29/11/2022

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Cri de rage: Chirac donne la victoire du 24 avril à Faure

Selon des sources sûres, formelles et concordantes proches du Château de l’Elysée, le président français, Jacques Chirac, a décidé d’accorder la victoire des présidentielles du 24 avril à Faure Gnassingbé, le fils de son «ami personnel». Mercredi 27 au plus tard, la Commission électorale nationale indépendante proclamera Faure vainqueur à hauteur de 51-52 % des suffrages. C’est la décision que Jacques Chirac a prise et veut imposer au peuple togolais coûte que coûte.

Dans les urnes du 24 avril, la victoire de Bob Akitani est plus nette qu’en juin 2003. La plupart des procès-verbaux ont été trafiqués et permutés en faveur de Faure selon le bon vouloir de Jacques Chirac demandant à l’opposition de se débrouiller pour gagner les législatives. Le communiqué élyséen de légitimation de la victoire de Faure est prêt à diffusion qui reprendra celui de juin 2003 reconnaissant l’élection du père dans des conditions similaires. Ainsi que ceux de ses pairs françafricains tels que Mamadou Tandja, président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest dont le rôle a été calamiteux le long de la gestion de la crise successorale au Togo, décrédibilisant au maximum une CEDEAO qui aura du mal à s’en remettre, et tous les membres de la corporation de l’Union africaine soupçonnés de velléités dynastiques: Bongo, Déby, Kadhafi, Mubarak, etc., voire Wade, Kérékou et consorts.

Jacques Chirac entend peser de tout son poids dans la balance pour que la sanction communautaire qui frappe le Togo depuis 1993 soit levée à Bruxelles, et que le pognon commence à circuler de nouveau en toute bonne conscience françafricaine…

Maintenant que les masques sont jetés, que les dés sont pipés, reste la parole définitive, celle qui vaut vraiment, celle qui est sacrée et divine: la parole du peuple togolais qui transcende celle des leaders politiques toujours prépositionnés sur le plateau de la Non-violence, du Dialogue, de la Prière, de la Réconciliation et de la Paix.

Le Togo n’est pas et n’a pas à être un «domaine réservé» de la France chiraquienne où des bandits en queue de pie de Supermenteur viennent nous asservir comme des esclaves dans leurs plantations de canne à sucre en nous imposant des choix qui ne sont pas nôtres.

La liberté, l’indépendance et la souveraineté ne sont que des idées. C’est dans l’action qu’elles trouvent leur existence réelle et palpable. L’Ukraine et la Georgie ainsi que d’autres peuples à travers le monde comme sur notre continent, et je pense à l’Afrique du Sud, nous montrent la voie. La mobilisation doit continuer jusqu’à la victoire finale de notre peuple. Notre hymne national nous invite constamment. Et tant pis pour les non-violents, les dialogueurs, les prieurs, les réconciliationneurs et les «paixeurs».

Le président français Jacques Chirac vient de décider d’imposer, à tout prix, au prix du sang des Togolais, Faure Gnassingbé comme président de notre pays. Il ne reste qu’à proclamer urbi et orbi cette décision autiste et morbide. La balle de fusil est dans notre camp maintenant, Togolais. Ne parlons plus de «démocratisation» mais de décolonisation. Comme dans les années 40, 50 et 60. Rien n’a changé pour nous autres Togolais sous les cieux à partir du moment où nous sommes empêchés de choisir librement nos dirigeants.

Bordeaux, 25 avril 2005
Comi M. Toulabor
CEAN-Sciences-Po Bordeaux