26/06/2022

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Le premier ministre togolais met en garde contre des « troubles »

LOME, 19 oct (AFP) – 11h18 – Le premier ministre togolais, Koffi Sama, a mis en garde samedi « tous ceux qui seraient tentés de provoquer des troubles » dans le pays pendant les élections législatives anticipées prévues le 27 octobre prochain au Togo.
Dans un communiqué rendu public à l’issue d’une séance de travail avec des responsables de l’Union des Forces du Changement (UFC, principal parti d’opposition) vendredi, Koffi Sama a mis en garde « tous ceux qui seraient tentés de provoquer des troubles dans le pays ou de pertuber les élections ».

« Voter, c’est exercer un droit fondamental et nul ne peut empêcher le peuple d’exercer son droit à la liberté d’expression pour choisir en toute souveraineté et transparence ses représentants », a-t-il ajouté.

M. Sama a réaffirmé la « détermination du gouvernement à faire régner l’ordre et respecter la loi qui garantit le droit de vote à tous les citoyens ».

Quinze partis politiques et huit candidats indépendants sont en lice pour ce scrutin. Aucune formation politique de l’opposition « traditionnelle » n’y participe.

Sans parler de boycottage, l’Union des Forces du Changement (UFC) de Gilchrist Olympio, la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP, fusion de quatre partis) d’Edem Kodjo, le Front (coalition de quatre partis) de Yawovi Agboyibo et Parti pour la Démocratie et le Renouveau (PDR) de Zarifou Ayéva ont décidé de bouder les élections.

Mercredi dernier, le chef de l’Etat togolais, le général Gnassingbé Eyadéma avait déploré l’absence de ces partis politiques, estimant que « cette stratégie de boycott vise à conduire le pays dans le vide politique propice à toutes sortes d’aventure dont on connaît les ravages dans d’autres pays ».

La campagne électorale a démarré le 11 octobre et doit s’achever le 25 octobre. 81 députés doivent être élus pour siéger dans la nouvelle Assemblée nationale.

Prévues par l’Accord Cadre de Lomé (ACL) signé entre le pouvoir et l’opposition en juillet 1999, les élections législatives anticipées ont été déjà reportées deux fois, la dernière fois en mars, les deux camps s’en rejetant mutuellement la responsabilité.

La nomination par la Cour constitutionnelle d’un comité de sept magistrats chargé d’organiser ces élections, à la suite du blocage autour d’une Commission électorale nationale autonome (CENI), a conduit la plupart des partis d’opposition à se prononcer contre l’organisation de ce scrutin.