27/06/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

La CPP exige un « minimum de conditions » pour participer aux législatives

LOME, 29 août (AFP) – 15h32 – La Convergence Patriotique Panafricaine (CPP), un des principaux partis d’opposition togolais a exigé jeudi un « minimum de conditions » pour participer aux prochaines élections législatives anticipées.
« Avant d’aller à ces élections, il y a un minimum de conditions qu’il faut remplir, dont le remplacement du comité des magistrats par une CENI (Commission nationale électorale indépendante), comme le prévoit l’accord cadre de Lomé », a déclaré à l’AFP, le quatrième vice-président de la CPP, Ata Messan Ajavon.

Selon lui, une élection organisée par les magistrats « ne rentre pas dans le cadre de cet accord. Nous avons dit à plusieurs reprises que la CPP n’ira pas aux élections à n’importe quel prix et aux conditions du RPT (Rassemblement du Peuple Togolais, au pouvoir). Ces magistrats n’ont pas la compétence pratique pour organiser les élections législatives anticipées.

« Si nous obtenons des conditions acceptables, nous irons, mais dans le cas contraire, nous n’irons pas », a-t-il ajouté.

La CPP est une fusion de quatre formations politiques de l’opposition togolaise présidée par Edem Kodjo, ancien secrétaire général de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA).

Prévues par l’Accord-cadre de Lomé (ACL), signé en juillet 1999 entre le pouvoir et l’opposition, les élections législatives anticipées ont déjà été reportées deux fois, la dernière fois en mars, les deux camps se rejetant mutuellement la responsabilité de ce blocage.

Le dernier rebondissement a été la nomination par la Cour constitutionnelle d’un comité de sept magistrats chargé d’organiser ces législatives anticipées, à la suite du blocage autour de la composition de la CENI.

Cette décision a conduit la plupart des partis d’opposition à se prononcer contre l’organisation de ces élections.

Ces derniers jours, le comité chargé de l’organisation des élections a franchi une nouvelle étape vers le scrutin en publiant les listes « nominatives » des membres des Commissions électorales locales indépendantes (CELI), des membres des commissions des Listes et Cartes (LCL), ainsi que la liste des nouveaux bureaux de vote sur toute l’étendue du territoire national.

Au total 124 personnes composent ces commissions, où ne figure aucun membre de l’opposition radicale, ceux-ci ayant boycotté les travaux préparatoires.

Pour l’instant, aucune date n’est encore annoncée pour la tenue de ces élections.