01/07/2022

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CAP: Pétition pour la relance du processus démocratique au Togo

Le 27 septembre 1992, le peuple togolais adopta à plus de 90% la Constitution de la IVème République au cours d’un référendum où tous les acteurs du jeu politique togolais d’alors, toute mouvance confondue avaient appelé à son adoption.

Dix ans après l’adoption de cette loi fondamentale, en dépit des dispositions pertinentes contenues dans celle-ci et dont le respect devrait contribuer à l’édification d’un Etat de droit et de démocratie, le Togo reste une terre de violations constantes des droits humains, de confiscation des libertés fondamentales individuelles et collectives, de pillage systématique de ses ressources par quelques-uns uns de ses fils au détriment des autres. Ce faisant, l’espoir suscité il y a une décennie, au sein de la population togolaise à l’adoption de cette loi fondamentale, sur l’engagement du Togo sur la voie de la démocratie et de l’Etat de droit, a, chaque jour un peu plus, cédé la place à la désillusion devant les multiples coups de forces portés à notre démocratie naissante.

Le coup de grâce porté au blocage du processus démocratique est la modification par les parlementaires, de la Constitution de la IVème République intervenue le 30 décembre 2002. En effet, sans que les députés de la présente Assemblée Nationale du Togo, élus dans les circonstances connues de tous, puissent réellement démontrer en quoi les dispositions de la présente loi fondamentale expliquent la situation sociopolitique précaire et critique que connaît le Togo depuis plusieurs années maintenant, ils se sont empressés de modifier une trentaine d’articles de notre Constitution, créant ainsi des conditions propices au retour d’un système politique semblable à celui que les Togolais ont connu et vécu dans les années 70 et 80.

Conscients des dérives dans lesquelles les dispositions de la Constitution de la IVème République réécrite – fruit d’un nième coup de force porté à notre démocratie naissante et pas certainement le dernier – par les parlementaires togolais pourront engager notre pays, nous, les forces vives de la société civile réunies au sein de la Coalition pour une Alternance Pacifique (CAP) au Togo, lançons la présente campagne de collecte de signature pour :

1- demander aux autorités togolaises de revenir sur l’ensemble des textes adoptés par la classe politique togolaise et qui ont été unilatéralement modifiés par le pouvoir en place

2- demander à la communauté internationale et au Président français Jacques CHIRAC, lui-même garant de l’Accord Cadre de Lomé, de veiller à ce que le Président togolais, Gnassingbé Eyadema respecte les engagements qu’il a pris dans le cadre de cet accord devant le président français de passage à Lomé

3- demander à la communauté internationale d’user de toute son influence pour créer et garantir au Togo, les conditions d’une alternance pacifique en cette année 2003.

Coalition pour une Alternance Pacifique


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PRENOMS
SIGNATURE