25/06/2022

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L’Inénarrable Bernard STASI !

Interview accordée par Bernard STASI à 0livier ROGER ( correspondant-RFI à Dakar ) dans le cadre d’une conférence des Médiateurs de la République- Dakar, le 19 juin 2002.

B. STASI :  » Si effectivement, l’Union européenne a décide de mettre fin à
ce processus de facilitation, la France quant à elle, la Francophonie aussi restent à la disposition de nos amis togolais.
L’idéal, ce serait évidemment que tous les partis d’opposition acceptent de participer aux élections qui bénéficient d’ailleurs de toutes les garanties concernant la transparence, le caractère démocratique des élections.
Mais je crains que l’on ne puisse pas s’attendre à ce qu’un certain nombre des partis de l’opposition acceptent de participer aux élections.
Je crois qu’il est possible qu’un certain nombre de partis de l’opposition acceptent de participer aux élections.

Olivier ROGER (RFI-Dakar) : Vous pensez donc à la formation de Gilchrist
OLYMPIO

B. STASI : J’ai le sentiment que le parti auquel vous faites
allusion, de toute façon, ne veut pas participer aux élections quelles que soient les garanties qui lui sont offertes.
Mais d’autres partis qui sont tout à fait respectables sont prêts, si on leur donne des garanties sérieuses, à aller aux élections.

L’Inénarrable Bernard STASI !

Tel est le sentiment qui nous anime après avoir entendu les derniers propos de M. STASI sur le développement de la crise togolaise.
M. STASI affiche désormais sans fard sa partialité en faveur du RPT et de son chef.
– En premier, M. STASI introduit subrepticement une distinction entre l’Union européenne d’un côté, la France et la francophonie de l’autre. En effet, alors que la position de l’Union européenne est claire et ne souffre d’aucune ambiguïté, M. STASI, représentant la France dans le collège des facilitateurs a toujours joué le jeu de Gnassingbé EYADEMA et de son parti. Du reste, des membres de la Commission européenne proche du dossier togolais nous ont fait part des réticences françaises pour faire évoluer le dossier dans le sens d’une véritable démocratisation. La position commune des quinze pays de l’Union européenne est une exigence relative à l’organisation d’élections libres transparentes et démocratiques sous la supervision d’observateurs européens. Cette exigence résulte du précédent fâcheux de juin 1998 (hold-up électoral dont a été victime Gilchrist Olympio ).
Et si le régime EYADEMA est sous le coup de sanctions de la part de l’Union européenne, c’est parce que celui-ci ne respecte pas les termes de la Convention qu’il a signés avec ses partenaires, et qui exigent le respect des principes démocratiques et de l’Etat de droit, ainsi que celui de la bonne gouvernance.
La facilitation a échoué, parce que Gnassingbé EYADEMA ne veut pas organiser des élections libres et transparentes avec le soutien de l’Union européenne.
Toutefois, le problème reste entier pour EYADEMA et ses soutiens parisiens, car il est nécessaire que les résultats du scrutin qui se préparent reflètent la volonté véritable du peuple togolais dans sa totalité. C’est à cette condition que nos partenaires européens reconnaîtront la légitimité de la future assemblée et reprendront leur coopération avec le Togo. Tout cela explique que EYADEMA et ses conseillers français cherchent des complices au sein de l’opposition pour organiser des élections truquées, afin de redorer une fois de plus le blason mité de la dictature togolaise. En clair, il faut entendre par « opposition respectable », ainsi que le dit STASI, une certaine classe politique sans dignité encline à s’acoquiner avec la dictature.