03/12/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

Conférence de presse de Kofi Yamgnane le jeudi 31 mars à Bruxelles

En protestation contre le coup d’État perpétré par Faure Gnassingbé suite au décès de son père, le Général Eyadema Gnassingbé, le Parlement européen avait pris en date du 24 février dernier, une Résolution sur le Togo demandant entre autres « à la Commission de ne relancer les négociations pour une reprise graduelle de la coopération qu’après la tenue d’élections présidentielles et législatives libres et transparentes » au Togo.

Sous la pression des organisations sous régionales, africaines et internationales, notamment la CEDEAO, L’Union Africaine, l’Organisation Internationale de la Francophonie, l’Union Européenne et l’Organisation des Nations Unies, Faure Gnassingbé a dû démissionner et a annoncé sa candidature au scrutin présidentiel prévu le 24 avril 2005.

À moins d’un mois de ce scrutin, quel est le climat politique au Togo ? Les conditions sont-elles réunies pour garantir un scrutin présidentiel libre, transparent et équitable ? Les exigences du Parlement européen seront-elles respectées ? Que se passerait-il en cas d’un nouveau coup de force électoral ? L’Union européenne et la Communauté internationale peuvent-elles aider à prévenir les risques d’implosion (politique, sociale et économique) au Togo ?

Telles sont les questions que Monsieur Kofi Yamgnane se propose d’aborder à l’issue de sa rencontre avec Monsieur Elmar BROK, Président de la commission des affaires étrangères du Parlement européen ce jeudi 31 mars 2005.

Pour rappel, Kofi Yamgnane s’était porté candidat à la magistrature suprême avant d’y renoncer et de se rallier au candidat de la Coalition des forces démocratiques, Emmanuel Bob-Akitani. Agé de 59 ans, Kofi Yamgnane est ancien maire de Saint Coulitz (France), vice-président du Conseil général du Finistère et membre du Conseil national du Parti socialiste français. Il a occupé le portefeuille de Secrétaire d’État français aux Affaires sociales et à l’Intégration auprès du ministre des Affaires sociales et de l’intégration de 1991 à 1993, sous la présidence de François Mitterrand.

La DIASTODE-Belgique, en collaboration avec la plate forme « ENSEMBLE POUR LE TOGO » vous invite très cordialement à prendre part à la conférence de presse qui se tiendra ce jeudi 31 mars 2005 à 12H30 à la Résidence Palace – Int. Presse Center Bloc C – Local 2240, sise Rue de la Loi, 155 à 1040 Bruxelles.

Pour la Coordination de la plate forme « ENSEMBLE POUR LE TOGO »

Philippe AMEDODJI
Tél. : +32 (0)4 341 48 73
Fax : +32(0)4 341 48 77
Mob. : +32 (0)486 89 70 30
E-mail : philamedodji@yahoo.fr

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PLATE-FORME D’ACTIONS CITOYENNES « ENSEMBLE POUR LE TOGO »

Réunies le 5 mars 2005 à Bruxelles, les associations citoyennes togolaises, les partis politiques et les organisations de la société civile, ont procédé à une analyse critique des évènements survenus au Togo à la suite du décès de Gnassingbé Eyadema et ont établi les constats suivants :

– Considérant la mort du général Eyadema, le 05 février 2005 et la tentative de succession monarchiques au Togo ;
– Considérant la détermination des togolais et la forte mobilisation de la diaspora pour faire échec au coup de force du 05 février perpétré par Faure Gnassingbé, un quarteron d’officiers de l’armée et les institutions de la République (la Cour constitutionnelle, l’Assemblée nationale et le Gouvernement) ;
– Considérant les pertes en vies humaines et les nombreux blessés enregistrés suite à la répression brutale et sanglante des forces armées togolaises contre la population lors des manifestations pacifiques condamnant le coup d’État ;
– Considérant la pression des organisations sous régionales et internationales notamment la CEDEAO, L’Union Africaine, l’Organisation Internationale pour la Francophonie, l’Union Européenne et l’Organisation des Nations Unies ;
– Considérant la démission de Faure Gnassingbé et son remplacement par Abass BONFOH, au mépris total des dispositions de la Loi fondamentale de la république togolaise ;
– Considérant les multiples tripatouillages politiques et institutionnels visant à instaurer et à légitimer un pouvoir monarchique au Togo ;
– Considérant l’absence des garanties de transparence, de liberté et d’équité du scrutin présidentiel dont l’organisation est exclusivement aux mains des institutions complices du coup de force manqué du 5 février 2005 ;
– Considérant le refus persistant du régime à ouvrir un réel dialogue politique pouvant permettre de déterminer un cadre électoral consensuel et un calendrier électoral adéquat pour assurer la transparence et l’équité du scrutin présidentiel ;
– Considérant l’aspiration profonde du peuple togolais à la liberté, à la démocratie, au progrès social et au développement économique ;

Les associations citoyennes togolaises, les partis politiques et les organisations de la société civile signataires de la présente ont convenu de mettre en place, une plate forme d’actions citoyennes dénommée « ENSEMBLE POUR LE TOGO » en vue d’œuvrer pour l’alternance politique et la consolidation de la démocratie au Togo.

« ENSEMBLE POUR LE TOGO » se mobilisera autour de deux axes principaux, à savoir :

1. LES ACTIONS DE LOBBYING ET DE PLAIDOYER

Il s’agit de poursuivre la mobilisation populaire pour exprimer et affirmer la volonté et la détermination du peuple togolais de se libérer du joug de la dictature afin de construire un État démocratique, juste et économiquement prospère. Pour ce faire, la plate forme compte :

– Organiser des rencontres et/ou séances d’information et de discussion avec les institutions sous régionales, africaines et internationales (CEDEAO, Union Africaine, Union Européenne, etc.) et avec des dirigeants de pays démocratiques épris de paix, de justice et de liberté ;
– Organiser des marches et des sit-in pour dénoncer l’arbitraire, l’injustice et l’irresponsabilité qui caractérisent les décisions et les actes des institutions de la transition ;
– Dénoncer l’usage excessif de la violence et de la force brutale dirigées contre le peuple togolais dans sa quête de la liberté par des voix pacifiques ;
– Sensibiliser l’opinion publique (nationale et internationale) sur les dérives autoritaires et sur l’absence totale de transparence et d’équité dans la préparation du scrutin présidentiel (imposées par les nostalgiques du parti unique) ;
– Réclamer et obtenir de meilleures conditions de préparation et d’organisation du scrutin présidentiel ;
– Amener les institutions sous régionales, africaines et internationales à prendre conscience du risque élevé d’implosion de la situation en cas d’une nième coup de force afin de l’inciter à prendre leur responsabilité en agissant rapidement et efficacement pour d’éviter au Togo de sombrer dans la violence et dans l’anarchie.

2. LES ACTIONS CITOYENNES

Il s’agit de créer une dynamique citoyenne mettant la population au cœur des actions pour conquérir les libertés fondamentales et la démocratie, soubassement indispensable à l’édification de la justice sociale et du progrès économique. Ces actions seront multiformes et tiendront compte de l’évolution de la situation politique au Togo. Entre autres, la plate forme pourra envisager :

– Mettre en place un réseau de citoyens actifs pour déjouer le hold-up électoral en perspective en les formant à l’identification et à la mise en échec des mécanismes de fraudes massives élaborées par le régime ;
– Aider à la mise en place de comités de vigilance contre les violations massives de droits de l’homme ;
– Appuyer et soutenir la formation des déléguées auprès des commissions administratives locales.
– Collecter, vérifier et publier les résultats du scrutin sur la base des procès verbaux des différents bureaux de vote.

Les organisations signataires de la présente plateforme décident de mettre en commun leurs efforts matériels, humains et financiers pour la réalisation des ces actions.

Fait à Bruxelles le 05 mars 2005

Pour la plate forme « ENSEMBLE POUR LE TOGO »
La coordination