04/12/2022

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Arrestation des membres de la NDP

De plus en plus nombreux dans les réunions de la NDP, les jeunes Togolais adhèrent au programme de lutte de ce mouvement naissant. Les membres prônent la lutte au péril de leur vie contre la dictature d’Eyadéma qui veut étouffer dans l’œuf ces jusqu’au-boutistes.

Le mouvement des jeunes baptisé [Nouvelle Dynamique Populaire->http://www.letogolais.com/article.html?nid=688] ( NDP) est une association de jeunes issus pour la plupart des principaux partis politiques de l’opposition démocratique. Face à l’immobilisme et aux tergiversations de l’opposition traditionnelle, ces jeunes ont décidé de monter au créneau pour se faire entendre car ils estiment que c’est la jeunesse qui est la première victime de cette léthargie. Ils souhaitent rompre cette marginalisation de la jeunesse du jeu politique afin de donner plus de punch à la lutte pour la démocratie et hâter la fin de la dictature qui régente le Togo depuis 40ans. Cette initiative courageuse a été saluée par la population. Irrité, le pouvoir a sorti ses griffes et s’est mis à pourchasser les responsables de la NDP, considérée à leurs yeux comme une renaissance du MO5. Cette répression a commencé par l’interpellation de Gilbert ATSU, président de la NDP, le 26 janvier 2003 près d’Atikoumé par les forces de l’ordre. Les jeunes de la NDP revigorés par cette interpellation arbitraire se sont dits prêts à tout et à ne plus céder à ce genre d’intimidations car l’heure n’est plus à la peur.

Malheureusement, les autorités, face à la détermination des jeunes, veulent utiliser tous les moyens pour les faire taire. Convoqués le 30 janvier 2003 par le service des renseignements généraux pour « une enquête de moralité », les huit membres du bureau exécutif ne retourneront pas chez eux. La direction de la police nationale, anciennement sûreté nationale, les a gardés toute la journée d’hier et d’aujourd’hui. Selon certaines sources, il leur est reproché d’outrepasser les limites des statuts de leur association qui est enregistrée au ministère de l’intérieur en tant qu’association apolitique, alors qu’ils mènent des activités politiques. Le harcèlement dont sont l’objet les jeunes de la NDP vise à étouffer dans l’œuf toute contestation contre le pouvoir moribond du général-président. Bien plus, il vise à les dissuader dans le bras de fer qu’ils ont engagé avec le pouvoir. Les soulèvements populaires du 5 octobre 1990 qui ont failli emporter ce régime sont encore vivaces dans l’esprit du dictateur.

Les jeunes, en peu de temps, ont réussi à mobiliser autour d’eux plusieurs milliers de jeunes prêts pour le sacrifice suprême. Le succès de leurs meetings dans les différents quartiers de Lomé est la preuve de ce début de mobilisation populaire.

La rédaction