06/10/2022

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L’opposition togolaise boude une réunion du comité de suivi de l’Accord politique global

APA-Lomé (Togo) Les deux principaux partis de l’opposition togolaise, l’Union des forces de changement (UFC) et le Comité d’action pour le renouveau (CAR) ont boudé samedi une réunion du Comité de suivi de l’Accord politique global (APG), signé en 2006 par la classe politiques et la société civile du Togo.

L’UFC a justifié son refus de participer à cette réunion dans une déclaration signée de son vice – président Patrick Lawson pour qui, la réunion, telle qu’elle a été convoquée, n’est pas une réunion du Comité de Suivi.

« Le Comité de Suivi est un mécanisme de suivi de la bonne application des engagements souscrits au titre de l’APG. Il est présidé par le Facilitateur du Dialogue Inter-Togolais, seul habilité à convoquer les réunions. Il n’appartient donc à aucune partie prenante au Dialogue de convoquer le Comité de Suivi » écrit Patrick Lawson.

Le CAR a notifié son refus dans un courrier adressé au secrétaire général de la présidence de la République du Togo.

Pour le CAR, le règlement des divergences d’interprétation des dispositions de l’APG relève de la compétence non du Comité de suivi, mais du facilitateur à qui il revient de procéder, le cas échéant, à la consultation des parties entre lesquelles existent les dissensions relevées.

« Il est inapproprié de faire de l’amalgame entre l’arbitrage des divergences d’interprétation de l’APG et l’évaluation du niveau de réalisation des engagements convenus par les parties prenantes au Dialogue national » explique Paul Dodji APEVON, le président du CAR.

La réunion du comité de suivi a eu lieu malgré l’absence de ces deux partis en présence du ministre burkinabè des affaires étrangères, représentant du facilitateur du dialogue inter togolais, le président burkinabé Blaise Compaoré, des observateurs de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’union Européenne.

Il y avait aussi d’autres partis signataires de l’APG dont le Rassemblement du peuple togolais (RPT) et deux organisations de la société civile togolaise.

A l’issue des discussions, il a été décidé l’élargissement du Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC) créé récemment par le chef de l’Etat togolais regroupe des représentants du gouvernement et des trois formations politiques qui siègent au Parlement, à savoir le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) , l’UFC et le CAR, à toutes les parties signataires de l’APG pour leur permettre d’apporter leurs contributions.

« Le CPDC demeure un lieu de dialogue et de concertation, non une nouvelle instance de négociation » lit-on dans le communiqué qui a sanctionné la réunion qui insiste sur le fait le dialogue doit être permanent et inclusif.

« Dans la perspective des prochaines échéances électorales, le Comité de suivi a recommandé le démarrage rapide des tâches techniques et des actions préparatoires, en particulier la révision des listes électorales, la mise en oeuvre des activités de sensibilisation et d’éducation civique, la sécurisation du processus électoral et l’engagement des acteurs politiques, de la société civile et des medias pour promouvoir la consolidation du climat de paix et de réconciliation nationale et pour assurer l’enracinement de la culture de tolérance et de non violence » note le communiqué.

NT/of/APA
08-03-2009