28/06/2022

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Un premier ministre en sursis ?

Le président Gnassingbé Eyadema cherche à convaincre une partie de son opposition de participer à des élections législatives qui permettraient le retour des bailleurs de fonds.

Le Togo poursuit sa descente aux enfers et c’est dans le propre camp du pouvoir que des dissensions apparaissent aujourd’hui. Le président Gnassingbé Eyadéma reproche à son premier ministre Agbéyomé Kodjo de ne pas avoir réussi à tenir des élections législatives avant 2002.

La majorité de l’opposition refuse d’aller aux élections organisées par le pouvoir. Du coup, les bailleurs de fonds qui exigent des élections « pluralistes et transparentes » n’ont pas débloqué un fifrelin. Si le refus de Gilchrist Olympio, principal leader de l’opposition togolaise, ne surprend guère, en revanche, l’attitude de Yawovi Agboyibo, autre figure de proue de l’opposition, embarrasse le président togolais. Ce dernier accuse son premier ministre d’avoir mal géré le « cas Agboyibo ». Généralement conciliant vis-à-vis du pouvoir, Agboyibo a adopté les positions « radicales » d’Olympio après sa sortie de prison en février 2002 (il est vrai qu’il a purgé une peine de six mois ferme pour avoir diffamé Agbéyomé Kodjo !). De plus, il est reproché au premier ministre d’avoir discrètement encouragé son ami Dahuku Péré (ancien président de l’Assemblée nationale), à pondre une « lettre ouverte » critique à l’égard des dirigeants du RPT (parti présidentiel). Bien que proche de l’une des filles du président (Nékélé Gnassingbé), le premier ministre aurait été menacé par Ernest Gnassingbé, fils aîné du « chef » et commandant de la garnison des paras commandos de Kara?

LA LETTRE DU CONTINENT N° 402