25/06/2022

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Wade dit avoir conseillé à Eyadéma un « gouvernement d’union nationale »

DAKAR, 21 juin (AFP) – 13h13 – Le président sénégalais, Abdoulaye Wade, présent vendredi à Lomé à la prestation de serment de Gnassingbé Eyadéma, a déclaré à son retour à Dakar avoir conseillé à son homologue togolais de mettre en place « un gouvernement d’union nationale », a rapporté samedi la presse sénégalaise.

Selon l’Agence de presse sénégalaise (APS), le président Wade a évoqué ainsi son entretien avec le président Eyadéma, au pouvoir depuis 36 ans: « Ce que je te conseille (…), c’est de discuter avec l’opposition pour former un gouvernement d’union nationale élargi où devront siéger tous ceux qui devront y prendre place ».

« L’Afrique n’a plus le temps de se quereller et de s’entre-déchirer, parce que beaucoup de problèmes assaillent le continent », a ajouté M. Wade, précisant avoir pris part à l’investiture de M. Eyadéma au nom d’une « tradition établie en Afrique », qui veut qu’on assiste aux prestations de serment des dirigeants.

La cérémonie a d’ailleurs été « belle », a-t-il remarqué, estimant que « le Togo est toujours le champion du folklore ».

Un quotidien privé sénégalais, le Matin, écrivait samedi qu’il était « fort légitime de s’interroger sur la présence » de M. Wade, qui « se veut un des champions de la démocratie », à l’investiture d’un président « mal élu ».

Sept chefs d’Etat africains (Niger, Sénégal, Bénin, Ghana, Mali, Guinée Bissau et Côte d’Ivoire) ont assisté à la prestation de serment de Gnassingbé Eyadéma, réélu pour cinq ans le 1er juin avec 57,78% des voix, lors d’un scrutin dont les résultats ont été contestés par plusieurs dirigeants de l’opposition togolaise.

Gnassingbé Eyadéma avait pu briguer ce nouveau mandat, le troisième depuis 1993, grâce à une modification de la constitution en décembre dernier, qui jusque-là en limitait le nombre à deux.