30/06/2022

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Le calendrier des élections, au plus tard le 15 août

Lomé, Togo (PANA) – « Le calendrier des élections législatives
anticipées au Togo peut être fixé au plus tard le 15 août », a
déclaré ce mardi en fin d’après-midi, le Juge Abalo Pétchélébia,
Président de la Commission électorale nationale indépendante
(CENI), au cours d’un entretien avec la PANA.

Abalo Pétchélébia a révélé à la PANA que le nombre d’électeurs
inscrits sur les listes électorales togolaises est d’environ
2 millions 800.000, et le budget alloué à l’organisation des
élections est estimé à 1 milliard 485 millions 507.000 FCfa
(chiffre approximatif).

Il a déclaré en outre que la Commission a eu au départ quelques
difficultés mais elle est arrivée à les surmonter. Grâce à
l’appel d’offres lancé, des fournisseurs extérieurs ont pu être
trouvés pour l’impression de cartes d’électeurs et du bulletin
unique. Il a refusé toutefois, de révéler le nom de ces
fournisseurs.

Par contre, en ce qui concerne l’encre indélébile, le président
Pétchélébia a affirmé que des contacts sont pris en Inde mais
rien n’est encore totalement fixé.

L’ancien bureau s’était arrêté à la révision des listes
électorales, révision qui n’a pas été centralisée a dit M.
Pétchélébia. Il a assuré que dès sa mise en place, le nouveau
bureau a sillonné les préfectures pour faire revenir les listes,
en vue d’une meilleure centralisation. Il ne reste plus, à
l’heure actuelle, que « la personnalisation des cartes lorsque
celles-ci seront livrées ».

M. Pétchélébia a enfin précisé que la Commission est en « phase
d’organisation matérielle. Dès que nous aurons reçu les cartes de
façon effective, a-t-il confirmé, nous allons réadapter le
calendrier et nous le publierons ».

On rappelle que le 15 mai dernier, suite à un problème de
« dysfonctionnement » à la CENI, la Cour constitutionnelle a nommé,
sur saisine du Chef de gouvernement, sept magistrats en
remplacement de l’ancien bureau composé en majorité de délégués
de partis politiques de l’opposition et de la mouvance
présidentielle.

L’opposition refuse depuis lors, de participer à une quelconque
élection préparées par des magistrats. Elle a déjà boycotté les
deux réunions organisées par ces magistrats pour discuter de
l’évolution du processus électoral.

On rappelle que depuis février, l’Assemblée nationale togolaise
(composée entièrement de députés proches du pouvoir) a
unilatéralement révisé le Code électoral antérieurement établi
par consensus entre les deux parties.

L’opposition voit en cet acte, l’inhumation de l’Accord-cadre de
Lomé signé le 29 juillet 2002 et qui avait pour objectif de
dénouer politiquement, le contentieux électoral de 1998.

Lomé – 30/07/2002