27/06/2022

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Le CNOT rejette le nouveau bureau de la FTB

Le Comité National Olympique Togolais (CNOT) déclare nuls les actes du dernier congrès de la Fédération togolaise de Basket-ball tenu le 25 janvier 2003 à Lomé, pour vice de forme. En revanche, pour les même motifs, il n’a rien eu à redire à la FTF dirigée par Rock Gnassingbé, le fils d’Eyadéma.

Le Comité Exécutif du CNOT relève que le dernier congrès de la FTB a été entaché de vices de procédure. Il reproche aux organisateurs de l’avoir bâclé car ils ont oublié de distribuer à temps au ministère, au CNOT, aux clubs, les documents préparatoires du congrès. Après avoir porté à la tête du bureau exécutif M. Tony d’Almeida, ils n’auraient pas pourvu tous les postes et auraient reporté l’adoption du bilan financier à une date ultérieure, ainsi que l’exigeaient les textes. Le 5 février 2003, lors d’une rencontre à son siège, le Général Gnonfame, président du CNOT, a fait savoir aux membres de l’ancien bureau de la FTBB et à ceux fraîchement élus au dernier congrès, que les textes de la FTBB ne sont pas conformes aux dispositions de la Fédération Internationale de Basket-Ball. Par conséquent, il leur a été demandé de reprendre le congrès dans un délai de trois mois avec le soutien financier du CNOT. Le CNOT est chargé de veiller au respect scrupuleux des textes régissant toutes les fédérations sportives nationales membres de la famille olympique togolaise. Une enveloppe de 2 millions de FCFA a donc été allouée au bureau sortant que dirige M. Doe Bruce, pour l’organisation prochaine d’un autre congrès. Les observateurs et la presse nationale accusent le CNOT de pratiquer « le deux poids, deux mesures » car la Fédération togolaise de Football avait tenu son congrès dans les mêmes conditions le 21 décembre 2002 en renvoyant l’adoption du bilan financier du bureau sortant et en piétinant des textes avec des élections exceptionnelles, mais le CNOT n’avait rien trouvé à redire. Cette fédération est effectivement dirigée par le Commandant Rock Balakiyem Gnassingbé, fils du président de la République togolaise.

A Togo, la loi n’est pas la même pour tous. Les membres du RPT et les fidèles du régime piétinent allégrement les principes de base de la société. Cette remise en cause cache t-elle un règlement de compte ou une convoitise inavouée.

La rédaction