26/11/2022

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une « mission d’évaluation » de l’UE à Lomé début juin

Démocratisation: une première « mission d’évaluation » de l’UE à Lomé début juin

LOME, 27 avr (AFP) – 13h59 – Une première mission de la Commission de l’Union européenne (UE) se rendra à Lomé début juin afin « d’évaluer les engagements de démocratisation pris par le Togo à Bruxelles », a-t-on appris mardi à Lomé de source diplomatique.

« Une première mission de la Commission de l’UE sera à Lomé début juin, afin d’évaluer les engagements pris le gouvernement togolais. Une autre est prévue pour le mois de juillet », a indiqué à l’AFP cette source.

Selon la même source, « un compte rendu global sera présenté, après la deuxième mission d’évaluation, aux Etats membres de l’UE. Mais, en dehors de ces missions, des points périodiques seront faits par des représentations locales des Etats membres de l’Union sur la mise en application des engagements pris des autorités togolaises ».

Le 14 avril, une délégation togolaise conduite par le Premier ministre togolais Koffi Sama s’est engagée auprès de l’UE à Bruxelles à prendre plusieurs mesures de démocratisation, dont une reprise « ouverte et crédible » et « sans délai » du dialogue avec l’opposition.

Au total 22 engagements ont été pris par le Togo parmi lesquels celui de « garantir, sans délai, l’action libre de tout parti politique, à l’abri de tout acte de harcèlement ».

Le 19 avril, à l’issue d’un conseil extraordinaire des ministres consacré aux consultations Togo/UE, le président Gnassingbé Eyadéma a donné des « instructions au gouvernement afin que des explications claires soient apportées à toutes les interrogations soulevées par le mémorandum de nos partenaires européens ».

M. Eyadéma avait, au lendemain de l’ouverture de ces consultations, lancé un « appel à toute la classe politique pour qu’elle participe enfin de bonne foi à ce processus engagé dans l’intérêt supérieur du peuple tout entier ».

L’UE a interrompu son aide au Togo depuis 1993 après les incidents violents qui ont émaillé la démocratisation du pays et, depuis plusieurs années, les actions européennes se limitent à des projets sociaux, en vertu d’un principe de « non pénalisation » de la population.