29/11/2022

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Tous en rouge contre Eyadéma

Le mot d’ordre lancé par Gilchrist Olympio, leader de l’opposition togolaise, [« pour une lutte avec tous les moyens possibles »->http://www.letogolais.com/article.html?nid=626], est sans équivoque. Tous les chefs de partis regroupés au sein de la CFD ont perçu le signe fort de la population qui les contraint à mener à bien la mission qui leur est assignée: bouter Eyadéma et sa clique hors du pouvoir.

Le 3 janvier 2003, la coalition des forces démocratiques (CFD) met en place les premières initiatives pour canaliser la colère de la population, en attendant les grandes manœuvres de la rébellion qui mettra fin à la dictature d’Eyadéma. D’entrée de jeu, les Togolais sont invités du 3 au 11 janvier 2003 à manifester bruyamment leur indignation face aux brimades de la junte au pouvoir et à démontrer, tous de rouge vêtus, leur détermination à renverser la dictature d’Eyadéma. Inondés par le sang et assourdis par les cris de douleur du peuple, [Eyadéma et sa junte sont insatiables dans la barbarie->http://www.letogolais.com/article.html?nid=18]. 40 ans de supplices, ça suffit. Il est temps pour les Togolais, où qu’ils soient, de montrer les marques de leurs blessures et de faire entendre ouvertement les cris de leur douleur au monde entier. Les Togolais, la diaspora et les sympathisants de la liberté sont invités à arborer un accessoire de couleur rouge pour exprimer leur ras le bol et leur colère à Eyadéma et ses commanditaires.

La population meurtrie veut également envoyer un message fort à la France et à Jacques Chirac, Président de la République française: faire respecter la parole donnée par le dictateur Eyadéma dont il s’est porté garant, de quitter le pouvoir au terme de sa mandature en 2003 comme l’y oblige l’article 59 de la Constitution. Parole que le soldat Eyadéma a rangée aux oubliettes après avoir tripatouillé la Constitution le 30 décembre 2002 et fait perdre 3 ans aux Togolais dans un simulacre de dialogue initié par la France. C’est aussi un coup de sifflet pour signaler le hors jeu des instances internationales ( ONU, UE,..) qui considèrent la non-violence des Togolais comme un blanc seing accordé à Eyadéma pour perpétuer [ses crimes->http://www.letogolais.com/article.html?nid=53].

Les Togolais veulent que justice leur soit rendue. La communauté internationale doit accompagner cette rébellion et remédier à sa complaisance à l’égard de la plus vieille et sanglante dictature au monde. Les Togolais en appellent à l’application immédiate des sanctions ciblées à l’encontre de tous les membres du régime Eyadéma, ainsi qu’à leurs prête-noms quelles que soient leurs nationalités.

La rédaction