03/10/2022

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Togo: mise en valeur agricole des zones inondables avec la coopération technique chinoise

Xinhua-09/01/09– Une mission chinoise de neuf membres a été reçue jeudi par le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé à son nouveau palais à Lomé.

La mission chinoise était allée lui rendre compte de ses travaux d’expertise de trois semaines sur certains fleuves du Togo en tant normal en termes de crues, avec l’objectif de déterminer les solutions auxquelles il faut recourir pour maîtriser les eaux en cas d’innondations.

On se rappelle que le Togo a été frappé par des inondations au cours de ces deux dernières années. Celles qui restent toutes fraîches dans les mémoires sont survenues en juillet 2008. Les dégâts matériels ont été énormes et n’ont pas fait l’ojet d’une évaluation précise.

Cette catastrophe hydrographique a attiré l’attention du gouvernement togolais sur des zones réputées inondables mais qui sont susceptibles d’être mises en valeur par la maîtrise des crues.

Aussi, le chef de l’Etat togolais Faure Essozimna Gnassingbé a-t-il adressé, aux lendemains des inondations, une lettre à son homologue chinois Hu Jintao, lui demandant une expertise chinoise sur la situation et les comportements des fleuves Zio et Haho dont les bassins débouchent sur Lomé. Une suite favorable a été donnée à cette sollicitation

Arrivée à Lomé le 9 décembre dernier, la mission chinoise a effectué des études topographiques et géologiques dans plusieurs zones fluviales du pays dont Djablé qui est déjà retenu par l’Etat togolais pour l’implantation d’un projet agricole, notamment pour la production du riz.

Selon le ministre togolais de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Ewovor Kossi, qui a accordé un entretien à Xinhua vendredi à Lomé, « une délégation de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) s’est rendue à Lomé en octobre dernier et a confirmé avec le gouvernement togolais trois grands projets dans lesquels elle entendait investir et qui comportaient des études de faisabilité sur Djagblé.  »

Mais au regard de l’ampleur de l’extension des surplus d’eaux sur le territoire au cours des dernières pluies, Djablé n’est plus la seule zone ciblée, a révélé le ministre, qui a précisé qu’au delà de la maîtrise générale des crues, l’objet essentiel de la mission chinoise est la mise en valeur agricole de tous les espaces fluviaux du Togo. Selon lui, les zones inondables couvertes par la mission s’étendent depuis Agou( environ 100 km de Lomé), passant par Agbélouvé, Lomé et Amakpapé (préfecture des Lacs) dans le sud du pays.

Il existe, d’après M. Ewovor, d’autres zones dont le bassin de l’Oti dans l’extême nord du pays, et, dans la stratégie définie par le gouvernement togolais pour une maîtrise des crues, aucun espace inondable n’est exclu, a-t-il poursuivi.

Il rappelle que la stratégie qui consiste à tirer parti des espaces inondables par la production des cultures vivrières trouve son fondement dans la politique d’autosuffisance alimentaire du président Faure Gnassingbé.

« Le chef de l’Etat, depuis qu’il a accédé au pouvoir, a inscrit l’agriculture en bonne place. La crise alimentaire est venu lui donner raison », a-t-il renchéri.

Dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, vu que 80% des Togolais vivent de l’agriculture, la mise en valeur de ces zones importent en ce qu’elle permettra de créer des pôles d’activité, donc des emplois, et d’améliorer les revenus des populations. A coup sûr, l’autosuffisance alimentaire au plan national s’en trouvera aussi renforcée.