03/10/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

Gilchrist Olympio au Togo pour le conseil national de l’UFC

Gilchrist Olympio, le leader de l’Union des forces de changement est rentré le 2 février au Togo pour prendre part au Conseil national de l’UFC prévu les 3 et 4 février à Lomé. Le dimanche 4 février, il animera un meeting à la Place Fréau à Lomé. M. Olympio va ensuite se rendre à l’intérieur du pays, précisément à Aného (Sud-Ouest), Atakpamé (Centre), Sokodé et Mango (Nord).

PROGRAMME DU CONSEIL NATIONAL DE L’UFC du 3 au 4 février 2007

THEME : MOBILISATION POUR LE VERITABLE CHANGEMENT

Samedi 3 février 2007

9h à 10h Cérémonie d’ouverture
· Prières d’ouverture
· Hymne national
· Minute de silence en mémoire des victimes de la dictature
· Présentation du programme du Conseil National
· Mot de bienvenue par le Président du comité d’organisation
· Messages des partis politiques
· Discours d’ouverture du Président National de l’UFC

10h30 à 12h30 Première séance plénière
· Adoption de l’ordre du jour du conseil National
· Mise en place du bureau du Conseil National
· Présentation du rapport d’activité par le Secrétaire général
· Présentation du rapport financier par le Trésorier général
· Mise en place des commissions

14h à 18h Travaux en commissions

Dimanche 4 février 2007
8h à 10h Deuxième séance plénière
· Présentation des rapports des commissions
· Lecture et adoption des résolutions, recommandations et motions
· Lecture et adoption du rapport général du Conseil National

10h 30 Séance de clôture
· Lecture du Rapport Général du Conseil National
· Discours de clôture du Président National de l’UFC

11h 30 Fin des travaux
11h 45 à 12h 45 rencontre du Président National avec la Presse
15h à 17 h Meeting
A la place Fréau jardin (Anani Santos)

Lundi 5 février 2007
Séminaire de formation des cadres fédéraux et électoraux de l’UFC
Du 5 février au 11 février 2007
Visite du Président national aux populations d’Atakpamé et d’Aného.

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Togo : Discours de Gilchrist Olympio au Conseil national de l’UFC

Mesdames et Messieurs les membres, du Bureau National de l’UFC,
Madame et Messieurs les Vice-Présidents de l’UFC,
Mesdames et Messieurs les Représentants des Partis, frères et amis,
Mesdames et Messieurs les Membres du Corps Diplomatique et des Organisations Internationales,
Honorables Chefs Traditionnels,
Mesdames et Messieurs les Chefs d’entreprises et opérateurs économiques des secteurs public et privé,
Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Non Gouvernementales et des Organisations de la Société Civile,
Mesdames et Messieurs les Représentants des Centrales syndicales,
Madame la Présidente de la Section Dames de l’Union des Forces de Changement,
Monsieur le Président de la Jeunesse des Forces de Changement (JFC),
Mesdames et Messieurs les Présidents et Délégués des Fédérations Nationales de l’UFC,
Monsieur le Président et Mesdames et Messieurs les Délégués de la Fédération Internationale de l’UFC,
Camarades Militantes, Camarades militants, Camarades sympathisantes et sympathisants de l’Union des Forces de Changement,

Honorables invités,
Mesdames et Messieurs

Au moment où je vais ouvrir les travaux du Conseil National de l’Union des Forces de Changement, mes premières pensées vont à toutes les Togolaises et à tous les Togolais, sans exclusive, ici au Togo et de par le monde, pour leur adresser mes voeux patriotiques de paix, de bonheur et de prospérité pour la nouvelle Année 2007.

Je souhaite que cette année 2007 et les années à venir, consacrent enfin l’avènement de ce Togo de paix et de prospérité qui aura coûté au Peuple togolais tant d’années de lutte, d’efforts et de sacrifices.

Je voudrais à cette occasion saluer le courage de toutes les populations togolaises militantes, leur exprimer la reconnaissance de l’UFC pour leur foi dans notre lutte commune et les assurer de notre engagement résolu à leurs côtés pour le triomphe de la liberté, de la justice et de la démocratie dans notre cher pays, le Togo.

Je m’incline respectueusement devant la mémoire de tous ceux qui sont tombés au cours de cette longue lutte, emportés par !es dérives d’un système implacable. Je prie les familles éplorées de trouver ici l’expression renouvelée de toute notre compassion.

Je rends hommage au courage de tous ceux qui, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, civils et militaires, ont souffert moralement et physiquement et continuent de souffrir encore, victimes de l’injustice, de l’arbitraire et de la discrimination, abusivement licenciés ou mutés de leur poste, emprisonnés, maltraités, torturés et contraints à l’exil pour leurs opinion et appartenance politiques. Je n’oublie pas les réfugiés, les déplacés et tous ceux dont les biens ont été saccagés, pillés, détruits.

Je salue nos invités à ce Conseil National, tout particulièrement les représentants des autres partis de I’opposition démocratique, ceux du Corps diplomatique et des organisations de la société civile ainsi que ceux de la presse. Leur présence nous honore et témoigne de l’intérêt qu’ils portent à nos travaux et du soutien objectif qu’ils apportent aux valeurs de démocratie, de droits humains et d’Etat de droit que nous défendons. Qu’ils soient assurés de notre amitié et de notre reconnaissance. La lutte pour la libération d’un peuple est une noble cause qui concerne tous les hommes de bonne volonté.

Mesdames et Messieurs les Délégués,
Honorables invités,

Cette année 2007 verra la poursuite de la mise en oeuvre de l’Accord Politique Global (APG) signé à Lomé le 20 Août 2006 dans le cadre des 22 engagements souscrits le 14 Avril 2004 par le gouvernement togolais à l’issue des consultations avec l’Union Européenne.

L’APG résulte des exigences de nos populations, relayées par les partis politiques de l’opposition démocratique pour la résolution de la crise politique née des atteintes graves et massives aux droits de l’homme, du déni de démocratie ainsi que des violations de la Constitution et des lois électorales. Cette crise est aggravée par les répressions sanglantes d’avant, pendant et après l’élection présidentielle du 24 Avril 2005.

L’Accord Politique Global, malgré ses insuffisances avérées, est, au regard de ce drame national, un instrument de dernière chance pour rétablir la confiance et la paix entre les Togolais. Il recommande des réformes constitutionnelles et institutionnelles, nécessaires à l’instauration de la démocratie, de l’Etat de droit et de !a bonne gouvernance.

L’APG préconise en particulier la tenue d’élections législatives dont l’organisation et les résultats devront apporter à nous-mêmes et à la Communauté internationale, la preuve que notre pays s’engage résolument dans un processus irréversible de démocratisation et de changement.

L’opinion et l’action de chaque Togolaise et de chaque Togolais sont à cet égard déterminantes, tant pour exprimer les choix que pour faire respecter ceux-ci et les faire traduire dans des actes démocratiques et de paix durables.

Notre Conseil National a précisément pour tâche de définir les stratégies de mobilisation des populations togolaises autour de thèmes qui pourront éclairer les électeurs sur les vrais enjeux des prochaines élections législatives. Il importe à cet effet d’orienter les débats sur la nature profonde et le fonctionnement réel du pouvoir en place et de cibler les problèmes de proximité qui, dans les différents secteurs de développement et sous des aspects économiques, sociaux, politiques et culturels préoccupent les Togolais dans leur vie quotidienne.

C’est également l’occasion de rappeler certaines des propositions contenues dans le Manifeste de notre parti, relatives à la sensibilisation et à la formation professionnelle de la jeunesse ; à l’instauration d’une société où la femme et l’homme seront à égalité de véritables partenaires du développement et de l’action politique à tous les niveaux ; à l’intégration des personnes handicapées ; à la lutte contre le paludisme et la pandémie du sida, et tout ce qui, dans notre projet de société sur l’éradication de la pauvreté, constitue la quintessence de notre politique de solidarité nationale. Ceci, afin de donner une chance égale à tous les Togolais.

Le Conseil National devra en outre, discuter et entériner les positions déjà exprimées au nom du parti, en accord avec le Bureau national, par nos représentants dans les organes de mise en oeuvre de l’Accord Politique Global.

A cet égard, nous nous félicitons de la fermeté avec laquelle l’opposition démocratique, dans un souci de transparence et pour limiter les opportunités de fraude, a exigé et obtenu le mode de recensement permettant la délivrance sur place d’une carte d’électeur numérisée, avec photo et empreinte digitale du titulaire.

Nous ne saurions par contre approuver l’initiative d’introduire le vote dans le mode de décision de la CENI parce qu’elle constitue une violation flagrante de l’esprit et de la lettre de l’APG.

Quant au mode de scrutin, notre préférence va au scrutin uninominal majoritaire à deux tours, inscrit dans la Constitution massivement approuvée par le Peuple togolais au référendum de septembre 1992.

Le Conseil National, en prévision des prochaines élections législatives, devra procéder à l’examen de questions d’importance pour le Parti, notamment:

– la mise en place des différents Comités d’étude et d’action,
– l’estimation des besoins en ressources humaines et financières,
– l’organisation des moyens de communication,
– la sécurité et la protection de nos candidats au cours de leur campagne,
– la sécurisation de la transmission des résultats des bureaux de vote aux CELI et des CELI à la CENI, etc.

Je fais confiance aux membres du Conseil pour prendre, sur toutes ces questions, des résolutions et recommandations pertinentes garantissant la bonne organisation de notre parti en vue de la victoire.

Le Conseil National devra par ailleurs définir, sur tous les problèmes en rapport avec la mise en œuvre de l’Accord Politique Global, des stratégies conformes aux lignes de réflexion et d’action adoptées par le parti après concertation entre les organes directeurs et les fédérations sur toute l’étendue du pays et qui répondent aux attentes de l’immense majorité de nos populations. Car notre parti, l’Union des Forces de Changement, jouit d’une large audience nationale et d’un privilège indéniable, celui de cristalliser autour de ses valeurs, emblèmes et symboles, une démocratie d’opinion réelle et agissante.

Honorables invités,
Mesdames, Messieurs,

Aujourd’hui, les populations togolaises, dans leur immense majorité, comprennent et approuvent la non participation de l’UFC au gouvernement dit d’union nationale.

A la vérité, si l’UFC a engagé des discussions préalables dans le cadre d’une consultation bilatérale avec le RPT sur tous les points, y compris les plus délicats comme la réforme de l’armée et ta cessation de l’impunité, et de la corruption, c’est pour déblayer le terrain afin d’éviter tout blocage préjudiciable à l’apaisement.

Dès lors, l’UFC considère que la période de mise en oeuvre de l’APG devrait être celle d’une concertation et d’une cogestion entre toutes les forces politiques.

Le Facilitateur du Dialogue inter togolais, Son Excellence le Président Blaise COMPAORE, Président du FASO, à qui je réitère un hommage sincère et mérité, l’a si bien compris qu’il a proposé que la forme et la composition du gouvernement d’union nationale fassent l’objet de consultations avec les partis politiques et de suggestions par le Comité de Suivi.

Rien de tout cela n’a été pris en compte par le pouvoir. Au contraire, c’est la réédition de toutes les dérives que nous voulions éviter en allant au Dialogue inter togolais, à savoir l’affectation d’office et sur une base totalement arbitraire, de plus de la moitié des postes ministériels et non des moindres au parti du Chef de l’Etat; la nomination à des responsabilités ministérielles, comme pour prime à la violence, de personnalités indexées dans les rapports des Nations Unies et des Organisations de défense des droits de l’homme.

Animé du souci constant de répondre aux attentes des populations togolaises, l’UFC ne pouvait pas entrer dans ce gouvernement à des conditions imposées, contraires à l’esprit de I’APG, et aux intérêts des populations togolaises qui, jour après jour, se forment une opinion défavorable sur la mise en oeuvre de I’APG.

LAPG est un état d’esprit qu’il faut comprendre et accepter au nom de la réconciliation et de la paix entre tous les fils de ce pays sans exclusive. Il ne se limite pas à un gouvernement mais constitue une série d’actions et de dispositions qui s’articulent et se complètent. C’est la raison pour laquelle l’UFC demeure dans le processus pour pouvoir participer à sa mise en oeuvre dans les organes appropriés et veiller à ce que les prochaines élections législatives soient transparentes et crédibles pour que des urnes, se dégagent des résultats conformes aux choix des électeurs et proclamés comme tels.

Mesdames, Messieurs,

L’UFC est un parti de grande assise nationale qui se caractérise par une démocratie participative. Une force vivante, présente partout et jusque dans les coins les plus reculés du pays. Elle porte la marque de l’Ablodé qui a conduit résolument le Peuple togolais à l’indépendance par une stratégie de lutte non violente. Voilà pourquoi nous privilégions la négociation et le dialogue pour arriver au changement avec le programme politique et le projet de société que nous proposons.

Les négociations pour la démocratie, le progrès et la paix dans notre pays m’ont conduit dans nombre de pays comme la France, l’Allemagne, la Belgique, la Grande Bretagne, le Canada, les Etats-Unis d’Amérique et à travers les capitales africaines. Pour la France, chaque fois que l’occasion m’a été donnée, j’ai pris part à nombre de manifestations organisées par la section France de la Fédération Internationale de l’UFC.

J’ai toujours été impressionné par le niveau de conscience et d’engagement de mes compatriotes de la diaspora. En particulier, avant, pendant et après la présidentielle d’avril 2005, la diaspora togolaise a donné la dimension de sa capacité et de sa générosité. Je tiens à adresser à toutes et à tous, mon appréciation et ma considération.

Le projet de société de l’UFC accorde à cette diaspora, une place de choix dans la construction de la nouvelle société togolaise. Ce projet de société accorde également une place prépondérante à la jeunesse et à la femme.

Nous devons être à l’écoute des préoccupations de la jeunesse qui n’aspire qu’à prendre une part active dans l’élaboration et la mise en œuvre de décisions et programmes de développement qui engagent son avenir.

Cette jeunesse, nous devons l’exhorter à connaître l’histoire de son pays, à apprécier les valeurs qui ont sous-tendu le combat des Pères fondateurs de notre indépendance et de notre Nation.

Ainsi, saura-t-elle qu’il ne faut jamais faire des choix politiques pour des avantages matériels personnels d’un moment, mais toujours dans l’intérêt supérieur du pays.

Ainsi, saura-t-elle également chercher à pénétrer les fondements des événements qui ont marqué notre histoire et ne célébrer que ceux qui rapprochent les esprits et soudent le sentiment d’appartenance à une même nation. C’est à ce prix que la jeunesse togolaise sauvera le pays et se préparera un avenir de concorde et de paix.

S’agissant des femmes togolaises, je les sais courageuses et laborieuses. Elles sont d’un patriotisme exemplaire, car elles entretiennent très précieusement le flambeau de leurs aînées qui ont lutté avec vaillance pour l’indépendance de notre pays. Mères de famille, les femmes togolaises excellent aussi bien dans le commerce, que dans l’agriculture, l’industrie et les activités culturelles. Aujourd’hui elles sont les plus exposées aux conséquences dramatiques de la pauvreté et de la misère.

Le programme de société de l’UFC prend justement en compte cette situation en mettant un accent concret sur la formation de la jeune fille, l’accessibilité de la femme aux ressources économiques et financières et sa pleine implication dans la gestion des affaires de la cité.

Il faut une bonne fois pour toutes mettre un terme à la politique de discrimination et d’exclusion. Tout pays qui prétend faire une politique nationale doit réunir un consensus sur les problèmes nationaux et la manière de les résoudre au mieux des intérêts de tous.

De plus notre pays ne peut pas rester dans la situation où nous le voyons s’enfoncer de plus en plus dans un pouvoir clanique et archaïque qui continue d’asservir le Peuple souverain par l’intimidation et l’utilisation de la violence. Nous devons ensemble nous attacher à corriger cet état de choses et y réussir nécessairement. C’est ainsi que notre pays, réconcilié avec lui-même, regagnera la confiance de la Communauté internationale et retrouvera sa place dans le concert des nations.

La Communauté internationale doit être présente à nos côtés pour jouer un rôle visant à redresser cette situation déplorable, aider au retour et à la réinsertion de nos compatriotes en exil et mettre un terme à une crise politique qui dure depuis plus de quatre décennies.

A cet égard, il n’est pas inutile de revenir sur le rôle néfaste joué par la CEDEAO dans l’élection présidentielle du 24 avril 2005 malgré toutes les mises en garde de l’opposition démocratique. Ce rôle de la CEDEAO est le contre exemple de ce que la Communauté internationale devra faire.

En effet les contradictions entre la CEDEAO et la Commission de l’Union Africaine (UA) ont coûté au peuple togolais plusieurs centaines de vies humaines sans compter les réfugiés, les déplacés, les blessés graves et les biens détruits.

Nous tendons la main à tous ceux qui partagent notre idéal. A ceux qui ne le partagent pas, nous souhaitons qu’ils sortent de leurs errements, qu’ils se modernisent et apprennent à résoudre les problèmes d’un monde en pleine transformation dans cette ère de la mondialisation mue par une course effrénée au progrès scientifique et technologique.

L’UFC entend donc demeurer dans le processus de l’APG mais en gardant une distance critique et en s’attachant au devoir de vérité afin de sauver la République et la Démocratie.

Notre Conseil National doit poser les jalons nous permettant d’atteindre ces objectifs du parti. Je fais entièrement confiance à tous les camarades qui autour de moi accomplissent un travail remarquable d’intelligence, de qualité et de dévouement.

Je veux mentionner les Vice-présidents, le Secrétaire Général, les Conseillers, tous les membres du Bureau National, les Présidents et les Coordonnateurs des Fédérations, les Présidents et les membres des Commissions permanentes.

J’ai une pensée affectueuse et tout à fait spéciale pour notre Premier Vice-Président Emmanuel BOB AKITANI à qui, en notre nom à tous, je réitère nos vœux de prompt rétablissement.

A nous tous, de la direction jusqu’aux militants de base, je dis que la tâche constructive que nous avons entreprise et que nous poursuivons ensemble, avec courage, dans un esprit de sacrifice et d’abnégation, n’a meilleure récompense que le sauvetage et la prospérité de notre pays bien aimé, le Togo.

Puisse le Seigneur Tout Puissant continuer de nous assister dans l’accomplissement de cette noble tâche !

Mesdames et Messieurs les membres du Bureau National de l’UFC, Mesdames et Messieurs les Délégués fédéraux, Honorables invités, Mesdames, Messieurs,

C’est sur cette prière que je déclare ouverts les travaux du Conseil National de l’Union des Forces de Changement !

VIVE L’U F C ! ET VIVE LE TOGO !

ABLODE !… ABLODE !… ABLODE GBADJA !…

Je vous remercie.