26/06/2022

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Le 5 octobre 2003 : un jour de réflexion pour la relance de la lutte démocratique

Le 5 octobre 1990, les Togolais s’étaient massivement soulevés contre le régime d’oppression qui a soumis le pays pendant près de trois décennies. Ce mouvement insurrectionnel de masse avait réussi à faire vaciller le pouvoir despotique et à lui imposer le droit du peuple togolais à la pluralité des idées, au multipartisme, à la liberté d’expression et à la liberté de l’information. Ce que voulaient les Togolais ainsi insurgés, c’était et c’est toujours la fin du régime de dictature et l’instauration d’un système politique démocratique dans le pays. Et ils l’avaient clairement dit.

Mais des hommes, surgis parfois de nulle part, avaient récupéré le mouvement populaire, mis la masse de la population à l’écart de la lutte ainsi ouvertement engagée et enfoncé le processus de démocratisation dans des voies qui permirent la restauration du régime de dictature étape par étape. Les « élections » présidentielles du 1er juin 2003 furent l’aboutissement final de cette restauration. Treize ans après le 5 octobre 1990, le pays fut ainsi totalement ramené à la case de départ, et la population totalement remise sous la botte.

Dans quelques jours, les Togolais vont commémorer le 13e anniversaire du 5 octobre 1990. Ce jour anniversaire ne peut être une occasion de glorification, mais un jour de recueillement, un jour de réflexion, surtout un jour de bilan, bilan de la politique dominante d’opposition conduite depuis la conférence nationale. Le retour en force du régime RPT et sa consolidation par les « élections » présidentielles de juin 2003 montrent déjà que ce bilan n’est pas glorieux.

La commémoration de ce 13e anniversaire du 5 octobre 1990 est en conséquence une invitation à tous ceux qui veulent le changement du régime politique d’accepter de définir et de conduire une nouvelle politique d’opposition capable de mettre un terme à la dictature et capable d’instaurer un régime politique démocratique dans le pays.

La CDPA-BT estime une fois de plus qu’une telle politique passe nécessairement par l’émergence d’une force alternative d’opposition. C’est pourquoi elle invite tous les Togolais à adhérer massivement à l’idée de la force alternative d’opposition et au vaste mouvement dont elle appelle la constitution, mouvement qui doit définir et porter la nouvelle politique d’opposition pour lui conférer toute son efficacité.

Paris, le 1er Octobre 2003

Emmanuel BOCCOVI
Secrétaire de la CDPA-BT France

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