04/12/2022

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Aléké et Dagbovi font la grève de la faim

Jude Prudence Aleke et Jean Baptiste Dagbovié sont en grève de la faim depuis lundi dernier à la prison civile de Lomé. Les deux opposants togolais, membres de l’Union des Forces de Changement (UFC) de Gilchrist Olympio et de « Quelle solution pour le Togo » comptent ainsi protester contre leurs conditions de détention – « violations flagrantes des droits et libertés », selon le communiqué de presse annonçant le mouvement de protestation. Jude Prudence Aleke, membre fondateur de l’UFC est actuellement le secrétaire-général-adjoint du bureau fédéral de la Jeunesse du cinquième arrondissement, Jean Baptiste Dagbovié est Vice-Président en exercice de la Jeunesse de Lomé-Commune-Golfe.

Libération immédiate et inconditionnelle

Jude Prudence Aleke enlevés à son domicile et Jean Baptiste Dagbovié enlevé dans la rue, sont emprisonnés depuis le 7 mai 2003. Incarcérés sans mandat d’arrêt ni d’amener, ils sont détenus, dans de pénibles conditions, depuis plus de deux mois, 63 jours exactement à la Sûreté Nationale (Direction Générale de la Police Nationale) au mépris de la législation en matière de garde à vue. Celle-ci prévoit en effet un délai maximum de trois jours. Ce non-respect des lois est monnaie courante au Togo. Prisons, camps, régiments, garnisons, centres de police et de gendarmerie sont de véritables lieux de non droit pour les détenus sur toute l’étendue du territoire togolais.

Principale revendication des grévistes de la faim: leur libération immédiate et inconditionnelle ainsi que celle de tous les détenus politiques arrêtés avant, au cours et après les dernières élections présidentielles togolaises, celles de la honte pour l’opposition togolaise. Les prisonniers politiques souhaitent également la libération de tous les anciens détenus politiques qui devraient être libérés conformément aux lois d’amnistie de 1994 et 1996. Officiellement en liberté, ils auraient été transférés vers d’autres lieux d’incarcération sur le territoire togolais. Ils réclament également la libération de certains prisonniers détenus aux motifs fallacieux alors qu’ils le sont, en réalité, pour des raisons politiques. Enfin, Jude Prudence Aleke et Jean Baptiste Dagbovié souhaitent que prenne fin le harcèlement des médias privés.

La rédaction letogolais.com