26/11/2022

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Fin de campagne en apothéose pour l’opposition

A la clôture officielle de la campagne, le tiercé de tête dans les intentions de vote est : Akitani, Péré et Agboyibor. Les 190 observateurs venus adouber Eyadéma sont dans l’embarras; ce n’est pas leur caution au régime qui est déterminante: mais la volonté du peuple, la vérité des urnes et de la rue.

A Lomé, les militants de l’UFC-PFC étaient nombreux dans les rues de la capitale togolaise pour une démonstration de force. Des centaines de taxis-motos, les « zémidjan » vêtus de tee-shirts jaunes à l’emblème du palmier, le « détia », ouvraient la voie aux cortèges des sympathisants. Pris en étau entre l‘hégémonie de l’UFC-PFC et le lobbying de Péré, le Comité d’action pour le renouveau (CAR) de Me Yawovi Agboyibo semble avoir conforté, ces derniers jours, sa base électorale grâce à l’activisme de ses militants. La Convergence patriotique panafricaine (CPP) de l’ancien Premier ministre Edem Kodjo est toujours dans l’attente d’une réponse du général Eyadéma pour un débat à l’Américaine. Les militants du RPT étaient rares à Lomé, il est vrai qu’ils ne pouvaient pas être partout à la fois, car convoyés de force dans plusieurs localités du pays lors des rassemblements organisés par le régime. Certains d’entre eux, des brebis égarés ou des pauvres nigauds alléchés par l’argent, commencent à retrouver la raison et se rallient à la cause commune de la Nation : le changement et l’Ablodé. Les Togolais de tous bords politiques se sont mobilisés, comme jamais, pour imposer leur victoire au lendemain du 1er juin 2003. C’est le peuple tout entier qui œuvre pour se libérer du joug de la dictature d’Eyadéma et du colonialisme.

Le candidat du RPT, le dictateur Eyadéma, complètement distancé dans cette campagne, s’est replié dans ses terres à Kara avec quelques observateurs complaisants invités dans sa cour. Comme à son habitude, il utilise ses vieilles ficelles politiques en appelant à «un gouvernement d’union nationale quelle que soit l’issue du scrutin », « il ne sert à rien de rester les bras croisés, en attendant son tour avant d’apporter sa contribution au développement de son pays » a-t-il souligné avant d’ajouter que « nos adversaires politiques ne sont pas nos ennemis ». On se demande quels sont les leaders politiques susceptibles de répondre à ces appels de pieds insistants? Ce sont les électeurs qui décideront.

Un ralliement de poids: une frange de l’armée togolaise ( FAT) vient de s’ajouter dans la perspective d’une victoire inéluctable de l’opposition. Dans un message aux leaders de l’opposition, le Colonel Kouma Biténiwé écrit : « Nous sommes la majorité maintenant dans l’armée à vouloir le changement pour nous même d’abord et pour notre peuple. Les élections qui auront lieu dans deux jours risquent d’être un échec à cause des ambitions personnelles des leaders que vous êtes. Nous avons l’impression qu’au soir du 1er juin, trois candidats au moins vont se déclarer élus: Il s’agit de Bob Akitani, Péré Dahuku et Me Agboyibo. Le 4ème élu sera bien sûr Eyadema. Alors notre question est la suivante: Qui voudrez-vous que les militaires démocrates suivent? Nous voulons un message clair de votre part. Un seul élu au soir du 1er juin et nous appuierons le peuple pour faire valoir sa volonté. »

Cette campagne a été un véritable engouement populaire pour l’opposition togolaise, il reste à transformer l’essai le dimanche 1er 2003 juin dans les urnes et le lundi 2 juin 2003 dans les rues. Dans les couloirs du pouvoir, il règne une ambiance de fin de règne. Les marchés, les supermarchés et les banques sont pris d’assaut par les amis les plus zélés d’Eyadéma; ils prennent sans coup férir la poudre d’escampette au cas où?

La rédaction letogolais.com