26/11/2022

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Bilan du demi-siécle d’indépendance du Togo

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BILAN DU DEMI-SIECLE D’INDEPENDANCE DU TOGO A LA LUMIERE DES CRITERES D’EVALUATION MULTIMILLENAIRES AFRICAINS DE LA MAAT

En cette solennité du cinquantième anniversaire du TOGO

A la mémoire de Sylvanus Olympio, Père de l’indépendance du Togo, Père-Fondateur du Togo Moderne, Première victime de la Dictature Héréditaire Togolaise et Premier Martyr de la Démocratie Togolaise,

Et en hommage à Gilchrist Olympio, Père de la Démocratie Togolaise, le Miraculé de Soudou en 1992, le seul opposant encore en vie à la Dictature Héréditaire Togolaise qui ait versé abondamment son sang au sens propre et figuré pour l’avènement de la Démocratie au Togo

« Pays de nos aïeux, qui les rendait forts, paisibles et joyeux, cultivant vertu, vaillance pour la postérité », comme le proclame avec fierté son hymne national, et qui donna naissance le 27 avril 1960 à « La République du Togo » avec la devise combien éloquente « Travail, Liberté, Patrie », « Le Togo Moderne et Modèle », tel qu’il a été conçu et façonné par l’inspiration et le génie de son « Père-Fondateur », Sylvanus Olympio, et tel qu’il est constamment rappelé à ses citoyens par son hymne national, est avant tout « un projet communautaire exigeant, ambitieux, passionnant et exaltant », dont l’aboutissement, grâce à « la culture du Travail, de la Liberté d’initiative, de dévouement à la Patrie », au prix du « dépassement perpétuel de soi dans l’effort, la créativité, l’intelligence et l’amour », n’est ni plus ni moins que ce que fait résonner le point d’orgue de son hymne : « Faire encore de Toi sans nous lasser, Togo chéri, l’or de l’humanité », faisant ainsi du Togo le seul pays au monde à part la Guinée dont la devise professe « le Travail comme valeur fondamentale et fondatrice », conformément aux traditions de la « Terre de nos aïeux » (nom de l’hymne national), et probablement le seul dont l’hymne national ou un texte officiel affiche « l’ambition de devenir l’or de l’humanité », avec tout ce qu’une telle ambition suppose de « culture de l’excellence ».

En résumé, conformément à l’hymne national togolais et à la devise nationale togolaise, le projet communautaire exigeant, ambitieux, passionnant et exaltant que constitue le Togo Moderne et Modèle né le 27 avril 1960, est de cultiver l’excellence dans tous les domaines de l’activité humaine, afin de relever le défi combien noble de faire du Togo l’Or de l’humanité, non pas pour le plaisir de l’orgueil national, mais par le devoir pédagogique de l’exemple, non seulement pour toute l’Afrique, mais aussi pour l’humanité toute entière, et pour l’honneur de l’esprit humain, comme dirait notre maître le mathématicien français Jean Dieudonné, auteur du livre « Pour l’honneur de l’esprit humain ».

Or, dans tout l’espace de l’aventure humaine et dans toute l’histoire de l’humanité, le lieu par excellence de la culture de l’excellence se trouve être l’Egypte Noire Africaine du temps des Pharaons, un des hauts lieux d’origine de nos aïeux, d’après les travaux d’excellence de l’égyptologue sénégalais Cheikh Anta Diop publiés dans son célèbre livre « Nations Nègres et Cultures », et auxquels la candidate socialiste à l’élection présidentielle française de 2007 a rendu un vibrant hommage dans son admirable « contre discours de Dakar » du 6 avril 2009 en réponse au « discours de Dakar » du 26 juillet 2007 fort controversé de son concurrent à cette élection, et qui méritent tous les deux d’être lus et relus dans leurs intégralité, ainsi que d’après les travaux novateurs de notre compatriote Yawo Dohnani publiés dans son livre « L’Ewé ou la langue des pyramides d’Egypte », qui méritent d’être approfondis par des recherches multidisciplinaires de la part de chercheurs de nouvelles générations, qu’ils soient togolais, ghanéens ou non.

Le principe organisationnel universel, qui est un principe à la fois religieux, moral, politique, juridique, scientifique et artistique, et qui est la source de la fécondité à la fois spirituelle, politique, scientifique, technologique et artistique de cette civilisation noire africaine de l’Egypte Pharaonique, la mère de la civilisation moderne, et dont Dieu lui-même fait l’éloge de l’excellence, à en croire le Prophète Ezéchiel au chapitre 31 de son livre dans la Bible, est la notion de « Mâat » qui n’a pas d’équivalent dans les langues modernes, et qui signifie à la fois « le bien, le vrai, le beau, la vérité, la justice, la justesse, la droiture, l’honnêteté, le dévouement, l’exactitude, la rigueur, l’ordre, l’harmonie, l’élégance, la simplicité ». Dans cette brillante civilisation noire africaine, c’est ce principe de la Mâat qui est l’essence à la fois de la foi, de l’organisation religieuse, politique, sociale, du droit, des sciences juridiques, politiques et économiques, de la gestion et de l’organisation, des sciences mathématiques, des beaux-arts, de l’architecture et de l’urbanisme, etc.

En effet, comme l’explique si bien l’égyptologue suisse Erik Hornung au chapitre 7 de son live « L’esprit du temps des pharaons » : « Avec Mâat, les Egyptiens ont créé un concept universel qui peut être utilisé comme un fondement soutenant tout agencement ordonné dans l’univers naturel et le monde des hommes. Mâat signifie aussi l’ordre et l’équilibre dans la nature et l’environnement ; Elle est harmonie des sons, combinaison mélodique et mesure juste, dans l’architecture également, proportions équilibrées face à toute démesure. Mesurer, peser et calculer entretiennent une relation très étroite avec Mâat… Mâat est certainement, dès l’Ancien Empire (2850 avant JC) étroitement liée à la juridiction, car le Vizir (l’équivalent du Premier Ministre dans les institutions politiques modernes), en qualité de fonctionnaire le plus élevé, et cela depuis la V-e dynastie, porte le titre de « Serviteur de Mâat » (origine de la notion moderne de « Serviteur de l’Etat »). Dans les instructions déjà citées, il est dit de lui : « note-le bien, tu seras couronné de succès dans ta fonction si tu agis selon Mâat … note que le Vizir en est le gardien depuis les temps les plus reculés.» Il est pour tout un chacun responsable de la pratique de Mâat et on appelle son chef de bureau littéralement « Scribe Mâat ». A l’époque tardive, les Vizirs portent une amulette de la déesse (Mâat) autour du coup ; Mâat est sans aucun doute leur « sainte patronne »… Mâat est donc le suprême concept de droit auquel sont soumis tous les autres termes, comme « loi », « décret royal », etc. ; elle incarne en fin de compte le droit même. Elle conserve cette exigence universelle dans le jugement des morts, où l’essence même de l’individu est confrontée à Mâat… Etant le sentiment général de la justice, Mâat veille à la protection des défavorisés et à l’équilibre entre richesse et pauvreté ; dans leurs biographies inscrites dans leurs tombes, image idéale et bilan définitif de leur vie, les fonctionnaires ne cessent de répéter : « J’ai donné du pain à qui avait faim, de l’eau à qui avait soif, des vêtements à qui était nu, one barque à celui qui n’en possédait pas. » Plus la responsabilité était grande envers la communauté, et plus grande était aussi l’obligation d’exercer Mâat. »

En conclusion à la présentation actuelle de la Mâat, qui fournira les critères universels les plus opérationnels pour le bilan à établir des 50 ans de l’indépendance du Togo, citons une dernière fois un passage du chapitre indiqué du livre en question de Hornung, qui pourrait utilement être complété par la lecture du livre de l’égyptologue allemand Jan Assmann « Mâat, L’Egypte Pharaonique et l’idée de justice sociale », et du livre de l’égyptologue française Bernadette Menu L’ordre juste du monde : « La société moderne a déjà proposé de nombreux idéaux, mais a dû les rejeter comme insatisfaisants ; et le problème de la justice absolue est toujours en quête d’une solution. Mâat cependant s’avère être un principe solide qui peut donner une idée du but à atteindre. Ce principe ne peut ni ne veut éliminer les différences sociales, mais s’impose comme un devoir à toutes les couches sociales. Il n’est pas au service des intérêts d’un groupe particulier, mais dépasse l’ordre social, il englobe tous les êtres vivants et l’ensemble de la nature. C’est le principe éthique le plus universel et le plus juste établi par les hommes ».

En cette solennité du cinquantième anniversaire de l’indépendance du Togo, le devoir moral sacré et le devoir d’état impérieux qui incombe à tout « togolais digne de ce nom », au delà de la tentation de célébrations partisanes indécentes après des pratiques morales indécentes à répétition pendant tant de décennies, est de faire un bilan sincère et sans complaisance de demi siècle écoulé, d’abord à la lumière de l’objectif de « la culture de l’excellence » consignée dans l’hymne national togolais et corrélativement des critères multimillénaires africains de la Mâat indissociables de ce objectif, et ensuite à la lumière des bilans sur la même période des pays les plus proches, à savoir le Ghana, le Bénin et le Burkina Fasso, et des pays plus lointains, comme le Japon, la Corée du Sud, la Chine et l’Inde.

A la lumière de ces critères d’évaluation, notamment des critères multimillénaires africains de la Mâat, le résumé qui va de soit du bilan de ce demi siècle écoulé que ne peut contester aucun acteur ou observateur de bonne foi de la vie publique et politique togolaise, est que « le chantier du Togo Moderne et Modèle » légué par le Père de l’indépendance togolaise à son assassinat le 13 janvier 1963 est devenu 47 ans après « un champs désolant de ruines », tant sur le plan économique, social, moral que religieux.

Le symbole le plus désolant de la ruine économique et social du Togo actuel est l’état de délabrement de tous les équipements publics, notamment l’état de délabrement des rues, même de celles de la capitale, qui sont devenues pour la plupart des dépotoirs et qui sont en fait à l’image de délabrement mental des dirigeants actuels du pays, l’état de délabrement des routes et des voies ferrées qui pénalise lourdement l’économie du pays, l’état de délabrement des hôpitaux et dispensaires publics, même ceux de la capitale, que la mauvaise gestion fondée sur le népotisme ethnique et politique a transformés en mouroirs où rodent les vautours.

Cette ruine économique et sociale du Togo actuel, tout en reflétant l’état mental des dirigeants actuels du pays, trahit leur mentalité de mafieux économiques, des voleurs des fonds publics et l’aide extérieure au développement, de pillards systématiques des moindres sources de richesse de pays, des sociétés d’état comme des sociétés privées, des « Rapetout du Togo », comme l’a dénoncé un dirigeant du CCFD (Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement) et fin connaisseur de notre pays, Christophe Courtin dans Le Monde du 19 août 2006 dans un article intitulé « Les Rapetout du Togo », confirmant les investigations et les explications du journaliste suisse Gilles Labarthe dans son livre « Le Togo, de l’esclavage au libéralisme mafieux ».

Mais ce qui est beaucoup plus grave et plus inquiétant que la ruine économique et sociale du Togo actuel, c’est la ruine des valeurs morales, en particulier du sens du travail, « la valeur fondamentale et fondatrice du Togo Modèle et Moderne », du goût de l’effort, de l’initiative, du perfectionnement, du dépassement de soi, du dévouement à autrui et à la patrie, et surtout de l’excellence, toutes ces valeurs étant tournées en dérision par le système de népotisme ethnique, politique et mafieux régissant le Togo actuel, par la panne du système éducatif ne fonctionnant plus comme ascenseur social, et par les ravages sociaux et scolaires du chômage, corollaire mécanique de la ruine économique du pays.

Même les valeurs religieuses des croyants et même des responsables religieux ne sont pas à l’abri du naufrage universel des valeurs dans le Togo actuel. En effet, alors que le premier Evêque d’Atakpamé, feu Mgr Bernard Atakpah, a été la première personnalité publique à dénoncer publiquement les dérives autoritaires du Dictateur-Père au début des années 1970 et que son premier successeur, Mgr Philippe Kpodzro, lui a fait honneur dans l’exercice de la fonction prophétique de tout baptisé chrétien vis-à-vis en particulier des puissants de ce monde, à l’exemple de Saint Jean-Baptiste vis-à-vis du roi Hérode au prix de sa vie, et sur l’exhortation de la Mère même de Jésus dans son cantique du Magnificat, les deux successeurs suivants de Mgr Atakpah ne manquent pas d’afficher leur complicité avec les plus hauts représentants du pouvoir en place, comme lors du sacre de l’actuel Evêque d’Atakpamé et lors de la destruction des preuves au centre CESAL le 9 mars 2010 de la victoire du candidat de l’UFC à l’ élection présidentielle du 4 mars 2010, se privant ainsi du moyen d’exercer à leurs égards leurs devoirs prophétiques de simples baptisés et à fortiori d’évêques.

La responsabilité de ce « bilan catastrophique et accablant » incombe presque « sans partage » aux « responsables officiels du Togo depuis 43 ans » qui ont exercé « sans partage » durant près d’un demi-siècle les fonctions de « faux serviteurs de l’Etat », c’est-à-dire de « fossoyeurs de l’Etat », qui au lieu de servir l’Etat, se sont servi de l’Etat pour le piller en règle et le réduire à un état de « champs désolant de ruines », qui ont affiché sans vergogne leur mépris des affaires de l’Etat dont ils ont pourtant revendiqué la charge, au prix de fraudes électorales massives et à répétition et de « crimes contre l’humanité » massives et à répétition, en parjure au principes multimillénaires africains et sacrés de la Mâat, notamment en 1992, 1993, 1998, 2003, 2005 et 2010.

En clair, la responsabilité de ce « bilan catastrophique et accablant » incombe presque intégralement à tous les acteurs et les profiteurs de « la dictature et la barbarie héréditaire togolaises », plus dure et plus durable que la légendaire « dictature des Duvalier et des Tonton Macoutes » qui s’est abattue sur le peuple martyr de Haïti de 1957 à 1986, alors que le peuple martyr togolais gémit depuis plus de 43 ans sous le joug de la « dictature et de la barbarie héréditaires » dont les acteurs et les profiteurs ont démontré par « a plus b » que leurs incompétences professionnelles et souvent congénitales n’ont d’égales que leurs perversités morales.

Cependant, la responsabilité de ce bilan « catastrophique et accablant » incombe dans une partie infime, mais non négligeable, à certains acteurs de la lutte courageuse contre « la dictature et la barbarie togolaises », dont les incompétences et les courtes vues stratégiques, les égoïsmes et les avidités d’un pouvoir si longtemps confisqué les poussent à « singer » les perversités morales de ceux qu’ils combattent, et dont certains, qui n’ont jamais versé une goûte de sang pour l’avènement de la démocratie au Togo, sont allés jusqu’à fouler aux pieds le 17 avril dernier les valeurs ancestrales sacrées de la « reconnaissance » et du « respect de la hiérarchie des mérites, de la hiérarchie institutionnelle, de l’ancienneté et du grand âge », bref de la Mâat, en cautionnant le manque de respect de délinquants manipulés ou en service commandé à l’égard du Père incontesté de la Démocratie Togolaise. Cela est d’autant plus inadmissible que les pires ennemis du peuple togolais et surtout de la démocratie togolaise, les commanditaires et les bourreaux des milliers de martyrs de la démocratie togolaise, des « criminels contre l’humanité », des bandits de grands chemins, dont certains sont recherchés par Interpol, et donc par toutes les polices du monde à l’exception curieuse de la police togolaise, se promènent tranquillement et même nuitamment à Lomé et dans tout le pays, sans avoir jamais été inquiétés de la même manière que le Père de la Démocratie Togolaise ou d’une autre manière par les mêmes délinquants et leurs manipulateurs. C’est le monde à l’envers. D’autre part, la sagesse de l’évangile nous rappelle que « Si une maison est divisée contre elle-même, cette maison ne peut se maintenir » (Marc 3,25). Toute la lumière mérite donc d’être faite sur cet évènement grave du 17 avril, pour en tirer toutes les conséquences concernant la rénovation de l’UFC en vue d’une plus grande efficacité de ses actions de préparation rigoureuse des élections, de mobilisation populaire et de pressions internationales contraignantes, pour que l’UFC puisse enfin cultiver au plus haut point le « sens de l’organisation », avec les mêmes exigences de rationalité, d’efficacité, et de rigueur que dans une grande entreprise performante, et avec les mêmes exigences d’ordre, de discipline, de loyauté et de combativité que dans une armée exemplaire, une armée en ordre de bataille pour les élections législatives de 2012 à préparer sérieusement dès maintenant et remporter absolument pour mieux sécuriser la prochaine élection présidentielle de 2015.

Après l’âge d’or des deux premières années de l’indépendance, le Togo se retrouve donc dans la même situation que l’Egypte des Pharaons en pleine période de décadence pour la première fois après l’âge d’or de la construction des pyramides, et où les lettrés se souviennent des paroles prophétiques du sage Ipou-Our à l’orée de cette période de décadence (2180 avant JC) : « L’âge d’or sera oublié. Règneront la violence, le crime, le vol… La hiérarchie sera détruite, toutes les valeurs seront inversées…les lois seront piétinées et les secrets trahis… Mais quelques uns refuseront tant de malheurs et l’espoir renaîtra dès qu’ils se souviendront des vraies valeurs ».

La conclusion qui s’impose à tout togolais digne de ce nom devant le constat du « bilan catastrophique et accablant » du « champs désolant de ruines » qu’est devenu le « Togo Moderne et Modèle » né le 27 avril 1960, est qu’un demi siècle après la libération du « Pays de nos Aïeux » du joug du colonialisme sous l’impulsion du Père de l’indépendance togolaise, c’est un devoir moral sacré et un devoir d’état impérieux d’œuvrer, non seulement avec plus d’ardeur, mais aussi avec plus d’intelligence et d’efficacité, et surtout avec les moyens de contrainte adaptés aux adversaires combattus, pour la libération du Togo du joug de la dictature héréditaire, de la barbarie, de la médiocrité rampante ambiante, à l’exemple du Père de la Démocratie Togolaise, le Miraculé de Soudou, qui a consacré toute sa vie, toutes ses énergies et toute sa fortune à combattre la dictature héréditaire togolaise comme personne encore en vie ne l’a jamais fait, et qui aujourd’hui, sous le prétexte de désinformations savamment orchestrées qui arrangent plus d’un, est payé en retour de l’ingratitude de certains de ses propres compagnons de lutte qui lui doivent tout, conformément à l’adage Ewé : « Apke mado mado yé nyi xixemé fe fétu , l’ingratitude est le salaire de l’existence ! »

Par Pascal Kossivi ADJAMAGBO,
Ingénieur de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées de Paris,
Docteur d’Etat et Agrégé de Mathématiques,
Maître de conférences à l’Université Paris 6
adja@math.jussieu.fr