08/12/2022

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Fin des entretiens entre délégation togolaise et autorités nigériennes

AFP-Niamey-12/02/05–La délégation togolaise conduite par le Premier ministre Koffi Sama qui a rencontré les autorités nigériennes samedi « a compris le message » et doit « revenir à Niamey dans quelques jours », a déclaré à l’AFP la ministre nigérienne des Affaires étrangères, Aïchatou Mindaoudou.

« Nous avons la certitude qu’ils ont compris le message. Ils nous ont dit qu’ils ont été mandatés pour prendre le message de la CEDEAO et retourner à Lomé rendre compte », a déclaré à l’AFP la ministre nigérienne des Affaires étrangères, Aïchatou Mindaoudou, qui a assisté aux discussions.

Les entretiens entre la délégation togolaise et le chef de l’Etat nigérien Mamadou Tandja, président en exercice de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), et le Premier ministre Hama Amadou, ont pris fin samedi en fin d’après-midi à Niamey, a constaté un journaliste de l’AFP.

La délégation togolaise était arrivée samedi matin à Niamey, sans le président nouvellement investi Faure Gnassingbé.

« Nous leur avons dit d’aller (à Lomé) et de revenir (à Niamey) pour se conformer à ce qui a été décidé par les chefs d’Etat de la CEDEAO. Ils vont donc à Lomé et apporteront les réponses appropriées dans quelques jours », a-t-elle précisé.

Cinq chefs d’Etat ouest-africains, dont le président en exercice de l’Union africaine (UA), le chef de l’Etat nigérian Olusegun Obasanjo, avaient menacé de sanctions les autorités togolaises si elles ne se rendaient pas samedi à Niamey.

« Une délégation de la CEDEAO comprenant Mohamed Ibn Chambas (secrétaire exécutif de l’organisation) doit quitter Niamey samedi soir pour Cotonou, continuer sur Abuja dimanche et, en principe, retourner à Lomé la semaine prochaine », a indiqué sous couvert d’anonymat un responsable de l’organisation régionale.

« Ce qui se dessine, c’est un transfert du pouvoir sans fracas, le retour du président de l’assemblée nationale réfugié au Bénin (Fambaré Natchaba Ouattara) pour qu’il assume l’intérim comme prévu par la constitution avant modification, et que le jeu démocratique revienne sur les rails », a indiqué un des participants aux discussions.