28/06/2022

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Des opposants annoncent la création d’une ‘3ème force’ au Togo

Paris, France (PANA) – Des opposants togolais, proches du Comité togolais de résistance (CTR), ont annoncé, lundi à Paris, la création d’une ‘troisième force’ politique distincte du régime de Lomé et de « l’opposition officielle ».

« Compte tenu des échecs de l’opposition togolaise et de l’impasse politique que connaît notre pays, nous en sommes arrivés au constat qu’il faut une ‘troisième force’ capable de créer les conditions d’une alternance politique au Togo. Cette force posera de façon plus correcte les problèmes togolais pour leur trouver une solution », a déclaré, à l’issue d’une réunion spéciale, le président du CTR, Isidore Latzoo.

Selon l’opposant au président Gnassingbé Eyadéma, tous les démocrates togolais, déçus par les « contorsions de l’opposition officielle » et acquis au changement politique, pourront rejoindre les rangs de la ‘troisième force’ dont l’état-major est en voie de formation.

« L’opposition actuelle ne parviendra jamais, par son comportement, à créer un rapport de forces susceptible d’entraîner un changement de régime au Togo. La troisième force va s’y investir par les moyens démocratiques. Nous sommes légalistes, nous n’allons pas conspirer ou faire un putsch », s’est-il engagé.

Présentés comme des proches de l’Union des forces du changement (UFC) de Gilchrist Olympio, les promoteurs de la ‘troisième force’ ne voient pas d’un bon oeil la participation de l’opposition togolaise à la présidentielle de juin prochain qui ne sera, selon eux, qu’une « farce électorale ».

Après avoir échoué à se mettre d’accord sur une candidature unique, les partis de l’opposition togolaise iront en ordre dispersé à la prochaine présidentielle, qui verra plusieurs candidatures dont celle probable du chef de l’Etat sortant, Gnassingbé Eyadema, et celle, si elle est validée, de son principal adversaire politique Gilchrist Olympio.

Par le passé, les opposants au président Eyadema se sont regroupés dans des structures fédératives qui se sont ensuite sabordées, en raison des divergences d’appréciation et des querelles de leadership.

« Cette fois, ce sera différent parce que la ‘troisième force’ rompt, tant par sa composition que sa stratégie, d’avec les partis politiques togolais traditionnels », a dit Isidore Latzoo.

Paris – 28/04/2003