26/06/2022

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Réunion-débat: Paix pour la Côte d’Ivoire

Avec des responsables syndicaux africains initiateurs de l’«Appel pour une Conférence des organisations de travailleurs pour la paix, pour dire : “ Non, à la guerre en Côte-d’Ivoire !” »

Samedi 19 juin 2004 – 15H

De jour en jour, la situation en Côte d’Ivoire ne fait que se dégrader. De toutes parts, fusent les plus vives inquiétudes que la logique d’affrontement qui s’installe ne conduise à une relance de la guerre… Comment, en effet, ne pas être inquiet avec les récents événements auxquels nous assistons (25/26 mars 2004 : tirs contre la foule, assassinats, tueries sauvages, exécutions sommaires dans les commissariats qui, selon le Rapport de la Commission d’enquête de l’ONU en Côte d’Ivoire, ont fait plus de 100 morts ;

18 mai : approfondissement de la crise avec le limogeage, par un décret présidentiel, de trois ministres du «gouvernement de réconciliation nationale» de Côte d’Ivoire ;

21 mai : aggravation de la crise gouvernementale avec la démission de fait du premier ministre par une lettre au président l’informant notamment qu’il n’était plus “en mesure de convoquer le conseil de gouvernement, ni de participer aux travaux du conseil des ministres (…)” ;

29 mai : manifestations et meetings croisés, à Abidjan à l’appel des « jeunes patriotes » favorables au président de Côte d’Ivoire et, à Bouaké, à l’appel des ministres des « Forces nouvelles » qui se sont repliés dans le nord du pays après avoir été limogés du gouvernement ) ?

Alors que l’escalade s’installe et que la crise s’approfondit, les tueries continuent en présence même des troupes de l’ONU qui poursuivent tranquillement leur déploiement en Côte d’Ivoire où elles viennent renforcer la présence militaire étrangère, particulièrement, celle, française, de l’opération Licorne.

La situation en Côte d’Ivoire ne rejoint-elle pas celle que nous voyons actuellement au Soudan, au Congo démocratique et dans bien d’autres pays où le déploiement de troupes étrangères au nom de la mise en application d’« Accords de paix » conduit à l’aggravation des crises avec leurs massacres ?

Peut-il y avoir une solution avec les troupes étrangères lorsque nous savons le rôle qu’elles jouent depuis plus de 10 ans avec les génocides de 1994 au Rwanda et au Burundi ?

Au moment où le groupe Bolloré vient d’annoncer son retrait total du négoce du café-cacao en Côte d’Ivoire, alors que de nouveaux marchés sont conclus au profit d’autres multinationales et grandes puissances, que la présence du président de Côte d’Ivoire est annoncée au Sommet du G8 aux Etats-Unis, n’est-on pas fondé à constater que l’aggravation de la crise dans ce pays a pour véritable enjeu les rivalités entre firmes multinationales et grandes puissances pour le contrôle de ces marchés de centaines de milliards de francs à travers lesquels s’organise le pillage des ressources de ce pays ?
N’est-ce pas au peuple ivoirien qu’il revient de disposer de ses richesses et de décider ?

Les événements actuels ne donnent-ils pas toute sa force au constat fait par les responsables syndicaux initiateurs de l’Appel pour une Conférence des organisations de travailleurs pour la paix, pour dire : « Non à la guerre en Côte d’Ivoire ! » lorsqu’ils disent :

« A chaque fois qu’il semble y avoir des avancées vers la paix, elles sont remises en cause ; c’est pourquoi nous avons décidé d’agir pour que s’arrête cette guerre qui saigne nos populations en appelant à l’unité des travailleurs et de leurs organisations dans tous nos pays ainsi qu’au-delà, pour la paix en Côte-d’Ivoire » ?

Pour débattre de toutes ces questions, vous êtes invités à participer à cette Réunion-Débat qui se tiendra à la

Bourse du travail – Salle Jean Jaurès
3, Rue du Château d’eau – 75011 Paris
Métro : République