26/09/2022

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Esso Boko:  » Seul un retour à la constitution originelle de 1992…. « 

« Seul un retour à la constitution originelle de 1992 pourra contribuer efficacement à une recherche de solution à la crise que traverse le Togo ». Ainsi s’exprimait, le 25 mai dernier, François Akila-Esso Boko, dans une interview accordée à la radio BBC.

Depuis Paris où il vit en exil suite à sa démission du 23 avril 2005, l’ancien ministre de l’Intérieur s’est une fois de plus, prononcé sur les possibilités de sortie de crise pour le Togo. Concernant le dialogue inter togolais qui a cours actuellement à Lomé, il a affirmé que pour « être crédibles, ces pourparlers ne doivent pas occulter la nécessité pour le peuple de retrouver la constitution de 1992 ». Après avoir donné la principale raison des toilettages successifs de cette loi fondamentale, raison qui visait, selon lui, à « pérenniser le pouvoir de Eyadema Gnassingbé et à travers lui, celui de son fils Faure Gnassingbé », il a affirmé, sans ambages que « pour les besoins de la réconciliation nationale, les Togolais doivent retrouver la plénitude de cette constitution qu’ils se sont librement donnés ». Il a indiqué les points essentiels sur lesquels il est capital de revenir, à savoir la limitation du mandat présidentiel, le type de scrutin et les critères d’éligibilité. Reconnaissant que « les révisions unilatérales avaient pour but d’écarter volontairement certaines personnes du jeu politique », l’ancien ministre a suggéré que les futurs présidents ne fassent pas plus de deux mandats à la tête du pays. De même, il n’a pas oublié le « scrutin à deux tours » comme prévu par la constitution de 1992 et a dénoncé, pour conclure, l’« exclusion de Gilchrist Olympio, le leader de l’Union des Fores de Changement (UFC) de certaines élections par le critère de résidence » d’un an sur le territoire avant de postuler à la magistrature suprême.

Le retour à la constitution originelle de 1992 est un des points d’achoppement du dialogue inter togolais ouvert le 21 avril 2006. Il est, selon beaucoup d’analystes politiques, l’une des conditions sine qua non à une solution apaisée à la crise qui perdure au Togo.

Par Edem K. ASSIGNON

Publié dans Golf Info No 108 du 29/05/06