09/12/2022

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Togo: la CEDEAO souhaite l’élection présidentielle « au plus tôt » le 24 avril

AFP-02/03/05 19h28LOME – La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a souhaité mercredi que l’élection présidentielle togolaise ait lieu « au plus tôt » le 24 avril pour mieux préparer son organisation.

« L’administration électorale et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) devront prendre toutes les dispositions nécessaires pour l’organisation des élections au plus tôt le dimanche 24 avril 2005 », indique le la CEDEAO dans un communiqué.

Adrienne Diop, chargée de la communication de la CEDEAO, a justifié ce choix en soulignant qu’il fallait tenir « compte des différentes étapes du processus électoral, notamment la révision des listes électorales et l’étude des dossiers de candidature ».

Selon la Constitution togolaise « le gouvernement convoque le corps électoral dans les 60 jours de l’ouverture de la vacance (ndlr: du poste de président de la République) pour l’élection d’un nouveau président de la République ».

Le président togolais Gnassingbé Eyadéma est décédé le 5 février à l’âge de 69 ans. Faure Gnassingbé, fils du président Gnassingbé Eyadéma, a alors pris le pouvoir grâce à l’armée, après une révision express de la Constitution qui a suscité la condamnation de la communauté internationale.

Sous la pression de la communauté internationale, il a annoncé son retrait vendredi dernier et a été remplacé aussitôt par M. Abass Bonfoh, premier vice-président de l’assemblée nationale, pour assurer l’intérim à la tête de l’Etat.

Dans son communiqué, la CEDEAO précise que « les 60 jours prévus par l’article 65 de la Constitution togolaise pour la période intérimaire devront commencer le 26 février, date de la prise de fonction de M. Abass Bonfoh comme président intérimaire ».

Les autorités togolaises qui ont promis l’organisation d’un scrutin présidentielle « dans le respect de la Constitution », n’ont, elles, pas précisé à partir de quel moment court le délai des 60 jours.

La CEDEAO a également demandé aux trois principaux partis de l’opposition: l’Union des forces de changement (UFC, de Gilchrist Olympio en exil en France), le Comité d’action pour le renouveau (CAR, de Me Yawovi Agboyibo) et la Convention démocratique des peuples africains (CDPA, de Léopold Gnininvi) de désigner « au plus tard le 2 mars » leurs délégués à la CENI.

Ces trois formations refusent de siéger à la CENI, réclamant un scrutin « libre, transparent et ouvert à tous ».

La CEDEAO a également demandé à la CENI de « prendre toutes les dispositions nécessaires » pour réviser les listes électorales et assurer la présence de l’ensemble des partis politiques dans les structures locales d’organisation du scrutin, y compris dans les bureaux de vote le jour du scrutin.