06/10/2022

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Togo-Présidentielles: Compaoré préconise un seul tour, désaccord de l’opposition

AFP- OUAGADOUGOU —27/12/2009- Le facilitateur du dialogue intertogolais, le président burkinabè Blaise Compaoré, a « préconisé » dimanche à Ouagadougou que le scrutin présidentiel au Togo se déroule en un seul tour, comme le veut le parti au pouvoir, ce qu’a rejeté l’opposition, a indiqué à l’AFP un ministre togolais.

Les représentants du pouvoir et de l’opposition ont été reçus pendant plusieurs heures par M. Compaoré.

« Le débat a tourné (…) sur le mode de scrutin. Malheureusement, il n’y a pas eu de consensus », a rapporté le ministre togolais de l’Administration territoriale, Pascal Bodjona, devant la presse.

« Le facilitateur, le président Compaoré, dans sa sagesse, a préconisé que pour la stabilité, pour que les élections puissent s’organiser dans un climat apaisé, que l’on s’en tienne aux dispositions constitutionnelles actuelles », soit un scrutin à un tour, a ajouté M. Bodjona, membre du bureau exécutif du Rassemblement du peuple togolais (RPT, pouvoir) du président Faure Gnassingbé.

Les deux poids lourds de l’opposition togolaise -l’Union des forces de changement (UFC) et le Comité d’action pour le renouveau (CAR)- réclament un scrutin uninominal à deux tours pour la présidentielle du 28 février 2010.

« Nous pensons que ce débat est en train de se clôturer, malheureusement, sans consensus, comme nous l’aurions souhaité pour aller à ces élections », a constaté le président du CAR, Paul Dodji Apévon.
Quant au secrétaire général de l’UFC, Jean-Pierre Fabre, il a annoncé: « Nous ne sommes pas d’accord et nous utiliserons tous les moyens légaux pour nous faire entendre, pour obtenir le rétablissement du mode de scrutin à deux tours ».

« J’ai bien peur que nous soyons contraints à faire usage de la mobilisation populaire pour obtenir ce que nous n’arrivons pas à obtenir par la discussion », a-t-il poursuivi.

« Si le mode du scrutin à deux tours n’est pas rétabli, cela compromettrait non pas notre participation aux élections mais la tenue même des élections. Nous n’avons pas envie de dire que nous boycottons », a déclaré M. Fabre.

L’UFC et le CAR avaient menacé mi-novembre de boycotter la présidentielle et des milliers de militants et sympathisants de l’UFC avaient manifesté à Lomé fin novembre.