25/06/2022

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Dahuku PERE: voeux 2004 des rénovateurs

MESSAGE DE VŒUX DES RENOVATEURS A L’OCCASION DE L’ANNEE NOUVELLE 2004

Chers compatriotes,

Au seuil de cette nouvelle année 2004 qui commence, nous le croyons profondément, sous de bons auspices, j’ai l’immense privilège de m’adresser, au nom de la Direction du Courant des Rénovateurs et de l’ensemble des forces progressistes amies, à tous nos compatriotes, ainsi qu’aux amis et partenaires du Togo, pour partager les rêves toujours vivaces de liberté, de justice et de paix de notre peuple et de tous ceux qui cherchent sincèrement son bien. A vous tous, nous souhaitons vivement que cette année 2004 voit le plein accomplissement de tous vos vœux individuels et collectifs les plus chers !

C’est sous cet augure de bon aloi, que nous saisissons l’occasion pour faire, à l’adresse de vous tous, et plus particulièrement du peuple togolais, un bref bilan de notre lutte de libération durant l’année écoulée et formuler à grands traits les souhaits que sincèrement nous aimerions voir s’accomplir, avec le concours de tous et pour le bien de tous, au cours des évolutions ultérieures prévisibles. A cet effet, il convient d’avoir les pieds solidement sur terre, la conscience et l’intelligence rivées sur la réalité de la situation objective grave qui prévaut, afin que notre espérance revivifiée et purifiée émerge, lumineuse, hors de la brume des illusions inhibitives.

Chers compatriotes,

Il est réconfortant de noter que l’année écoulée, en dépit de la situation profondément dégradée qu’elle nous lègue, s’est révélée plutôt comme une année particulièrement riche et fructueuse pour notre lutte de libération. Celle-ci y a gagné en ampleur, en profondeur, en vigueur et en efficacité.
L’événement marquant aura été le scrutin présidentiel de juin 2003. Cet événement capital a mis en exergue cinq nouvelles donnes fort encourageantes qui doivent retenir notre attention pour mieux appréhender la situation, enraciner plus en profondeur notre engagement politique et social, stimuler et soutenir nos actions et nos efforts, justifier les sacrifices qui seront demandés à chaque citoyen et à chaque citoyenne, non seulement pour la continuation et le triomphe de la lutte, mais surtout pour la reconstruction nationale et l’édification de la nouvelle société pour laquelle nous nous battons.

La première de ces donnes nouvelles s’est traduite, au cours de ce scrutin historique, par la levée totale du voile d’hypocrisie, de mensonge et de trahison qui couvrait jusque là les réelles visées politiques des différents acteurs impliqués dans la crise sociopolitique togolaise.
D’un côté, s’était exprimée clairement l’aspiration profonde de notre peuple à la démocratie, à la liberté, à la justice, au bien-être et à la paix, à travers un votre massif à plus de 90 % des suffrages contre le régime dictatorial en vigueur. De l’autre côté, s’était également exprimée sans la moindre ambiguïté, la volonté obstinée des conservateurs du pouvoir de s’opposer par la force à cette aspiration légitime et de maintenir le pays sous un régime tyrannique de contre-valeurs qu’ils se sont ingéniés à consolider par la violence, une décennie durant. Car, plus que le triomphe de l’arbitraire sur la légitimité démocratique et la légalité républicaine, c’est un coup d’arrêt brutal et définitif que la mouvance présidentielle a voulu porter au processus d’instauration de la démocratie et de l’Etat de droit au Togo. Le message a été clair.
Mais, entre le pouvoir dictatorial et le peuple opprimé et spolié, se sont interposés des leaders d’une opposition divisée par des ambitions égoïstes, incapable d’incarner collectivement l’aspiration populaire pour défendre ensemble, dans l’unité et la solidarité militante, la légitimité démocratique.
Finalement, le peuple s’est retrouvé à la fois spolié de sa victoire électorale par le pouvoir dictatorial qui s’oppose au changement et trahi par ceux-là mêmes qui, à travers leur message électoral unanime, avaient prétendu assumer son destin en le conduisant à la victoire. Cette situation dramatique a eu toutefois le mérite de clarifier, pour de bon, les réelles intentions des différents protagonistes de la crise togolaise. Elle apporte un éclairage salutaire sur l’écart qui peut exister entre l’approche sentimentale et la démarche intellectuelle et rationnelle dans l’engagement politique et enseigne, dans le même temps, sur les conséquences désastreuses qu’on encourt en les confondant abusivement. Ce faisant cette nouvelle donne place, sans détour, chaque togolais et chaque togolaise devant ses responsabilités politiques personnelles. En soi, elle constitue donc une avancée politique significative, car elle ne manquera pas, tel est notre vœu, d’influer positivement sur notre perception de la chose politique et déterminer dorénavant nos réflexes en conséquence.

La deuxième donne apparaît dans la réduction des choix relatifs aux voies de règlement de la crise que l’option dictatoriale du pouvoir en place laisse au peuple Togolais.
Sous ce registre, la situation créée par le coup de force perpétré par la dictature contre la légalité républicaine et la légitimité démocratique a contribué, d’une part, à exacerber la crise sociopolitiques et, d’autre part, à réduire considérablement les choix possibles relatifs aux voies de son règlement. En effet, face à un pouvoir tyrannique et oppressif qui s’oppose de façon constante, par la force et la violence politique, aux aspirations légitimes de notre peuple et aux intérêts vitaux de la Nation, qui pourra se croire fondé à affirmer qu’il est raisonnable et juste de demander au peuple togolais, victime de l’arbitraire le plus criard, de renoncer définitivement à sa souveraineté, à son droit inaliénable à la liberté, à la justice, au progrès et au bien-être, au nom d’une conception contrefaite de la paix et de la sécurité ? Car, c’est justement pour conquérir et mieux jouir de ces précieuses valeurs que tous les peuples du monde entier ont, en tous temps, chéri, recherché et poursuivi, au prix de lourds sacrifices, la paix et la sécurité en combattant les armes à la main. En clair, la paix et la sécurité ne s’échangent pas contre la domination, l’oppression, l’exploitation, les injustices, la pauvreté et la misère matérielle et morale des peuples et des Nations. C’est bien plutôt dans ces valeurs et en vue de leur protection et pour leur libre jouissance que la paix et la sécurité s’enracinent et se justifient. La paix et la sécurité ne sont donc pas des valeurs en soi, substitutives des droits naturels inaliénables des peuples et des citoyens.

Forts de ces enseignements dont la pertinence historique ne peut être contestée, les Rénovateurs et leurs amis politiques, croient et affirment qu’il y a des situations de gouvernance qui placent et engagent les peuples et les Nations dans une position et dans des actions de légitime défense à l’égard de ceux qui les gouvernent, pour assurer leur survie et garantir leurs droits. Telle est la nouvelle donne politique au Togo. Aussi, nous apparaît-elle comme une avancée positive, dans la mesure où elle nous force sans détour à choisir entre la confrontation et le dialogue. Et ce choix incontournable tient plus à la volonté des parties qu’aux moyens dont celles-ci peuvent prétendre disposer pour assurer le succès à leurs options respectives ! Et de ce fait, il est à la portée de tous ! Tel est l’enseignement de l’histoire des Nations !

Voilà pourquoi, restant fidèles à leur attachement au principe de règlement pacifique des conflits politiques par la voie du dialogue, mais aussi étant prêts à prendre leur part de responsabilité et de sacrifices aux côtés du peuple togolais, quoi qu’il advienne, les Rénovateurs et leurs amis politiques, lancent un ultime appel au pouvoir et à tous ses soutiens, les invitant à faire preuve de lucidité et de sagesse, de retenue et de prévoyance politique, en renonçant, alors qu’il est encore temps, à leur option « totalitariste » fondée sur la terreur ; elle est sans lendemain, car condamnée par l’histoire.

Ce n’est pas tout, il y a une troisième donne, d’ordre psychologique et moral, qui découle de la précédente. Elle marque nettement une évolution positive des sentiments et des pensées chez les principaux décideurs de la classe politique et de la société civile.
Au lendemain du scrutin de juin et en dépit des souvenirs douloureux laissés par les expériences passées, la quasi-totalité des décideurs politiques de l’opposition démocratique et de la mouvance présidentielle ont exprimé à l’unanimité leur désir d’engager un dialogue politique et social qui devra déboucher sur la formation d’un gouvernement transitoire auquel participeront les représentants de toutes les tendances. Des propositions concrètes ont même été faites de part et d’autre. Des contacts se nouent lentement pour détendre les relations et décrisper l’atmosphère générale surchauffée à l’extrême lors du scrutin présidentiel. Des échanges de vue sur les enjeux défendus et des concessions raisonnables attendues ou à offrir s’engagent ici et là. Dans l’ensemble donc, il semble qu’il y ait une prise de conscience générale face au désastre national qui engage les acteurs à s’orienter sans tarder vers un dialogue politique et social franc pour mettre fin à cette situation devenue intolérable.
Les Rénovateurs suivent cette évolution avec l’intérêt qu’elle mérite et s’efforcent de l’appuyer de toutes leurs énergies. A cet effet, nous invitons instamment l’ensemble de la classe politique et les forces de la société civile à faire leur possible pour s’accorder et unir leurs efforts afin de favoriser les mutations propices à un règlement pacifique de la crise, en mettant à profit les expériences accumulées et les profondes modifications des rapports de forces en faveur du changement.
Quant à la quatrième donne, elle marque la confirmation et la consolidation du courant des Rénovateurs sur la scène politique nationale comme étant une force politique autonome, composante de l’opposition démocratique togolaise.
C’est incontestablement l’événement politique majeur, le plus spectaculaire de l’année 2003, dont les conséquences positives sur le développement de la lutte patriotique pour le changement au Togo ont été considérables. Son impact sera encore plus déterminant dans les évolutions ultérieures, quel que soit le cours que prendra l’histoire. Sa survenance inattendue marque la fin d’une époque.
Dans un premier temps, les chefs de file des Rénovateurs se sont efforcés, hélas ! en vain, de ramener les partisans de la ligne conservatrice de la mouvance présidentielle à la raison et au simple bon sens, les persuadant de la nécessité de procéder à de salutaires réformes, tant pour le bien de la mouvance elle-même que pour celui la Nation tout entière. Dans un deuxième temps, ils se sont efforcés, (mais hélas !) avec le même insuccès, de convaincre l’opposition traditionnelle, composée pour l’essentiel des partis politiques et des organisations classiques de la société civile politisée, de la nécessité d’unir leurs ambitions à l’espérance de la Nation, dans un esprit de franchise, de loyauté et de solidarité nationale, pour favoriser le changement démocratique dans la paix. A cet effet, ils leur suggéraient sincèrement et avec insistance d’unir leurs efforts à ceux des nombreux libéraux dissidents de la mouvance présidentielle qui leur tendaient ainsi une main patriotique de collaboration, pour constituer plus efficacement un contre-poids décisif à la puissance oppressive de la minorité conservatrice au pouvoir. Le but de la démarche était de forcer, ensemble, la marche vers le changement pacifique. Hélas ! d’un côté comme de l’autre, ils n’ont pas été entendus, encore moins compris.
Cependant, les Rénovateurs, convaincus de la pertinence de leurs vues et de la justesse de leur démarche, n’ont pas perdu, pour autant, courage ni espoir, loin de là ! Aussi, forts de l’audience de plus en plus large dont le courant jouit au sein de la population et encouragés par le soutien de quelques formations et courants politiques qui mesurent bien l’impact stratégique de cette nouvelle donne politique sur l’évolution de la lutte, les rénovateurs ont décidé, avec leurs amis, de participer au scrutin présidentiel de juin dernier, malgré les conditions matérielles et logistiques extrêmes défavorables qui s’ajoutaient à l’hostilité, pour le moins incompréhensible, d’une partie de la classe politique.
Mais, par cet acte audacieux, les Rénovateurs et leurs alliés n’ont pas seulement démontré à la Nation et au monde entier, la sincérité de leur engagement en faveur du changement, la pertinence de leur conception tolérante de la lutte politique, leur capacité opérationnelle à mener avec succès le combat politique en recourant à des stratégies conformes à la culture politique ambiante et au contexte particulier de la dictature togolaise. Bien plus, ils ont aussi, par la même occasion, fourni la preuve que notre peuple dispose, en lui-même, de toutes les ressources nécessaires et de tous les ressorts indispensables qu’il lui faut pour se rendre libre et maître de son destin, dès lors que les leaders s’accordent avec ses aspirations et s’appuient sur son génie. Et les résultats obtenus sur tous les plans, ainsi que les évènements qui s’en étaient suivis conséquemment à l’issue du scrutin attestent largement, au-delà même de nos espérances, que nous y sommes pleinement parvenus. Toutes les vaines tentatives menées par nos adversaires et les ennemis des intérêts du peuple pour jeter de l’ombre sur notre courant, sont irrémédiablement vouées à l’échec. On ne couvre pas sa nudité avec un filet de pêche, pas plus qu’on ne peut se défendre contre l’ardeur du soleil avec la paume de sa main !
Un fait est définitivement établi : le courant des Rénovateurs qui a su préserver ses capacités de résistance et ses forces combatives par un repli stratégique efficace et clairvoyant, déborde aujourd’hui le cercle initial de la mouvance présidentielle. Ses idées novatrices originales, comme des germes fécondants, ont pénétré en profondeur l’ensemble des composantes du peuple. Déjà, les éléments d’avant-garde dans les milieux politiques partisans, au sein de la société civile politiquement engagée et dans les corps de l’Etat, s’en font l’écho en prônant, au sein de l’opposition globale elle-même, la réforme des mœurs politiques et des pratiques sociales ordonnées autour des valeurs nouvelles ; notre message fédérateur est ainsi en marche et sert de ferment mobilisateur à l’échelle nationale. Telle a été notre contribution à la lutte de libération. Elle est réelle et il ne sied pas de la minimiser par une quelconque fausse modestie. Notre souhait le plus cher est de la faire fructifier, au profit de tous et pour le bien suprême de la Nation, par un engagement indéfectible à mener, dans l’unité et la convergence, le peuple à la bataille finale contre la tyrannie.

Enfin nous en arrivons à la cinquième nouvelle donne qui prévaut sur la scène politique togolaise, c’est la confirmation de l’émergence d’une nouvelle légitimité politique incarnée par le ‘militantisme citoyen’ de la jeunesse.
Pour mieux comprendre ce phénomène de la ‘remontée’ du militantisme politique des jeunes, il convient de le situer dans le contexte social global créé par dix années de crise sociopolitique. Cette crise rampante devenue structurelle, a façonné, au fil du temps, un univers social singulier dans lequel les citoyens sont contraints d’abandonner le destin collectif pour s’occuper de leur survie individuelle, en construisant pour soi, au gré de leur puissance personnelle, un microcosme social de contre-valeurs : plus de Nation togolaise, plus de République, plus d’Etat, plus de Loi ni d’institutions républicaines, plus de chose publique ni de services publics, plus de morale, plus de justice, plus de solidarité … Telle est, dans la réalité crue, la situation dramatique, menaçante, créée par dix années de crise au cours desquelles, insidieusement, s’est forgée progressivement une culture de contre-valeurs totalement impropre à la vie humaine et à la citoyenneté, édifiées sur les principes de solidarité, de sécurité et de prospérité collectives, de légitimité et de légalité. Cette situation frustrante, institutionnalisée par le pouvoir en place auquel elle profite, constitue une menace mortelle pour les générations montantes composées en majorité des jeunes citoyens issus des milieux défavorisés du pays.
C’est toute la jeunesse togolaise, issue des villes et des campagnes, de toutes les ethnies, de toutes les régions et de toutes les couches socioprofessionnelles qui est concernée par la situation. Du coup, par la force des choses, les jeunes citoyens prennent conscience qu’au sein des conflits politiques qui opposent la mouvance présidentielle et l’opposition se joue de façon dramatique leur destin individuel et collectif. Cette prise de conscience collective par les jeunes citoyens du sort commun que leur réserve la dictature d’une part, et le risque collectif que leur font courir les oppositions classiques segmentées par des intérêts particuliers d’autre part, imprime une marque particulière à leur perception plus large, plus globale des enjeux et par conséquent à leur engagement politique encore plus solidaire, plus unitaire. C’est cette marque particulière qui caractérise essentiellement la nouvelle légitimité politique dont les jeunes sont heureusement porteurs.
Cette autre nouvelle donne constitue un progrès politique et social considérable autant qu’un réel espoir pour la Nation et la Démocratie. D’ors et déjà, au cours des évènements éprouvants qui ont marqué l’année écoulée, par leur bravoure, leur sens de responsabilité et de sacrifice, les jeunes citoyens ont donné aux plus pessimistes d’entre nous la preuve de leur capacité intellectuelle et celle de leur force morale et physique à peser d’un poids décisif sur le présent et à assumer l’avenir avec dignité. Les Rénovateurs et leurs alliés politiques, non seulement se félicitent à juste titre de compter en très bonne place parmi ceux qui ont compris et salué l’heureux événement, mais aussi et surtout d’avoir investi avec joie tout leur potentiel dans la protection, l’encadrement et la formation idéologique de cette nouvelle génération politique, dans le respect de son originalité et de son esprit d’indépendance. Notre souhait le plus cher est de l’accompagner dans sa grandiose épopée patriotique dont la Nation sera fière, de génération en génération !

Chers compatriotes,

C’est en considérant avec tout l’intérêt qu’ils méritent, ces éléments et facteurs positifs survenus sur la scène politique national pour marquer l’avènement d’une ère nouvelle pour notre lutte de libération, que les Rénovateurs et leurs amis politiques appréhendent l’entrée dans la Nouvelle Année avec un optimisme bien mesuré. Cette année 2004 ne sera pas comme les autres. Elle sera une Année d’exigences, de sacrifices et d’efforts colossaux certes, mais elle sera, avant tout, une Année d’espérance et de bénédictions, par la grâce de Dieu et avec la contribution de tous les enfants de la patrie.

C’est aussi dans cette heureuse perspective que les Rénovateurs et leurs amis politiques, par ma voix, voudraient exprimer la gratitude de la Nation à tous les amis et partenaires du Togo pour leur solidarité soutenue tout le long de sa pénible marche vers la liberté et le progrès.
Notre propre expérience passée et celles d’autres pays nous apprennent que c’est à chaque peuple, confronté aux défis lancés par les mutations sociales inéluctables, de puiser, dans le trésor de son génie, les solutions les plus appropriées. Mais les mêmes expériences nous apprennent également que l’apport des acteurs extérieurs peut s’avérer utile. Voilà pourquoi nous nous ouvrons largement, avec gratitude, à toutes les bonnes volontés qui s’intéressent au sort du Togo en les encourageant à décupler leurs efforts pour un appui plus efficace.

A cet effet, nous voudrions saisir l’occasion de la nouvelle année pour saluer le courage des communautés étrangères installées au Togo qui ont accepté de partager avec notre peuple la situation dramatique que vit le Togo depuis dix (10) ans et les remercier, au nom du peuple togolais, pour leur contribution appréciable aux efforts menés pour faire tourner une économie sinistrée et soulager nos souffrances. Nous les assurons que leur solidarité et leurs investissements matériels et moraux ne resteront pas sans récompenses. Car de meilleurs jours s’annoncent pour nous tous.

Dans le même sens nous voudrions rappeler humblement aux forces progressistes, aux peuples et aux dirigeants des pays de la CEDEAO qu’aucune nation de notre communauté ne peut et ne doit se désintéresser du sort des autres nations. Nous avons un destin commun qui ne peut être forgé sans le partage en commun des valeurs de progrès au plan politique, économique, social et culturel. C’est pourquoi, nous leur lançons un appel pressant de continuer à conjuguer leurs efforts pour trouver des solutions pacifiques, justes et équitables, aux conflits politiques qui endeuillent certaines nations sœurs et menacent la stabilité, la paix et la sécurité dans d’autres, comme le Togo.

A la communauté internationale, nous renouvelons notre sincère reconnaissance pour ses multiples et inlassables efforts déployés pour soutenir les initiatives en vue d’un règlement pacifique, juste et équitable de la crise sociopolitique au Togo. Nous nourrissons l’espoir que le peuple togolais va continuer à bénéficier de son appui bienveillant au cours de la phase critique qui s’ouvre, tant pour soutenir l’effort de lutte que pour l’aider dans la reconstruction, suite à la sortie de la crise.

Chers compatriotes,

Tels sont les vœux que, du fond du cœur, les Rénovateurs et leurs amis politiques, par ma voix, formulent pour chacune et chacun de vous ainsi que pour vos proches, au moment où nous abordons cette nouvelle Année que Dieu nous donne dans tout son Amour et sa grande Miséricorde !

Bonne et Heureuse Année 2004 !
Que Dieu bénisse le Togo et ses enfants !

Maurice Dahuku PERE
(Chef de file des Rénovateurs)