03/10/2022

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Conspirations familiales à la tête du Togo

AFP-15/04/09 – Le frère du président togolais, Kpatcha Gnassingbé, membre influent du parti au pouvoir et député, a été interpellé, mercredi 15 avril, devant l’ambassade américaine à Lomé, a-t-on appris de sources diplomatiques concordantes. La pression s’était accentuée depuis quelques jours autour de l’ancien ministre de la défense. Dans la nuit de dimanche à lundi, des militaires ont investi son domicile, pour arrêter des « militaires et civils soupçonnés de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat ».

« Des informations relatives à une atteinte contre la sûreté de l’Etat sont en cours de vérification depuis un certain temps au niveau des services de sécurité, et les principales personnes soupçonnées faisaient naturellement l’objet d’une surveillance », avait expliqué le procureur de la République. Le président togolais, Faure Gnassingbé, devait quitter Lomé dimanche soir pour Pékin, mais il a finalement reporté son départ en raison de la situation.

« EXCELLENCE, VOUS VOUS RENDEZ OU JE VOUS TUE »

Selon des témoins, des hommes fortement armés avaient « attaqué et pillé » le domicile du député du Rassemblement du peuple togolais. Dans l’entourage du frère du président, on affirme que l’opération a été menée par des « éléments fortement armés » d’une unité d’élite de l’armée. « Ils ont neutralisé les militaires qui surveillaient la maison. M. Gnassingbé était présent mais n’était pas dans les chambres visées par les assaillants. Ils avaient encerclé tout le bâtiment, tirant dans tous les sens pendant au moins trois heures », a précisé un proche du député.
« Excellence, vous vous rendez ou je vous tue. En tout cas aujourd’hui, c’est la mort », aurait lancé le colonel menant l’opération à l’attention de Kpatcha Gnassingbé. A l’intérieur de la demeure, les murs et certaines fenêtres et portes étaient criblés d’impacts de balles, selon un journaliste de l’AFP.

A moins d’un an d’une élection présidentielle, la rivalité entre les deux frères, tous deux candidats, met en péril le parti au pouvoir, le Rassemblement du peuple togolais, fondé par le père des deux rivaux, Gnassingbé Eyadéma, qui dirigea le Togo d’une main de fer pendant trente-huit ans jusqu’à sa mort en février 2005.