06/10/2022

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Togo: Marche pacifique le 17/12/05 pour exiger l’Impunité

Mouvement de la jeunesse pour la révolution – 5 octobre (MJR5)

Samedi 17 décembre 2005 : GRANDE MARCHE PACIFIQUE

Pour exiger : l Non, à l’Impunité !
l Non, la vie chère !
l Non, au musellement des médias !

Rassemblement et départ à 8H de la Lagune de Bè (devant le Centre communautaire)

Le Parti des travailleurs et le Mouvement de la jeunesse pour la révolution – 5 octobre (MJR5) appellent tous les jeunes, tous les travailleurs, tous les citoyens à participer massivement à la Grande Marche pacifique contre les politiques d’impunité, de vie chère, de musellement des médias du gouvernement de Faure Essozimna GNASSINGBE – Edem KODJO.
En effet, il nous faut dire :

NON, A L’IMPUNITE !

Parce que, depuis la mort du dictateur Etienne GNASSINGBE Eyadéma, le 5 février 2005, une répression aveugle, atroce, barbare a été déchaînée contre les populations civiles réclamant leur liberté. Comme chacun le sait, cette répression génocidaire a occasionné plus de 811 morts selon la Ligue togolaise des droits de l’Homme (LTDH), entre 400 à 500 morts selon la Mission de vérification des faits de l’ONU et une vague massive de plus de 45 000 réfugiés surtout dans les pays voisins (Bénin, Ghana).
Alors que des voix n’ont pas cessé de s’élever depuis lors, y compris de la « Commission Koffigoh » mise en place par le régime lui-même, pour exiger que les auteurs de ces crimes abominables soient traduits devant la justice, le gouvernement de Faure GNASSINGBE – Edem KODJO ne fait rien !
C’est pourquoi il est temps de se mobiliser massivement pour dire :
« Non, à l’Impunité : Arrestation et jugement immédiats des assassins ! »

NON, A LA VIE CHERE !

Parce qu’à l’ombre du régime de terreur qu’il fait régner sur le Togo depuis le 5 février 2005, les gouvernements dirigés ou contrôlés par Faure GNASSINGBE n’ont cessé :

· de procéder à une augmentation à répétition des prix des produits de première nécessité dont les produits pétroliers, entraînant une hausse générale du coût de la vie au Togo alors que les salaires restent bloqués depuis plus de 10 ans !

· de faire subir aux populations des rackets en tous genres aux barrages des forces de « sécurité » sur toutes les routes sur toute l’étendue du territoire national. Dans le même temps, passe-droits et pots de vin continuent d’être exigés dans les administrations pour les moindres formalités administratives !

· d’organiser l’expulsion de la jeunesse des établissements scolaires et universitaires en maintenant l’écolage et les frais d’inscription à un taux extrêmement élevé (25 000 F à cette rentrée à l’Université de Lomé et de Kara et jusqu’à 10 000 F dans l’enseignement public). Parallèlement, il pousse à la privatisation de l’ensemble de l’enseignement alors que la grande majorité des parents sont démunis parce qu’ils accusent plusieurs mois d’arriérés de salaires et de pensions ou sont au chômage.
C’est pourquoi il est temps de se mobiliser massivement pour dire :
« Non, à la vie chère : Annulation et arrêt de toutes les hausses ! »

NON, AU MUSELLEMENT DES MEDIAS !

Parce que pour mettre en place le régime de terreur qu’il fait régner sur le Togo depuis le 5 février 2005, le gouvernement de Faure GNASSINGBE a procédé à la fermeture de nombre de radios nationales et interdit nombre de radios étrangères : Nostalgie, Nana FM, Radio France internationale (RFI), Africa n° 1, etc..

Aujourd’hui, c’est ce musellement des médias qu’il veut aggraver par un nouveau « Cahier de charge » qu’il entend imposer aux radios et télévisions indépendantes en leur interdisant de faire des émissions à caractère « politique » !

Par cette grave violation des libertés de la presse, d’opinion et du droit à l’information, le régime de Faure Essozimna GNASSINGBE – Edem KODJO pose les premiers pas d’un retour au régime du monopole de l’information par l’Etat, régime en vigueur au tristement célèbre temps du monopole du parti unique RPT dont Edem KODJO est le fondateur.

Qui peut l’accepter ? C’est pourquoi il faut, d’urgence, se mobiliser pour dire :
« Non, au musellement des médias : Respect de la liberté de la presse ! »

Voilà toutes les raisons pour lesquelles nous vous appelons à participer massivement à cette Grande Marche pacifique.
Venez-y nombreux !