25/06/2022

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Togo : Le FRAC a encore fait gronder la rue à Lomé ce samedi 10 Avril

Les responsables du Front républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) ont encore organisé ce samedi 10 Avril, une grande marche pacifique et de protestation à Lomé. Ils étaient aussi nombreux, militants, sympathisants du FRAC et de l’UFC et forces démocratiques dans la lutte pour le changement à répondre massivement à l’appel.

Partie de Bè-Kondjindji, un quartier populaire de Lomé, pour aboutir à la plage de l’Hôtel Palm Beach, la marche de la marée humaine a duré prés de 5 heures. Ils étaient plus de 250 000 manifestants, brandissant des écriteaux sur lesquels on pouvait lire : « Togo Debout » ; « La lutte populaire est invincible » ; « Soyons engagés et déterminés » ; « Jean-Pierre Fabre Président de tous les Togolais » ; « Dieu l’a voulu, les Togolais l’ont élu, Jean-Pierre Fabre Président » « Ce que le peuple veut, Dieu veut » ; « Jean-Pierre Fabre bientôt investi par le peuple Togolais ». Le message est clair : le RPT doit accepter sa défaite et restituer la victoire à Jean-Pierre Fabre.

Les responsables du FRAC se sont alors adressés à la foule. C’est Maître Isabelle Améganvi 3ème Vice-président de l’UFC qui a pris la parole en premier Pour Maître Isabelle Améganvi, les mobilisations populaires répétées du FRAC ne sont pas vaines, elles poursuivent des objectifs précis, notamment, faire comprendre à la communauté internationale que contrairement aux allégations de Faure Gnassingbé et du régime RPT, le peuple togolais dans sa grande majorité soutient le FRAC et refuse les résultats frauduleux proclamés par la Cour Constitutionnelle. Maître Améganvi a par ailleurs donné des précisions sur les motifs qui ont amené le groupe parlementaire UFC, à s’abstenir de prendre part le samedi 6 Avril 2010, à la cérémonie d’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2010 de l’Assemblée Nationale.

Le Président de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS), Monsieur Agbéyomé Kodjo, a demandé aux populations de rester mobilisées et de ne pas baisser les bras. Pour lui, « la récupération de la victoire de Fabre est déjà à portée de main ». Dans cette perspective, il a appelé toutes les couches sociales y compris les corps habillés, à rallier la marche de protestation du samedi 17 Avril prochain. « Nous voulons construire un véritable Etat de droit, nous ne voulons plus d’un Etat voyou ni d’un Etat mafieux » a-t-il poursuivi.

Le secrétaire général de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI), Monsieur Alphonse Kpogo s’est félicité de l’engagement des jeunes aux côtés du FRAC et surtout de leur mobilisation croissante.

« Nous sommes les combattants de la liberté », a rappelé Maître Abi Tchessa, Président du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR). Pour lui, le peuple Togolais doit se battre pour se libérer. « Nous ne sommes pas les métayers d’un Clan » a-t-il précisé.

Le Président de Sursaut Togo, Monsieur Kofi Yamgnane , pour sa part , a souligné : « Le peuple Togolais veut le changement. En cette année 2010, ça doit changer ! ». Il a par ailleurs confirmé qu’aucun membre du Front ne fera partie d’un quelconque gouvernement si ce n’est celui de FABRE ; tout en ajoutant que « moi je ne servirai jamais de béquille au RPT ». Il a condamné l’interdiction, en violation de l’article 30 de la Constitution, de la manifestation du FRAC prévue ce même jour à Aného. Pour Kofi Yamgnane, « empêcher le peuple Togolais de s’exprimer, c’est l’acculer à la violence.

Le candidat du FRAC à l’élection présidentielle de 2010, Monsieur Jean-Pierre Fabre, a annoncé pour le week-end prochain, des marches de protestation dans toutes les villes et sur toute l’étendue du territoire ; Il a appelé les populations à y répondre massivement. Il a également appelé les populations de Lomé et des environs à une grande veillée de prières, le mercredi 14 Avril à partir de 16 heures, place Bonké.

S’exprimant sur l’interdiction de la marche d’Aného, Jean-Pierre Fabre a appelé les autorités à se conformer aux textes constitutionnels qui n’interdisent pas les mobilisations populaires.