05/10/2022

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Blaise Compaoré au Togo pour relancer le dialogue politique

APA- Le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, a rencontré mardi à Lomé les acteurs politiques togolais en vue de relancer le dialogue politique dans le pays, a constaté APA.

Blaise Compaoré a reçu tour à tour les partis signataires de l’Accord politique global (APG), conclu le 20 août 2006 entre le pouvoir, l’opposition et la société civile. Il a fait avec eux le point de la situation politique au Togo marqué par des tensions entre le pouvoir et l’opposition à quelques mois de l’élection présidentielle de 2010.

« J’ai reçu beaucoup d’informations (…). Ce que j’attends d’ici la fin de la semaine, c’est de pouvoir faire une évaluation à mon niveau de tout ce que j’ai attendu et je vais relancer d’ici la semaine prochaine les contacts avec les parties, afin de pouvoir dégager des propositions par rapport aux attentes des Togolais », a déclaré au cours d’une conférence de presse, Blaise Compaoré.

La classe politique togolaise est divisée depuis quelques semaines sur la composition du Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC) élargi à des partis extra parlementaires et boycotté par l’opposition parlementaire.

L’opposition parlementaire composée du Comité d’action pour le renouveau (CAR) et de l’Union des forces de Changement dénoncent aussi la composition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

« Nous avons essayé avec le président Blaise Compaoré d’identifier le problème clé, la composition de la CENI, les partis de l’opposition parlementaire ne veulent plus être minoritaire dans la CENI parce qu’elle joue un rôle crucial. Elle doit être équilibrée à tous les points de vue, sur le plan arithmétique et sur le plan politique », a dit à APA Gilchrist Olympio, président de l’UFC reçu ensemble avec les responsables du CAR.

« En ce qui concerne la CENI, la Cour constitutionnelle a décidé et les décisions s’imposent à tout le monde », a pour sa part souligné Solitoki Esso, secrétaire général du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) au pouvoir.

« Nous avons saisi l’occasion pour lui faire le point sur les différentes questions relatives au processus électoral, pour trouver des voies et moyens afin que nous allions à des élections apaisées et sans violence », a-t-il ajouté. Selon lui, les questions sur lesquelles les discussions pourraient porter sont relatives aux conditions d’éligibilité du président de la république.

Ces discussions pourraient se poursuivre la semaine prochaine à Ouagadougou au Burkina Faso.

Extraits de la déclaration du président du Burkina Faso

Mandaté par les chefs d’Etats de la CEDEAO, je suis venu pour faire avec les partis signataires de l’accord global, une évaluation de la mise en œuvre de cet accord qui s’est d’abord magnifiquement concrétisé avec les élections législatives de 2007. Nous sommes en train d’aller à une élection majeure, c’est-à-dire l’élection présidentielle. Sur ce processus, il y a encore des débats, je suis en train d’apporter ma facilitation sur les derniers obstacles qu’il reste. Je peux vous dire qu’après ces échanges, j’ai compris que toutes les parties restent attachées à la conduite d’un processus équitable pour une élection présidentielle apaisée au Togo. J’ai reçu beaucoup d’informations, d’expression de sentiment et d’évaluation partielle de la situation, je pense que jusqu’à la fin de la semaine je pourrai faire une évaluation de tout ce que j’ai entendu pour pouvoir relancer d’ici la semaine prochaine, les contacts avec les partis afin de pouvoir dégager des propositions par rapport aux attentes de la communauté nationale togolaise et par rapport aux points de vue des uns et des autres qui ne sont pas toujours convergents.

Déclaration de Dominique Renaux, ambassadeur de France au Togo s’exprimant au nom des ambassadeurs des pays et institutions partenaires du Togo

Chacun a en tête qu’une échéance importante va se produire dans quelques mois au Togo, il s’agit de l’élection présidentielle. C’est une étape importante dans la consolidation démocratique de ce pays et chacun a conscience que cette étape doit être préparée au mieux afin que cette élection se déroulent dans des conditions de transparence, de régularité et qu’elle permette à l’ensemble des togolais d’exprimer leur choix en toute quiétude et en toute régularité. A ce titre, l’Union Européenne comme d’autres partenaires souhaitent effectivement que ces élections se déroulent dans des conditions pacifiques. C’est pourquoi nous avons soutenu l’accord politique global et nous soutenons les efforts que le président Compaoré entreprend pour faciliter le dialogue sur la bonne préparation de cette élection. C’est à ce titre que le président a souhaité s’entretenir ce matin avec nous. Nous avons échangé avec lui sur une série de points qui ont trait à la préparation des élections, aux conditions qu’il faut réunir pour assurer à la fois une préparation et un déroulement optimal de cette élection. Nous lui laissons le soin de tirer lui-même les conclusions de sa mission, mais nous avons en tout cas eu des échanges extrêmement fructueux et nous lui avons exprimé notre soutien à sa tâche de facilitation qu’il exerce en vertu de l’accord politique global.

NT/of/APA
29-07-2009