29/05/2024

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Mises au point de Me AGBOYIBO à l’UFC

DIALOGUE POLITIQUE INTER-TOGOLAIS
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Mises au point à l’UFC

Monsieur le Secrétaire Général,

J’ai bien reçu votre correspondance du 12 juillet 2006 par laquelle, selon vos termes habituels, vous ‘’condamnez les procédures du Bureau qui ont abouti à l’imposture consistant à faire parapher un document comportant des points de désaccord’’. Vous demandez par la même lettre que soit ‘’convoquée une réunion du dialogue national afin d’en reprendre les travaux’’.

L’un des membres du Bureau étant absent du territoire, j’attends son retour pour vous adresser une réponse concertée. Mais d’ores et déjà, je voudrais vous faire les mises au point ci-après :
1- Je m’étonne d’abord que vous ayez l’air de faire croire que la procédure suivie par le Bureau pour le paraphe de l’accord politique de base, aurait enfreint le règlement du dialogue.

Je rappelle que c’est à la séance du 1er juin 2006, que le Bureau a soumis au dialogue réuni en plénière, la première version du projet d’accord politique élaboré à la suite de ses consultations avec les différentes parties prenantes aux discussions. Toutes les délégations à l’exception de la vôtre s’étaient accordées à reconnaître que le projet comportait des acquis appréciables.

Le Dialogue a toutefois exhorté le Bureau à améliorer le projet par la poursuite de ses consultations. A l’issue des nouvelles consultations le Bureau a présenté le 16 juin 2006, au dialogue, une version révisée du projet initial. Cette deuxième version a suscité des réserves à des degrés divers de la part d’un certain nombre de délégations.

Durant 3 semaines, le Bureau a vainement tenté de trouver des solutions à ces réserves. Et c’est par souci d’éviter l’enlisement du dialogue à la phase sans facilitateurs, qu’il a convié les délégations à se prononcer en séance plénière, le Mercredi 05 juillet 2006 sur les réserves en question. Les délégations se sont aperçues, à la suite des positions exprimées par les unes et les autres, qu’aucune d’entre elles n’était disposée à faire de nouvelles concessions. Le Dialogue ne pouvait dans ces conditions, aller de l’avant qu’en habilitant, comme il l’a fait, le Bureau à recourir à des facilitateurs, conformément au règlement intérieur.

Le Bureau s’est ensuite préoccupé du sort à réserver aux acquis des 21 séances du Dialogue. Il a proposé aux délégations que ces acquis soient préservés et conservés dan un document à parapher en forme d’accord politique de base.

Certaines délégations ont proposé que les points d’accord fassent plutôt, tout comme les points de désaccord l’objet d’un procès verbal dressé thème par thème. Le Bureau leur a fait observer qu’étant donné que certaines délégation ont, de façon systématique contesté le fond ou la formulation de tous les acquis figurant dans le projet, le procès-verbal en question ne comporterait aucun consensus et évacuerait en fin de compte tous ces acquis, alors que la plupart des autres délégations y ont globalement marqué leur accord.

Malgré ces explications, votre délégation s’était opposée, à la formule proposée par le Bureau. C’est en réponse à ce refus que j’ai finalement déclaré qu’il vaut mieux laisser à chaque délégation, le choix entre le souci de ‘’protéger les acquis du dialogue’’ et l’option du ‘’tout ou rien’’.

A la suite de quoi, j’ai annoncé que le paraphe de l’accord politique de base aura lieu le lendemain jeudi 06 juillet 2006 à 10 heures. Je déplore votre allégation tendant à insinuer que j’aurais convié uniquement à cette séance les délégations disposées à parapher le document. Ce n’était certainement pas par hasard que deux représentants de votre parti dont le Chef de délégation étaient présents à la séance en question.

De tout ce qui précède, il ressort donc que c’est à tort que vous prétendez que la procédure suivie pour le paraphe de l’accord politique de base n’aurait pas été régulière.

2- Je voudrais par ailleurs vous faire remarquer que le paraphe, à la séance du 06 Juillet 2006 de l’accord politique de base visait simplement à marquer la fin d’une étape de nos travaux et ne constituait nullement une façon de clôturer le dialogue. Il vous est donc parfaitement loisible de poursuivre les échanges que vous aviez entrepris avec d’autres délégations. C’est du reste dès le 17 Mai 2006, date à laquelle le dialogue est entré dans la phase de recherche du consensus que les délégations ont été appelées à échanger entres elles parallèlement aux consultations menées par le Bureau. Je souhaite donc que vos efforts pour l’amélioration des acquis prospèrent et contribuent, après l’étape du paraphe de l’accord politique de base, à la signature par tous d’un accord politique global

Veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l’expression de mes salutations distinguées.

Lomé, le 14 juillet 2006
Le Président du Bureau du Dialogue

Me Yawovi AGBOYIBO