28/06/2022

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Faure Gnassingbé : « Si c’était à refaire, je referais la même chose »

AFP-08/03/05–Le nouvel homme fort du Togo, Faure Gnassingbé, a déclaré qu’il voulait renforcer la démocratie et l’Etat de droit au Togo, s’il était élu lors de la prochaine élection présidentielle prévue le 24 avril prochain, dans une interview publiée mardi par le quotidien parisien France-Soir.

Interrogé sur son programme dans l’éventualité de son élection à la présidence, Faure Gnassingbé, qui a pris le pouvoir avec l’aide de l’armée le 7 février dernier, au lendemain de la mort de son père, l’ancien président Eyadéma, avant de démissionner le 25 février sous la pression internationale, a déclaré qu’il voulait « renforcer l’Etat de droit au Togo ».

« Le Père de la nation (Eyadéma, NDLR) nous a laissé en héritage la stabilité et la sécurité. Si je suis élu, j’essaierai de l’enrichir sur le plan des libertés publiques et de la justice », a-t-il indiqué.

Affirmant qu’il est « démocrate », il a estimé qu’il n’y avait pas eu de « coup d’Etat » le 7 février. « Si c’était à refaire, je referais la même chose », a-t-il ajouté, précisant que face à la « panique qui régnait » ce jour-là dans le pays, « l’essentiel, à mes yeux, était de préserver le calme et l’intégrité des institutions ».

Sa priorité en début de mandat, s’il est élu, sera « la réconciliation nationale » et « solder le passé pour rebâtir », a-t-il assuré, soulignant que cela ne le gênerait « absolument pas » de former un gouvernement ouvert à des personnes de l’opposition et qu’il envisageait aussi « naturellement » l’alternance, promettant de ne pas « s’accrocher au pouvoir pour le pouvoir ».

M. Gnassingbé a précisé par ailleurs qu’il ne souhaitait pas sortir le Togo de la sphère d’influence de la France. « Il existe des liens historiques avec la France que nous n’avons avec personne d’autres. Il serait stupide de les nier », a-t-il dit.

« Le peuple togolais, dans son immense majorité, est attaché à cette relation privilégiée avec la France », a-t-il assuré.

C’est la raison pour laquelle « les quatre mille Français qui vivent ici n’ont aucune raison d’être inquiets, même si des mesures de prudence ont été prises par les autorités françaises », a-t-il estimé.

AFP