02/12/2022

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Présidentielle: l’UFC chargée de proposer le candidat de l’opposition

AFP, Lomé-09/03/05 18h19 – L’Union des forces du changement (UFC) de Gilchrist Olympio, la plus importante formation de l’opposition togolaise, a été chargée de proposer un candidat pour affronter l’ancien président investi Faure Gnassingbé à l’élection présidentielle du 24 avril, a-t-on appris mercredi auprès de l’opposition.

L’opposition togolaise dite radicale, qui avait décidé la semaine dernière le principe d’une candidature unique face à M. Gnassingbé, n’a toujours pas réussi, malgré une semaine d’intenses discussions, à désigner son représentant à cette élection.

« Les six partis d’opposition ont finalement désigner l’UFC pour nous proposer un candidat pouvant nous représenter, mais ce candidat ne doit pas nécessairement appartenir à ce parti », a indiqué mercredi à l’AFP un responsable de l’opposition ayant requis l’anonymat.

« Il appartient donc à cette formation de nous faire une proposition de candidat capable de répondre aux aspirations des populations et ensemble nous analyserons (cette proposition) », a-t-il ajouté.

L’opposition « radicale » est constituée du Comité d’action pour le renouveau (CAR, de l’avocat Yawovi Agboyibo), de l’UFC, de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), de l’Alliance pour la démocratie et le développement intégral (ADDI), du Pacte social pour le renouveau (PSR) et de l’Union pour la démocratie et la solidarité (UDS).

Un responsable d’un de ces partis reconnaissait mardi, sous couvert d’anonymat, que le « travail n’est pas du tout facile (malgré) notre désir de désigner un seul candidat ».

Selon des observateurs et des sources proches de l’opposition, les discussions ont été rendues délicates par l’annonce du leader de l’UFC, M. Olympio, qu’il se portait candidat, alors qu’il vit en exil à Paris depuis

L’article 62 de la Constitution togolaise exige que tout candidat « réside sur le territoire national depuis douze mois au moins ».

La Convergence patriotique panafricaine (CPP), une formation de l’opposition modérée dirigée par Edem Kodjo, avait exhorté vendredi l’opposition à « prendre ses responsabilités en cette période exceptionnelle » de l’histoire du Togo en désignant un candidat unique, soulignant qu’elle n’avait « plus le droit à l’erreur ».

Les leaders des partis d’opposition, réunis au sein d’une coalition la veille de l’élection présidentielle de juin 2003, n’avaient pas pu désigner un candidat unique à ce scrutin, après plusieurs semaines de consultations.

Outre Faure Gnassingbé, qui représentera le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir), un homme d’affaires et président du petit Parti du renouveau et de la rédemption (PRR), Nicolas Lawson, ainsi que l’ancien secrétaire d’Etat français à l’Intégration, Kofi Yamgnane, d’origine togolaise mais vivant en France, ont fait acte de candidature à l’élection du 24 avril prochain.

Ce scrutin est organisé à la suite du décès, le 5 février, du président Gnassingbé Eyadéma.