29/05/2024

Les actualités et informations générales sur le Togo

Quelle diaspora pour la jeunesse togolaise aux USA ?

TRIBUNE LIBRE

Cela fait presque un an et demi que les Togolais partout dans le monde ont assisté à ce qui a marqué l’histoire de notre chère Patrie, à la mort du Vieux Baobab. Malheureusement, encore une fois les événements qui ont suivi le défunt Etienne Eyadema Gnassingbé, ont été accablants au réseau RPT instauré depuis des décennies et qui ne cesse de sombrer l’avenir de la vaillante JEUNESSE togolaise. Si l’on a assisté à des efforts divers et soutenus des compatriotes de la diaspora togolaise partout dans le monde dans le cadre d’une vraie démocratie et alternante de gestion au Togo, il est à noter le manque de suivi dans cet engagement par la diaspora USA, en comparaison aux développements et travaux appréciables entrepris par les concitoyens des autres diasporas, notamment d’Afrique, d’Europe et du Canada. Dans ce contexte à moins que le travail se fait dans les coulisses ou dans le secret, l’on se demande ce qu’est devenue la grande Diaspora USA? L’élite tergiversante a-t-elle manqué au minimum au rôle de formation et d’information des concitoyens surtout la Jeunesse de la diaspora USA? Laissée à ces fins, l’on se permet de demander quelle Diaspora pour la Jeunesse Togolaise aux USA.

Participation/Intégration dans la communauté togolaise: S’informer, informer et porter des réflexions critiques

Loin de reprendre les réflexions assez élargies sur la question, je convie les compatriotes à se référer à l’exposé bien précis sur le sujet, élaboré par Hilaire Logo Dossouvi au cours de la Conférence donnée au Congrès CIO 2006, Sherbrooke, Canada, 13 mai 2006 sous le titre «LA PARTICIPATION DES TOGOLAIS DE L’ÉTRANGER À LA VIE DE LEUR PAYS». Les quelques lignes suivantes constituent non un critique, mais un complément relativement personnel qui n’engage par l’auteur cité.

En effet, les Jeunes togolais de la diaspora surtout USA ont aussi le devoir civique de respect pour admettre les critiques divergentes ou opposées à nos philosophies culturelles, morales et politiques. Cela doit en soi constituer un objectif essentiel qui peut nous permettre d’accepter nos compatriotes dans un débat équilibré ou balancé avec une ouverture d’esprit intellectuel. La responsabilité civique nous oblige à accepter ou permettre l’intégration de tout citoyens dans l’engagement pour un Togo meilleur. Après tout, n’est-il pas permis de changer de choix politique dans une Démocratie? N’est-ce pas d’ailleurs ce que nous demandons aux sympathisants du clan RPT (rien que par mesquinerie, j’ose croire)? Il est donc impératif de permettre aux Jeunes togolais de toute sensibilité à participer au débat dans la perspective des meetings, ateliers de réflexion ou congrès organisés comme la convention prochaine de la N.A.C.T. Très simplement, tout Jeune togolais dans la diaspora USA doit dépasser les contours de donner de titre RPT, de pseudonyme UFC, CAR, CDPA-BT, etc. aux concitoyens dans un critique à champ court lorsque le Jeune togolais participe aux travaux pour s’informer, informer et faire des analyses approfondies. N’est ce pas à travers cette méthodologie que le jeune Togolais peut formuler des jugements adéquats qui peuvent déboucher sur la sincérité de réconciliation, la disposition aux réformes que nous souhaitons tous, ou encore dans un pragmatisme à un changement de camps? Rappelons-nous que les fameux grands de la scène politique togolaise vieillissent et que la vraie réconciliation a son essence dans la Jeunesse. Tout Jeune compatriote engagé dans la diaspora a donc le droit et devoir dans un respect absolu, de s’opposer aux éternels ténors qui résistent au changement avec les vieilles habitudes. Le Jeune patriote doit être avisé que le feu Etienne Eyadema Gnassingbé n’est pas le seul à avoir une capacité de nuisance. Il est vrai que nous assistons tous dans les grandes Démocraties, à des reformes, et changements de tendances politiques. Cela ne change guère l’intransigeance dans le choix politique pour une cause. Et si l’on empruntait les termes de N. Sarkozy qui disait dans son passage récent au Bénin, qu’«Il faut définitivement tourner la page des complaisances, des officines, des secrets et des ambiguïtés; Il ne faut pas nous contenter de la seule personnalisation [des] relations».

Est-il possible d’appartenir à une tendance politique et de militer dans les organisations de la société civile?

Dans le courant des analyses déjà indiquées, la réponse est clairement OUI. Force est de constater ce fléau notoire dans la Jeunesse exportées du pays. Certes, cela dépend des chartes ou règlements des partis politiques et organisations de la société civile dans lesquels les Jeunes militent en particulier. Pour ma part, avec un peu de pragmatisme, j’ose penser que cela est possible quelle que soit les mouvances. Ainsi, un militant du CAR, de l’UFC, de l’ALLIANCE (et pourquoi pas du RPT) peut participer au débat sur le Togo avec des points relativement personnels qui n’engagent pas son appartenance à un parti politique. N’est-ce pas d’ailleurs à travers ce canal que les jeunes qui constituent les porte-flambeau de demain, peuvent cultiver l’esprit démocratique de pardon politique? Les ténors de la diaspora sont donc exhortés à revoir leurs visions dans cette perspective. La nécessité de cette condition s’illustre dans les grandes démocraties. J’en cite par exemple, les cas de Jesse Jackson, membre du parti de la gauche aux USA, qui préside aussi d’une organisation civile dénommée le «Rainbow Push Coalition», après tant d’années de combat avec l’honorable Martin Luther King.

L’exercice de plus de perspicacité, de sens d’analyses démocratique et de patriotisme dans l’éducation avec les ténors qui on failli de soutenir et d’informer…

Cela permet de changer les habitudes, de ce discerner des éternels ténors qui n’ont pu jusqu’alors réussu à construire et solidifier une Jeunesse dynamique qui veut vraiment échapper à l’esprit de division, et bâtir une diaspora USA sereine, digne du nom quelles que soient les tendances. Quand la Diaspora Europe s’organise, le constat pour la diaspora USA est loin d’être à un niveau promettant. La Jeunesse de la diaspora doit s’efforcer à aller au dessus de poursuite des intérêts personnels; les Jeunes compatriotes doivent arriver à faire des efforts de consciences pour prendre la relève du travail de notre engagement. L’écoute des ténors qui se sont volatilisés et ne font grand jour que par opportunisme, doit se faire avec assez de discrétion et perspicacité, pour formuler des jugements séparés mais adéquats à des visions individuelles. Les Jeunes de la diaspora doivent montrer un charisme politique, moral et culturel crédible pour informer les compatriotes de l’esprit et du devoir civique envers notre Patrie.

Représentation locale au pays (délégué, chargé de la Diaspora)

Dans le courant de l’exhortation à une participation au débat, les Jeunes doivent conjuguer leurs efforts pour une représentation dans la gestion des affaires du pays. A travers ce mécanisme, les observations peuvent être introduites au gouvernement à titre officiel avec des interpellations dans les commissions de l’assemblée nationale sur des sujets pertinents. A ce titre, les Jeunes de la Diaspora peuvent œuvrer pour exercer leurs droits (notamment de vote dans les échéances principales) avec des propositions concrètes sur l’expérience d’autres pays.
La miette possibilité à cette réalité implique l’application à toute la Jeunesse togolaise non seulement de la diaspora USA, mais aussi du pays et de partout dans le monde.
Vive la Jeunesse togolaise de la Diaspora et du Pays, Vive le Togo.

Washington DC, le 30 mai 2006
Alexandre Ayanou