01/10/2022

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L’UFC demande la suppression du vote par anticipation des forces de sécurité et de défense au Togo

APANEWS – 01/11/2009 – L’Union des forces de changement (UFC), le principal parti de l’opposition togolaise vient de demander dans un mémorandum remis à une mission de l’Union européenne (UE) la suppression du vote par anticipation des forces de sécurité et de défense au Togo, a appris APA samedi de bonne source à Lomé, la capitale.

« Conformément aux recommandations du séminaire organisé par la Cour Constitutionnelle en Mars 2009 à Lomé, le vote par anticipation des forces de sécurité et de défense doit être supprimé », lit-on dans le mémorandum.

Selon l’UFC, les votes spéciaux sont l’occasion d’irrégularités et d’abus de toutes sortes tels que relevés dans tous les rapports des missions d’observation électorale. Il propose un scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour la prochaine présidentielle.

Le parti de Gilchrist Olympio exige aussi que « tous résultats, partiels ou globaux, authentifiés et affichés, peuvent être diffusés par tous moyens appropriés, notamment par les médias ».

Il ajoute que le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile ainsi que la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) doivent s’abstenir de toute mesure visant à entraver l’exercice du droit à l’information.

« Les autorités publiques doivent prendre toutes les mesures appropriées pour éviter l’interruption des communications et de la fourniture de l’énergie », demande l’UFC.

La formation de l’opposant Olympio souhaite une recomposition de la HAAC en vue de refléter la diversité des sensibilités dans le pays et de garantir l’accès équitable de tous aux médias publics.

L’UFC demande également un audit du fichier électoral, l’authentification des bulletins de vote ainsi qu’un « déploiement conséquent, notamment en terme d’effectifs et de durée, d’observateurs civils et militaires ».

Une mission d’exploration de l’UE séjourne au Togo depuis le début de la semaine pour évaluer les besoins financiers et techniques du pays pour l’organisation de l’élection présidentielle du 28 février 2010.

La mission rencontre les membres du gouvernement, la commission électorale nationale indépendante (CENI), les responsables politiques et ceux de la société civile.

(Apanews)