26/06/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

Libération d’un journaliste au Togo après quatre mois de détention

ABIDJAN, 13 mai (AFP) – 18h55 – L’organisation de défense de la liberté de la presse, Reporters sans frontières (RSF), a annoncé mardi qu’un journaliste, Sylvestre Djahlin Nicoué, avait été libéré après quatre mois de détention, selon un communiqué parvenu à l’AFP à Abidjan.

« Directeur de publication de l’hebdomadaire Le Courrier du Citoyen » ce journaliste a été « libéré le 7 mai après quatre mois de détention à la prison civile de Lomé, sans avoir été jugé », précise RSF indiquant que « aucune information officielle n’a été donnée concernant cette décision ».

Selon RSF, M. Nicoué avait été arrêté et placé en garde à vue le 26 décembre 2002 « pour incitation des citoyens à s’armer contre l’autorité de l’Etat », à la suite de la rédaction d’un article.

« Le jour même Le Courrier du Citoyen avait publié un éditorial intitulé +Empêcher Eyadéma de gouverner+. L’hebdomadaire lançait +un coup de gueule afin de faire comprendre à ceux-là qui tyrannisent notre peuple que la fronde sera du tonnerre en 2003 si rien n’est fait pour ouvrir les vannes des libertés et entamer une avancée franche, claire et palpable vers l’alternance+ », précise RSF.

Evoquant l’élection présidentielle qui doit se tenir le 1er juin prochain, l’éditorial ajoutait, toujours selon RSF, que « tout doit être envisagé pour que ce cycle dégoûtant et douloureux pour nos populations ne se poursuive pas après juin 2003. Même s’il faut aller jusqu’au sacrifice suprême, au préjudice suprême ».

Au total sept candidats dont celui du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT, au pouvoir), le président Gnassingbé Eyadéma, ont été retenus par la Cour constitutionnelle.

Le principal opposant, Gilchrist Olympio, leader de l’Union des Forces du Changement (UFC, principal parti d’opposition), a été écarté du scrutin.

M. Eyadéma au pouvoir depuis 36 ans, avait annoncé en juillet 2001, son intention de se retirer de la course à la présidentielle de 2003, conformément à la constitution ancienne formule.

Mais le 30 décembre 2002, le Parlement a procédé à une modification sur mesure de la Constitution qui lui permet à ce dernier de se présenter pour un nouveau mandat.