Ouest ploient sous le poids d’odeurs pestilentielles et nauséabondes: matières fécales, ordures ménagères, débris de marchandises, écumes puantes, feuilles et plantes aquatiques. Loin de servir de site touristique, la lagune de Lomé est devenue une poubelle et un nid de microbes.

Du quartier Nyékonakpoè jusqu’à Bè en passant par Amoutivé, la lagune est, selon les endroits, le plus souvent verdâtre car les riverains et surtout les commerçants l’ont transformée en dépotoir. Les riverains jettent clandestinement des ordures aux abords de la lagune. A certains endroits, des familles entières en font leurs latrines.

La place communément appelée Bonké, sise aux bords de la lagune et qui, il y a quelques années, accueillait des centaines de chrétiens pour des campagnes d’évangélisation, est transformée aujourd’hui en dépotoir ou certaines sociétés privées de ramassage d’ordures viennent verser leur décharge. L’eau de la lagune est stagnante et certains agents de la Direction des Services Techniques (DST) de la mairie soutiennent que les caniveaux sont souvent bouchés par les ordures, les boîtes de conserve et la boue.

Par rapport à cette situation, les populations affichent un comportement incivique car les plus grandes victimes sont ces mêmes populations. Le comble est que malgré cette insalubrité, les marchandes exposent leurs denrées alimentaires dans ces endroits insalubres. Des puits sont laissés à ciel ouvert à proximité de la lagune. Comme on le voit les dangers sont énormes !

LES RISQUES DE MALADIES
La population de Lomé et surtout les riverains des quartiers Bè, Nyékonakpoè, Amoutivé courent un grand danger. Selon un assistant médical, « le manque d’entretien de la lagune est source de beaucoup de maladies diarrhéiques dont les Loméens sont aujourd’hui victimes. Il s’agit entre autres de la dysenterie amibienne, bacillaire, la fièvre typhoïde et des maladies infectieuses et contagieuses provoquées par les bacilles d’Eberth qui se multiplient dans l’intestin ». Les habitations, aux abords de cette lagune, sont un lieu de prédilection pour la reproduction des moustiques. Les reptiles se reproduisent dans ces endroits, et en période de chaleur ont tendance à quitter les herbes pour des maisons .

QUE FAIRE ?
Tous les riverains doivent changer de comportement en rendant leur entourage sain et redonner à la capitale Lomé sa splendeur. Les abords de la lagune doivent être quotidiennement entretenus. Il faut donc une prise de conscience et une sensibilisation ; ONGs et associations sont interpellées. La municipalité doit aussi prendre ses responsabilités et engager des actions concertées en faveur du développement de ces communautés riveraines.

La rédaction